Peres qualifie de « grave » une éventuelle fourniture de missiles russes en Syrie

Publié le par Adriana Evangelizt



Peres qualifie de « grave » une éventuelle fourniture de missiles russes en Syrie


Moscou prêt à vendre de nouveaux types d’armement « à caractère défensif » à Damas


Le président syrien Bachar el-Assad a soutenu fermement l’opération militaire russe en Géorgie au cours d’entretiens hier avec son homologue russe, Dmitri Medvedev, qui ont aussi porté sur la vente de nouveaux types d’armement russe à Damas.

«Je voudrais exprimer mon soutien à la Russie » dans le contexte de la situation en Abkhazie et en Ossétie du Sud (deux territoires séparatistes georgiens), a déclaré M. Assad à Sotchi, dans le sud de la
Russie, où il avait été invité par M. Medvedev. Le numéro un syrien a estimé que « la réaction militaire (russe) était une réponse à la provocation géorgienne ». Et d’ajouter : « Nous apprécions le courage de la Russie, qui a accepté les initiatives internationales et a décidé de retirer ses troupes de la zone du conflit » en Géorgie. M. Medvedev l’a remercié pour son soutien face à « l’agression géorgienne » et a mis l’accent sur les liens privilégiés qu’entretiennent Moscou et Damas depuis l’époque soviétique. « Nos relations sont traditionnellement un facteur-clé dans les problèmes internationaux les plus compliqués », a-t-il affirmé à l’issue d’entretiens à la datcha au bord de la mer Noire. Il n’y a pas eu de conférence de presse et les propos des deux hommes ont été rapportés par les agences de presse russes.

Le président syrien est le deuxième dirigeant étranger à se ranger au côté de la Russie face à la Géorgie, après le soutien apporté à Moscou par le président bélarusse, Alexandre Loukachenko, tandis que le président vénézuélien, Hugo Chavez, a attribué la responsabilité du conflit à Washington. La Russie a été vertement critiquée par l’Occident, notamment par les États-Unis, pour son opération militaire massive après l’offensive armée de la Géorgie pour tenter de reprendre par la force son territoire séparatiste pro-russe d’Ossétie du Sud. Damas confirme ainsi son soutien sans faille à la Russie face à la « poursuite de la politique américaine du temps de la guerre froide », comme l’a déclaré M. Assad dans un entretien publié avant sa visite en Russie.

Il a aussi été question de vente d’armes russes dans le cadre de cette « visite de travail » du président syrien. « Nous sommes prêts à examiner la demande syrienne à propos de l’achat de nouveaux types d’armement », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, estimant que la position de la Russie était « claire » à ce sujet. « Nous serons prêts à vendre à la Syrie des armes qui ont avant tout un caractère défensif et ne violent aucunement l’équilibre stratégique des forces dans la région », a-t-il ajouté, sans préciser les types d’armement en question. Irritée par des survols fréquents d’avions militaires israéliens, la Syrie voudrait acquérir en premier lieu des missiles modernes de défense antiaérienne. Les médias russes avaient par ailleurs rapporté hier que Moscou envisage de réactiver une base navale soviétique dans la ville portuaire syrienne de Tartous. Cette information a cependant été démentie par les autorités russes.

Des responsables israéliens se sont dit hier inquiets d’une possible vente d’armes par la Russie à la Syrie, un des pays voisins avec lequel l’État hébreu est formellement en état de guerre. « La Russie a ses propres intérêts dans la région et personne ne veut déstabiliser la région. Compte tenu de cela, je crois qu’il est dans l’intérêt commun de la Russie, d’Israël et des chefs pragmatiques des États de la région de ne pas installer cette catégorie de missiles de longue portée en Syrie », a déclaré la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni lors d’une conférence de presse à Jérusalem. « Nous savons quels sont les liens entre l’Iran et la Syrie, et nous savons quels sont les liens entre la Syrie, le Hezbollah, le Hamas et autres organisations terroristes », a-t-elle ajouté. De son côté, le président israélien Shimon Peres a qualifié de « grave » une éventuelle fourniture de missiles russes en Syrie. De telles armes « mettraient en danger la paix dans le monde et pas seulement au Proche-Orient. Et j’espère que les responsables du monde entier comprendront l’ampleur du danger et agiront en conséquence », a déclaré M. Peres à Dimona, une ville du sud d’Israël où il a choisi de fêter son 85e anniversaire.

De son côté, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a affirmé hier que son pays suivait de près les implications de la visite du président syrien en Russie.


Sources
Lorient le Jour

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans ISRAEL SYRIE LYBIE

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