L'enquête sur les attentats se poursuit...
et la manipulation aussi, avons-nous envie de dire. Car au départ, il s'agissait de bombes commandées à distance et voilà que maintenant, l'information prend une autre tournure. Quelqu'un a dit -sous le couvert de l'anonymat bien entendu- qu'au moins deux kamikases étaient impliquées dans les attaques... alors bien sûr l'anonyme, on s'en doute, n'est là que pour donner une fausse information. On veut donner à l'affaire un certain sens. Et comme par hasard, peu de temps après, on retrouve deux têtes et des membres dans la Mer Rouge et l'on suppute que c'est aux kamikases. Imaginez un peu la ballade des tronches... sous l'impact, elles ont atteri dans la Mer Rouge en même temps et au même endroit. C'est pas un exploit, ça ? Il serait intéressant de savoir à combien de mètres de la Mer Rouge se situe l'hôtel «El-Masharbia». A vol d'oiseau. Car même s'il se trouve au bord de la rive, il est très curieux que les deux têtes aient pris la même direction et soient tombées au même endroit. Pour nous, les vrais auteurs de l'attentat auront fait exploser ailleurs les pseudos kamikases malgré eux et on aura balancé les restes dans la Mer Rouge. L'autre détail qui nous fait tilt c'est aussi la carte d'identité que l'on a retrouvée au milieu des décombres. Là aussi c'est signé. Pour le 11 septembre, on n'a pas été foutu de retrouver un seul bout d'avion ni de kamikase mais il y avait une carte d'identité qui attendait là d'être cueilli. Idem pour les attentats de Londres. Tout explose sauf ces impressionnantes cartes d'identité dont aucune bombe ne vient à bout. Il faudrait voir de changer un peu de tactique de manipulation car là, franchement, ça devient un peu éculé...
L'enquête sur les attentats de Dahab se poursuit: 30 Egyptiens arrêtés
Trente suspects égyptiens ont été arrêtés depuis le triple attentat sanglant de la station balnéaire de Dahab, le troisième en 18 mois à frapper le Sinaï, ont indiqué mercredi des sources de sécurité.
Par ailleurs, deux attentats suicide ont été perpétrés mercredi dans le nord du Sinaï, dont l'un au passage de membres de la Force multinationale et Observateurs (FMO), sans faire de victimes.
Le quotidien gouvernemental Al-Ahram, citant ces sources, a confirmé que les attaques avaient été perpétrées par des kamikazes, une thèse rejetée dans un premier temps par les autorités, qui ont fait état de bombes actionnées à distance. Selon le journal, les charges explosives étaient cachées dans des sacs en cuir.
Un responsable de la sécurité avait indiqué, sous le couvert de l'anonymat, qu'au moins deux kamikazes étaient impliqués dans les attaques, lancées au moment où la station balnéaire du sud-est du Sinaï accueillait de nombreux touristes.
Douze Egyptiens et six étrangers, dont un enfant allemand, ont été tués dans les attaques, alors que des dizaines de personnes ont été blessées. Mercredi, les équipes médicales tentaient encore d'identifier des morceaux humains, avertissant que ce bilan restait provisoire.
Les enquêteurs ont repêché dans la mer Rouge deux têtes et des membres qui pourraient appartenir aux kamikazes, a précisé Al-Ahram.
Des tests d'ADN sont également menés pour vérifier si des morceaux de corps appartiennent au titulaire d'une carte d'identité retrouvée sur les lieux de l'attentat, au nom de Eid Atta Souleiman, un bédouin du nord de la péninsule.
Des sources de sécurité ont en outre confirmé qu'il pourrait exister un lien entre ces attaques et celles de Taba (34 morts en octobre 2004) et Charm el-Cheikh (près de 70 morts en juillet 2005), imputées par la justice à un groupe islamiste, Al-Tawhid wal Jihad.
Trente suspects, en majorité des bédouins du nord du Sinaï, ont été arrêtés depuis lundi soir dans le cadre de l'enquête.
Trois des suspects sont des informaticiens qui sont arrivés à Dahab dimanche et ont quitté la ville moins d'une heure après l'attentat, avait indiqué mardi une source de sécurité dans le Sinaï.
"Moumen Farouk Mohammad, Ali Karim Achraf Abdallah et Majed Ali Mahmoud sont arrivés à Dahab à bord d'une voiture portant un numéro d'immatriculation différent de celui du véhicule qu'ils conduisaient en sortant de la ville", a-t-elle ajouté.
Ils ont été arrêtés sur le chemin du retour, à un barrage des forces de l'ordre dans le centre de la péninsule du Sinaï, portant de faux papiers d'identification. L'un d'eux était blessé au nez, selon cette source.
Le président Hosni Moubarak, qui a rendu visite à des victimes hospitalisées à Charm el-Cheikh, au sud de Dahab, a promis de pourchasser les responsables des attaques, qui n'ont toujours pas été revendiquées.
Les attentats ont été perpétrés à la veille de l'anniversaire du retrait d'Israël du Sinaï, en avril 1982, et au lendemain de la diffusion d'un enregistrement audio attribué au chef du réseau terroriste Al-Qaïda, Oussama ben Laden, dans lequel il fustige la "guerre des croisés contre les musulmans".
Mais des analystes ont écarté tout lien entre Ben Laden et les attaques de Dahab, condamnées avec force par la communauté internationale.
Mercredi, la station balnéaire tentait de se remettre du choc. La plupart des boutiques diffusaient le Coran à plein volume, alors que les restaurants et les cafés offraient de la nourriture gratuitement aux touristes, pour attirer la clientèle.
Des stars égyptiennes devaient aussi visiter la ville dans la journée, pour remonter le moral des visiteurs et des habitants.
Sources : JEUNE AFRIQUE
Posté par Adriana Evangelizt