Les conditions de travail des ouvriers palestiniens

Publié le par Adriana Evangelizt

Alors non seulement ils les colonisent, les massacrent, les ostracisent mais en plus, les palestiniens qui travaillent pour eux sont exploités un maximum... 60 shekels par jour soit 10,50 euros. Combien gagne un israélien ? La Palestine pourrait sans aucun doute faire partie de l'Union Européenne tout comme les derniers pays "démocratisés" de l'Est qui ont à peu près le même salaire...

Zone industrielle en Cisjordanie : les ouvriers qualifient la zone de "tombe chimique"

Par Palestine News Network

En dépit de la répression quotidienne, Abu Fathi, 45 ans, va travailler dans la zone industrielle proche d’une colonie israélienne dans la province de Salfit.
Parmi les milliers de Palestiniens qui y travaillent, l’un d’entre eux parle de "tombe chimique", et d’autres organisations disent que les oliviers des environs portent des brûlures chimiques. Abu Fathi a déclaré à PNN lundi dernier, Journée internationale des travailleurs, qu’il n’a pas arrêté de travailler malgré les fermetures et les difficultés des quatre dernières années.

Sa famille continue à vivre à Naplouse et lui à aller travailler à Salfit, ce qui représenterait un trajet assez court s’il n’y avait pas les attentes aux check-points israéliens. Il ne revient chez lui que le week-end.

Il a raconté à PNN que des centaines d’ouvriers vivent dans les mêmes conditions dans le nord de la Cisjordanie, restant près de leur lieu de résidence parce qu’il est trop difficile d’arriver tôt chaque jour à cause des barrières israéliennes.

La zone industrielle, qui regroupe des dizaines d’usines de production de nourriture, plastiques, bois, électricité, fer et épices, a dans le temps employé des milliers de Palestiniens comme main d’œuvre bon marché, avant que les Israéliens ne les remplacent par des travailleurs russes ou thaïlandais.

Abu Fathi dit qu’il voit les ouvriers palestiniens souffrir depuis le début de leur trajet, arrivant à la grille de la zone industrielle où les gardes commencent à les fouiller et à inspecter leurs affaires, et même prenant des photos et leurs empreintes digitales. Des patrouilles militaires israéliennes les transfèrent ensuite vers leurs usines spécifiques.

Il dit qu’une pléthore de restrictions frappent les travailleurs venant de la région de Naplouse, ce qui fait que beaucoup d’entre eux restent dans le district de Salfit.

C’est la même histoire pour beaucoup d’entre eux, y compris Mohammad Salman, qui a travaillé pendant dix jours dans la zone industrielle.

Il a raconté à PNN que les Palestiniens travaillent dix heures par jour dans une usine de bois, sans aucun respect de normes de sécurité et de santé.

Salman a aussi révélé qu’en cas d’accident du travail, les Israéliens ne donnent pas les noms des travailleurs, pour que l’usine ne soit pas tenue pour responsable des blessures.

L’Office national pour la défense de la terre et la résistance à la colonisation affirme qu’il ne peut réduire le danger de la colonie qui a été imposée à la province de Salfit.

C’est la zone industrielle la plus importante de la région et elle produit des matériaux dangereux, y compris du pétrole, du plomb et des armes, sans aucune mesure de sécurité correcte.

La terre est saturée de gaz toxiques et des odeurs nauséabondes se répandent dans l’air et l’eau. Les substances sont tellement toxiques que plusieurs oliviers portent des brûlures chimiques.

L’Office pour la défense de la terre fait également état d’une usine de pierre, dont les poussières tombent sur les terres agricoles et les arbres, et sont la cause de la destruction de dunums de récoltes par blocage des pores.

Un des ouvriers de Naplouse, qui a souhaité resté anonyme, dit :
"J’ai travaillé pendant deux ans pour un salaire mensuel de 2.000 shekels (ndt : 354 €), avec une prime de trajet de 400 shekels (71 €).
Le nombre d’ouvriers palestiniens dans les usines de machines à coudre et les carrières est d’environ 4.000. Je considère la zone entière comme une tombe chimique. Les dommages causés aux terres agricoles, au sol, à l’eau et au peuple palestinien sont incommensurables."

Le Syndicat des ouvriers palestiniens rapporte qu’au moins 13.000 ouvriers travaillent à l’intérieur des usines, et qu’environ 3.000 sont maintenant au chômage à cause des fermetures des routes et du défaut de permis de circulation, même pour une courte distance à l’intérieur de la Cisjordanie.

Le Syndicat rapporte également que le salaire moyen par jour est de 60 shekels, ce qui équivaut approximativement à 13,36 US$ (10,50 €).

Sources : ISM

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LA COLONISATION

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