Israël redoute une attaque du Hezbollah mais le Liban écarte cette possibilité
Israël redoute une attaque du Hezbollah mais le Liban écarte cette possibilité
Israël redoute une attaque du Hezbollah, pour la première commémoration de l’assassinat de Imad Moghnié, en février 2008, mais le Liban exclut une réaction militaire du parti de Dieu aux massacres de Gaza.
Le chef des Renseignements militaires israéliens, le général Amos Yadlin, a mis en garde contre une attaque du Hezbollah à la frontière israélo-libanaise, a indiqué le quotidien israélien Haaretz.
Selon Yadlin, le parti de Dieu pourrait prendre prétexte de l’offensive militaire israélienne déclenchée le 27 décembre contre le Hamas dans la bande de Gaza pour ouvrir « un second front ». S’exprimant durant une réunion du cabinet israélien, dimanche, le général Yadlin a écarté la possibilité d’une provocation directe du Hezbollah ou même d’une attaque importante, affirmant que « le coup porté (au parti de Dieu) en 2006 l’en empêche ». Il a estimé que le Hezbollah pourrait lancer une attaque « limitée contre le nord d’Israël, « par le biais d’un groupe palestinien terroriste ». Selon lui, celle-ci pourrait se produire le 14 février, date de l’assassinat du cadre hezbollahi Imad Moghnié, l’année dernière à Damas.
Selon une source du gouvernement israélien, cité par le Haaretz, l’armée israélienne est en état d’alerte maximale à sa frontière nord. Des dizaines de milliers de réservistes ont été mobilisés et ces effectifs pourraient en partie être affectés à la défense de la frontière nord du pays en cas d’attaque du Hezbollah, selon la même source.
« Nous avons les yeux tournés vers le nord (d’Israël) et sommes prêts à tout développement », a déclaré pour sa part, devant la commission parlementaire israélienne des Affaires étrangères et de la Défense, le ministre de la Défense Ehud Barak, dont les propos ont été diffusés en direct sur la radio publique israélienne.
Mais au Liban, le ton est totalement différent. Non seulement le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, avait affirmé il y a quelques jours, dans un discours au premier jour de la Achoura, que son parti « n’envisage d’attaquer personne », mais le ministre de l’Information, Tarek Mitri, a assuré que le Hezbollah ne veut pas d’une nouvelle guerre avec Israël.
« Le Liban ne souhaite pas être entraîné dans ce conflit (dans la bande de Gaza) (...) et nous n’avons reçu aucun signe du Hezbollah indiquant qu’il risquait d’engager le pays dans cette guerre », a-t-il affirmé lors d’une rencontre avec des journalistes.
Selon lui, le gouvernement a déjà « souligné l’importance de l’union entre Libanais et de la stabilité » dans le pays. « Le Hezbollah adhère à cette position. Nous n’avons pas entendu le ministre du Hezbollah (Mohammad Fneich) dire le contraire », a-t-il poursuivi.
« Je ne pense pas que la population dans le sud du pays veuille d’un nouveau conflit. Il y a un consensus sur le fait que le Liban n’a aucun intérêt à vivre une nouvelle guerre dans le Sud », a insisté M. Mitri.
Il a toutefois mis en garde contre la possibilité d’une escalade en cas de prolongement du conflit qui ferait davantage de victimes parmi les habitants de la bande de Gaza.
« Plus la communauté internationale tarde à agir, plus la colère montera et les esprits se radicaliseront, ce qui entraînera davantage de violence », a-t-il prévenu. « Je ne sais pas si cela va amener le Hezbollah à réagir », a-t-il précisé.
De son côté, le député Marwan Hamadé a aussi exclu, dans une interview à la Voix du Liban, une escalade au Liban-Sud, affirmant que « la sagesse dont ont fait part les forces officielles et populaires au Liban montre que le pays ne sera pas entraîné sur la voie d’une nouvelle confrontation ». Il a affirmé que le Hezbollah et l’émissaire iranien venu au Liban sont hostiles à l’ouverture d’un nouveau front dans la partie sud du pays ainsi qu’à une atteinte à la résolution 1701 du Conseil de sécurité ».
Sources Lorient Le Jour
Posté par Adriana Evangelizt