Chirac complaisant face à Olmert

Publié le par Adriana Evangelizt

Qu'on se le dise, Jacques Chirac ne représente pas les Français sur ce coup-là, loin s'en faut. Nos chefs d'états sont coincés. S'ils osent la moindre critique envers Israël, ils ont peur des représailles, des remontrances de Cukierman et l'on en passe et des meilleures. Nos chefs d'Etats sont pris en otage par les organisations sionistes et leur représentant. Les services secrets israéliens sont forcément sur notre sol et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il est temps que l'Humanité reprennent les rênes qu'on lui a volé. Ca urge !

Jacques Chirac complaisant face à Ehoud Olmert

par Pierre Barbancey

Le président français s’est contenté de déclarations générales hier face au premier ministre israélien, sans proposer un retour à de vraies négociations de paix.

Dans de nombreux foyers palestiniens, on trouve encore une photo de presse, un peu jaunie il est vrai, où l’on voit Jacques Chirac « s’accrocher » à Jérusalem-Est avec la sécurité israélienne qui tentait de l’empêcher de discuter avec des Palestiniens. Bien de l’eau a coulé sous les ponts depuis. Et même si l’hommage officiel rendu par la France à la dépouille de Yasser Arafat est encore dans toutes les têtes, c’est peu dire que la politique proche-orientale de la France a subi une inflexion certaine. On avait pu s’en rendre compte immédiatement après l’occupation de l’Irak par les États-Unis et la Grande-Bretagne. Quelques mois plus tard, une résolution concoctée par les Français et les Américains, votée par l’ONU, enjoignant la Syrie de quitter le Liban, venait officialiser le retour de Paris dans la gentry internationale. En recevant, hier, le premier ministre israélien Ehud Olmert, Jacques Chirac n’a fait que confirmer ce virage.

aucune mesure concrète annoncée

Au lendemain de deux massacres de civils dans la bande de Gaza perpétrés par Israël, le chef de l’État n’a, officiellement, eu aucun mot vis-à-vis de son interlocuteur. Les dépêches d’agences peuvent bien dire que le président français s’est démarqué du plan d’Ehud Olmert en Cisjordanie, il n’a en réalité souligné que la nécessité d’une « reprise des négociations » israélo-palestiniennes. L’objectif de deux États vivant en paix et côte à côte « suppose une reprise des négociations entre Israël et l’Autorité palestinienne », a indiqué Jacques Chirac, qui s’est dit prêt à apporter l’aide de la France et de l’Union européenne, sans proposer un quelconque mécanisme pour cela.

Nicolas Sarkozy pas en reste

C’est d’autant plus dommageable qu’il y a quelques semaines, en recevant le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, il s’était voulu le garant d’une reprise des aides européennes aux Palestiniens, alors que rien n’indique que des pas sont faits dans cette direction. Pis, le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, s’est rendu récemment en Israël sans faire un détour par les territoires palestiniens : une attitude nouvelle qui n’a pas manqué de réjouir Tel-Aviv.

Ce qui s’ajoute aux déclarations du ministre français de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy qui, il n’y a pas si longtemps, se félicitait de l’intervention militaire à Suez en 1956, où les troupes françaises étaient aux côtés des soldats israéliens, ajoutant, pour faire bonne mesure, que cette collaboration se poursuit, « via les services de renseignements », comme le rappelle Alain Gresh dans la dernière édition du Monde diplomatique. Les déclarations de plusieurs députés français de la majorité semblent d’ailleurs indiquer que les changements d’orientation de la diplomatie française sont avérés. À moins de deux semaines d’une séance prévue sur les questions proche-orientales à l’Assemblée nationale, le débat pourrait être houleux.

Pas étonnant dans ces conditions qu’Ehud Olmert soit arrivé à Paris tout sourire. Il savait que ses interlocuteurs français ne lui feraient pas le moindre reproche sur les massacres de ces derniers jours. En toute confiance, il a ainsi pu se montrer disposé à faire « tous les efforts » pour favoriser une reprise des négociations avec l’Autorité palestinienne. Mais, a-t-il ajouté, ce dialogue ne peut reprendre que « sur la base de trois conditions : l’arrêt du terrorisme, le respect de tous les accords conclus entre l’Autorité palestinienne et Israël et la reconnaissance d’Israël ». Pour ne pas gêner ses hôtes, Olmert s’est abstenu d’évoquer son plan visant à fixer unilatéralement les frontières d’Israël en Cisjordanie. Même si la France a déjà exprimé à plusieurs reprises ses réserves sur ce plan, en soulignant que seules des négociations pouvaient permettre de mettre fin au conflit israélo-palestinien, aucune pression n’a été exercée en ce sens.

Assaut d’amabilités

Jacques Chirac et Ehud Olmert ont au contraire fait assaut d’amabilités, en assurant que l’embellie des relations franco-israéliennes qui s’était manifestée avec la visite en juillet 2005 d’Ariel Sharon allait se poursuivre. « Les dernières élections en Israël ont fait clairement apparaître la volonté des Israéliens de paix et de sécurité, et on les comprend parce que, véritablement, ces violences entre Israël et les Palestiniens ont duré trop longtemps », a déclaré le chef de l’État, en jugeant « essentiel » d’instaurer dans la région « une paix qui suppose deux États vivant côte à côte et en sécurité ». Quant au premier ministre israélien, qui devait rencontrer Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy et François Hollande, il a rendu hommage à l’action du président français contre l’antisémitisme et à son expérience internationale pour lui donner des « conseils éclairés » (sic). Il a tenu à ajouter que « la chose la plus importante sur notre agenda est la nécessité d’avancer de façon à conduire à une reprise des négociations entre nous et l’Autorité palestinienne ». Ce que démentent les raids militaires israéliens dans les territoires palestiniens.

Sources : L'Humanité

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans LA FRANCE COMPLICE

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