Israël frappe le bureau d'Haniyeh
La politique du pire continue. Pas un geste d'apaisement ne sera fait pour épargner la vie du soldat Shalit. Parce que de la vie des gens, les machiavéliques sionistes s'en foutent. Ils préfèrent la terre. Ils oublient que la terre n'appartient à personne de particulier. Et la pitoyable communauté internationale continue de courber l'échine devant la force et le chantage. Voilà notre monde. Aucun sens de l'honneur, aucun sens des valeurs. On laisse martyriser un Peuple par lâcheté.
Israël frappe le bureau d'Haniyeh
Israël a frappé dimanche le bureau du Premier ministre palestinien du Hamas Ismaïl Haniyeh à Gaza, marquant une nouvelle escalade dans son offensive pour libérer un soldat enlevé une semaine plus tôt.
Selon des témoins et une source de sécurité, un appareil israélien a tiré au moins un missile contre le bureau d'Ismaïl Haniyeh, qui n'était pas présent. Un incendie s'est déclaré mais a été rapidement circonscrit.
Arrivé peu après sur les lieux, Ismaïl Haniyeh a qualifié le raid d'"atteinte contre un symbole palestinien".
"Nous demandons à la communauté internationale et à la Ligue arabe de prendre leurs responsabilités envers notre peuple et d'intervenir pour stopper cette agression", a-t-il dit, qualifiant l'offensive israélienne de "politique insensée".
Une porte-parole de l'armée israélienne a confirmé le raid.
"Il y a eu une attaque aérienne sur le bureau d'Ismaïl Haniyeh (...) l'armée israélienne tient l'Autorité palestinienne et le Hamas responsables pour (...) (l'enlèvement) du soldat et pour son sort", a-t-elle déclaré.
"L'armée israélienne continuera à utiliser tous les moyens à sa disposition contre les infrastructures terroristes palestiniennes dans la bande de Gaza pour permettre le retour inconditionnel" du soldat, a-t-elle ajouté.
Dans un deuxième raid aérien, sur le camp de réfugiés de Jabaliya, dans le nord de Gaza, un militant de la branche armée du Hamas a été tué et un autre blessé, selon une source médicale. Ce raid visait un bâtiment abritant une force spéciale du gouvernement récemment créée, ainsi que le bureau d'un député du Hamas.
La porte-parole de l'armée a fait état de deux raids sur Jabaliya, disant que se trouvaient dans le camp, au moment de l'attaque, des "terroristes (...) planifiant des attaques (...) contre Israël".
Une source de sécurité palestinienne a fait par ailleurs état d'un raid contre une école du Hamas dans le nord de Gaza, information démentie par l'armée israélienne.
Israël avait menacé à plusieurs reprises ces derniers jours de s'en prendre à des responsables du Hamas, et notamment à M. Haniyeh, tenus responsables dans l'enlèvement du caporal israélien Gilad Shalit le 25 juin par des activistes palestiniens.
L'armée israélienne avait mené un raid dans la nuit de jeudi à vendredi contre le ministère de l'Intérieur palestinien à Gaza, sans faire de victimes mais causant d'importants dommages.
Un haut responsable à la présidence palestinienne avait déclaré samedi que la "vie" de Ismaïl Haniyeh était "en danger" si le soldat israélien n'était pas libéré.
"Nous considérons que les menaces contre Ismaïl Haniyeh sont sérieuses" avait pour sa part déclaré le député du Fatah Mohammed Dahlane.
Le Premier ministre Ehud Olmert avait récemment déclaré qu'Israël "atteindra" tous ceux impliqués dans l'enlèvement et la détention du soldat.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'armée israélienne a arrêté 64 ministres, députés, maires et autres responsables du Hamas en Cisjordanie.
Trois groupes armés palestiniens ont revendiqué l'enlèvement du soldat, les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, les Comités de la résistance populaire et l'Armée de l'islam, un groupe jusque-là inconnu.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a assuré samedi que les efforts se poursuivaient pour obtenir, par la négociation, la libération du soldat.
Les contacts "n'ont pas débouché sur une impasse et les efforts continuent pour arriver à une solution acceptable pour toutes les parties", a-t-il affirmé à Gaza.
De hauts responsables palestiniens ont toutefois indiqué que les négociations étaient "bloquées".
"Israël ne veut libérer aucun prisonnier et les groupes responsables de la capture du soldat maintiennent leurs revendications", a dit un haut responsable palestinien impliqué dans les négociations.
Un haut responsable du mouvement Fatah de M. Abbas a précisé quant à lui que l'Egypte, qui joue un rôle de médiateur, avait proposé aux ravisseurs de libérer le soldat en échange d'un "engagement israélien-- assorti d'une garantie égyptienne-- de relâcher d'ici la fin de l'année toutes les prisonnières et mineurs détenus".
Les groupes armés ont exigé dans un communiqué la libération de "1.000 prisonniers, palestiniens, arabes, musulmans et de toutes les nationalités" sans s'engager à libérer en échange le caporal.
Israël a une nouvelle fois refusé tout échange contre Gilad Shalit, blessé par trois coups de feu et soigné par la suite par un médecin, selon Ziad Abou Ein, vice-ministre en charge des prisonniers.
"Ehud Olmert a été clair sur ce point, il n'y aura pas de négociations avec les ravisseurs", a déclaré Mark Regev, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.
L'aviation israélienne a multiplié les raids ces derniers jours, causant de graves dommages aux infrastructures notamment au réseau électrique, augmentant le risque de pénurie.
Les forces terrestres n'ont opéré qu'une incursion limitée dans le sud de la bande de Gaza. Les troupes et des blindés israéliens massés face au secteur nord de la bande de Gaza n'ont pas bougé, pour donner le temps à la médiation égyptienne.
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt