Le pauvre Liban demande un cessez-le-feu immédiat
Croyez bien que le sang du Liban ajouté à celui de la Palestine, de l'Irak et de l'Afghanistan va longtemps rester collé sur les mains d'Olmert, de Bush et de leurs cliques. Le sioniste Olmert peut citer des passages du prophète Jérémie. Il peut. La derière nouvelle étant qu'ils bombardent même les bâtiments de l'ONU, c'est vous dire le respect qu'ils ont de l'institution infiltrée par tous les sionistes de tous les pays de toute façon et à leur botte. La destruction et les massacres continuent, plus de 300 morts et de mille blessés, des dizaines de milliers de gens errant dans le pays sous des pilonnages intensifs et 81 pour cent des israéliens approuvent ce massacre, c'est vous dire la mentalité pour certains et l'ignorance pour d'autres car ils croient ce qu'on leur dit, ce qui fait que l'on est loin du compte de la vérité. Le pauvre Fouad Siniora a donc tenu un discours devant tous les ambassadeurs où il a dit ce qu'il pensait. Où sont les amis du Liban ? Une honte. On comprend mieux pourquoi aujourd'hui, les dirigeants d'Israël ont tant insisté avec Bush pour débarrasser le pays de la Syrie. Il fallait que le champ soit libre pour que les criminels commettent leurs basses oeuvres. Ils ne sont bons qu'à ça. Faire des coups en douce, déstabiliser les pays qu'ils ont dans le collimateur, s'immiscer partout, et accuser les autres pour perpétrer leurs méfaits. Il est écrit quelque part que le Liban est la goutte de sang qui fait déborder le vase. Et ce n'est pas le prophète Jérémie qui nous le dit...
Le Liban demande un cessez-le-feu immédiat
par Henri Mamarbachi
Le premier ministre libanais Fouad Siniora a exprimé son amertume mercredi face à l'attitude passive de la communauté internationale, à qui il a réclamé une aide humanitaire urgente en faveur de la population de son pays «réduit en miettes».
«J'ai convoqué le corps diplomatique aujourd'hui pour lancer à la communauté internationale un appel en faveur d'un cessez-le-feu humanitaire pour mon pays ravagé par la guerre», a-t-il déclaré dans une allocution devant les ambassadeurs des pays occidentaux et arabes convoqués au grand Sérail, siège du gouvernement.
M. Siniora a dressé un bilan effrayant de sept jours de bombardements israéliens: 300 morts et plus de 1000 blessés jusqu'à présent, un demi-million de personnes déplacées, hôpitaux paralysés, pénuries de nourriture et de médicaments, usines détruites, étrangers évacués, casernes de l'armée bombardées et bâtiments de l'ONU touchés.
«Alors que je m'adresse à vous, le massacre quotidien se poursuit. Le pays a été réduit en miettes», a-t-il lancé dans un discours enflammé prononcé en anglais.
«Est-ce que la valeur de la vie humaine au Liban est moindre que celle des citoyens d'autres pays ? Et la communauté internationale peut-elle rester les bras croisés alors qu'est récompensé un État d'Israël insensible pour ce qu'il nous inflige ?», a-t-il lancé.
Le premier ministre libanais a encore demandé aux dirigeants du monde s'ils acceptaient que «des civils innocents, des églises, des mosquées, des orphelins escortés par la Croix-Rouge, et des gens qui cherchent un refuge ou qui fuient leurs villages, soient les victimes de cette horrible guerre».
«Est-ce cela que la communauté internationale appelle l'autodéfense, est-ce le prix que nous devons payer pour la construction de nos institutions démocratiques ?» s'est-il interrogé.
M. Siniora faisait allusion au feu vert international à la poursuite de l'offensive israélienne, faute d'un accord au Conseil de sécurité de l'ONU pour une cessez-le-feu en raison des divergences entre les grandes puissances, et du soutien américain à son allié israélien.
La Maison-Blanche a continué mercredi à exprimer son soutien à l'État hébreu alors que l'offensive militaire israélienne contre le Liban entre dans sa deuxième semaine, après la capture de deux de ses soldats par le Hezbollah.
M. Siniora a indirectement critiqué les États-Unis qui s'étaient posés comme un des principaux défenseurs d'un Liban indépendant, libre et démocratique après le départ des forces syriennes du pays du Cèdre il y a un peu plus d'un an.
Ce soutien semble avoir fait long feu, a-t-il laissé entendre en lançant: «Il y a un an seulement, les Libanais remplissaient les rues en criant «Le Liban mérite de vivre» Quelle vie nous offre-t-on aujourd'hui ? Je vais vous dire laquelle: une vie de destruction, de désespoir et de mort».
S'interrogeant sur le soutien de la communauté internationale, et notamment des puissances occidentales au gouvernement libanais, il a asséné: «laissez-moi vous dire qu'aucun gouvernement ne peut survivre sur les ruines d'une nation».
S'adressant enfin à Israël, il a promis que son gouvernement n'«épargnera aucun effort pour faire payer (à) Israël des compensations pour les destructions barbares qu'il nous inflige».
«Nous Libanais, voulons vivre, nous refusons de mourir, nous avons de tout temps survécu aux guerres», a-t-il conclu souhaitant que la communauté internationale «ne laissera pas tomber» le Liban.
Face à la poursuite de l'offensive israélienne, M. Siniora multiplie les appels aux pays dits «amis» du Liban.
Dans une interview à paraître jeudi dans le quotidien français Le Figaro, il a remercié le président français Jacques Chirac d'avoir proposé la création de «corridors humanitaires au Liban».
Sources : Cyberpresse
Posté par Adriana Evangelizt