Israël en accusation après la mort des observateurs de l'ONU
Et bien évidemment Olmert malgré le carnage dit que "Il est inconcevable que l'erreur qui a été faite soit qualifiée par l'Onu d'un acte qui semble délibéré" comme si le cas ne s'était pas déjà produit... notamment en 1996, pendant la campagne israélienne "Raisins de la colère" au Liban, un avion israélien avait bombardé un complexe de la FINUL à Kana, un village du sud du Liban, tuant 106 civils qui s'y abritaient. Mais chaque fois que les sionistes perpètrent des exactions soit c'est faux, soit c'est un regrettable accident. On connait la musique.
Israël en accusation après la mort d'observateurs de l'ONU
La mort de quatre observateurs de l'ONU dans un raid israélien au Liban sud a provoqué mercredi une série de condamnations d'Israël déjà très attaqué pour les victimes civiles de sa guerre contre le Hezbollah.
Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a déclaré que le bombardement israélien "visait apparemment délibérément" une position de l'Onu.
"Je suis choqué et profondément bouleversé", a-t-il dit en réaction au raid intervenu à la veille d'une réunion internationale sur le Liban à Rome, où le sort des civils qui forment la majorité des victimes du conflit devait être évoqué.
Les participants à la conférence ont d'ailleurs observé une minute de silence à la mémoire des quatre observateurs de l'Onu. La Chine, qui a perdu un homme dans l'incident, a de son coté "fermement condamné" le raid israélien et a convoqué l'ambassadeur d'Israël à Pékin pour demander "des excuses".
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a exprimé mercredi ses "profonds regrets" mais a aussi regretté que l'Onu l'ait qualifié d'acte délibéré. "Le Premier ministre a affirmé qu'il ordonnerait à l'armée d'ouvrir une enquête complète sur les évènements dont il partagera les résultats avec le secrétaire général de l'Onu", selon un communiqué officiel. M. Olmert a exprimé ses "réserves" sur les déclarations de M. Annan. "Il est inconcevable que l'erreur qui a été faite soit qualifiée par l'Onu d'un acte qui semble délibéré", a dit M. Olmert.
Les Etats-Unis, fidèle allié d'Israël, ont regretté la mort des observateurs des Nations unies et ont dit chercher des éclaircissements sur l'incident. Mais un haut responsable a souligné que Washington "éprouvait le besoin de rappeler que cette crise a été déclenchée par une attaque gratuite du Hezbollah contre Israël. Le Hezbollah continue ses frappes aveugles contre des cibles civiles en Israël", a-t-il ajouté. Londres, également proche de Tel Aviv et Washington, a qualifié de "profondément regrettable" la mort des quatre observateurs.
Cette position est très en retrait de celle de l'Union européenne qui a fait part de son choc et a demandé à Israël d'ouvrir une enquête. La présidence finlandaise de l'UE indique avoir appris avec un "choc profond" la mort des quatre observateurs. "Les attaques contre le personnel de l'ONU sont inacceptables", souligne-t-elle.
De nombreux pays ont également réagi séparémment.
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Fawzi Salloukh, a condamné "l'agression barbare et préméditée d'Israël". Cette agression "montre une nouvelle fois qu'Israël ne fait pas de distinction entre une femme, un enfant, un hôpital ou un centre de l'Onu dont la mission est d'assurer la sécurité et la paix, violées par l'Etat hébreu", a-t-il dit.
Le président français Jacques Chirac a condamné le bombardement.
"C'est la force de paix de la communauté internationale qui est atteinte. On ne peut que condamner cette action qui démontre plus que jamais l'urgence de l'arrêt des combats", a-t-il ajouté. En Autriche, la ministre des Affaires étrangères, Ursula Plassnik, a exprimé à son homologue israélienne, Tzipi Livni, son "indignation".
En Irlande, le Premier ministre Bertie Ahern s'est déclaré "horrifié" par la mort des observateurs et a condamné à la fois Israël pour son usage "disproportionné" de la force et le Hezbollah pour ses attaques contre l'Etat hébreu. En Asie, le ministre malaisien des Affaires étrangères s'est aussi dit "profondément choqué".
"Je pense qu'il est très facile d'exprimer ses profonds regrets (...) mais je pense que la majeure partie de la communauté internationale estime qu'ils (les Israéliens) devraient cesser les bombardements au Liban", a déclaré Syed Hamid Albar dont le pays, majoritairement musulman, assume la présidence de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN) réunie à Kuala Lumpur.
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt