Le Liban poursuivra Israël pour "destructions barbares"
Comme nous l'avions prédit hier sur le blog Villepin, la conférence à Rome n'a abouti à rien de concret. Malgré le discours émouvant de Fouad Siniora. Personne n'est capable de frapper un grand coup sur la table, de dire "ça suffit" et d'envoyer une armée pour protéger les Libanais ou les Palestiniens. La communauté internationale est ficelée par les USA, l'Angleterre et Israël. Quand on voit le nombre de pays dans le monde qui sont contre les exactions commises tant en Irak qu'au Liban qu'en Palestine par les semeurs de guerre, on se dit qu'il y a quelque chose qui ne va pas. On est carrément sous tutelle. Et cette tutelle nous pèse. Il faut s'en débarrasser et vite, avant qu'il ne soit trop tard ! Personne n'a à nous dicter ce qui est bien ou mal d'autant que les donneurs de leçon sont bien loin de la morale qu'ils prônent mais qu'ils ne pratiquent pas. Qui -à part Israël- se permet d'envahir et de détruire les pays alentour ? Et de quel droit surtout ? Les dirigeants sionistes israéliens ainsi que ceux qui se planquent à Washington n'ont pas à faire leurs propres lois. Et s'ils se pensent au-dessus du droit et des lois, au monde entier de leur montrer qu'ils ont tort et qu'ils doivent payer leurs crimes comme les autres. D'autant qu'ils prennent plaisir à détruire les infrastructures que d'autres ont financé. L'argent des autres ne leur coûte pas cher, eux, qui font encore payer à certains pays les dégats de la dernière guerre, ils n'ont pas honte !
Le Liban poursuivra Israël pour "destructions barbares"
Le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, a déclaré que son pays engagerait une action contre Israël et exigerait une indemnisation pour les "destructions barbares" subies par sa population.
Plusieurs participants à la conférence internationale sur la crise libanaise qui s’est tenue, mercredi 26 juillet 2006, à Rome, ont qualifié les propos de Fouad Siniora d’émouvants, notant qu’ils soulignaient l’urgence de la situation, alors que la réunion n’a débouché sur aucun accord quant à la manière de mettre en place un cessez-le-feu. "La valeur des êtres humains au Liban est-elle inférieure à celle des êtres humains ailleurs ? Sommes-nous les enfants d’un Dieu inférieur ? Une larme d’Israël a-t-elle davantage de valeur qu’une goutte de sang libanais ?", s’est interrogé le chef du gouvernement libanais.
Fouad Siniora a réclamé un cessez-le-feu immédiat et global, après quinze jours d’affrontements entre Israël et les combattants du Hezbollah basés dans le sud du Liban, et il a demandé le retrait des forces israélienne, afin de permettre le retour dans leurs villages des Libanais contraints à la fuite. "Plus nous retardons le cessez-le-feu, plus nous verrons de personnes tuées, de destructions et d’agressions contre les civils au Liban", a dit Fouad Siniora. "Israël ne peut indéfiniment faire fi du droit international. Il faut qu’on le fasse payer et nous allons entamer des procédures et ne rien négliger pour contraindre Israël à indemniser le peuple libanais pour les destructions barbares qu’il a infligées et continue de nous infliger".
Fouad Siniora a affirmé que le gouvernement libanais devrait étendre son autorité sur le territoire grâce à ses forces armées légitimes de sorte qu’il n’y ait ni armes ni autorité autres que celles de l’Etat libanais. Le Premier ministre libanais a aussi demandé à ce que la force de l’ONU opérant déjà dans le sud du Liban soit renforcée au niveau de ses effectifs, de son matériel, de son mandat et de l’étendue de ses opérations, afin d’entreprendre d’urgence un travail humanitaire et de secours et de garantir la stabilité et la sécurité dans le Sud.
Le ministre finlandais des Affaires étrangères, Erkki Tuomioja, a déclaré que même les personnes les plus endurcies et les plus cyniques auraient été touchées par les propos de Fouad Siniora. "Je suis certain qu’ils l’ont écouté attentivement et ont écouté la situation désespérée où se trouve aujourd’hui le peuple libanais", a-t-il ajouté. Un responsable du département d’Etat américain a jugé le discours très émouvant.
Lors d’une conférence de presse, à l’issue des discussions, Fouad Siniora a dit que l’on ne pourrait parvenir à la paix au Proche-Orient que si Israël et les pays arabes s’efforçaient ensemble de mettre fin à la violence. "Ces dernières années, les opérations israéliennes ont-elles apporté la sécurité et la sûreté à Israël ?", a demandé le dirigeant libanais. "Absolument pas." "Aller jusqu’au bout du processus de paix avec les pays arabes, voilà ce qui peut mettre fin (à la violence), sinon nous irons d’une crise à l’autre. "Je crois qu’il est grand temps qu’Israël comprenne que c’est le moyen de parvenir à la paix", a conclu Fouad Siniora.
Sources : Intérêt Général
Posté par Adriana Evangelizt