L'unitéralisme, c'est la guerre !
Une excellente analyse de ce que le Sionisme génère...
"L'unitéralisme", c'est la guerre !
par JLM
Depuis les accords d’Oslo à la mort d’Arafat, pour échapper aux contraintes d’un cadre de négociations conforme aux règles internationales, la tactique des gouvernements israéliens a consisté à disqualifier systématiquement le partenaire palestinien. Les raisons ont été multiples, plus malhonnêtes les unes que les autres. Il s’agissait de gagner du temps, temps pendant lequel les colonies accroissaient et surtout, temps pendant lequel le Mur se construisait. Cet façon d’échapper aux contraintes d’un cadre international manifestait néanmoins une reconnaissance de ce cadre et des ses contraintes.
"L’unilatéralisme", c’est le refus de tout cadre légal et de toute négociation
Avec l’achèvement de la construction de la partie Est du Mur (et l’alignement de l’UE sur l’axe Washington/Israël) qui annexe terres et eaux palestiniennes il est désormais inutile pour Israël de louvoyer face aux exigences internationales. Dès lors Sharon pouvait passer à une autre étape : le « retrait unilatéral de Gaza ». Présenté comme un pas vers la paix « malgré l’absence de partenaire palestinien digne de ce nom » ce plan a été lâchement salué par les pays occidentaux et l’UE trop heureux de trouver enfin un prétexte leur évitant de s’opposer à la politique coloniale israélienne.
Cette nouvelle étape c’est la mise en oeuvre de « l’unilatéralisme » c’est à dire la prise de décision « unilatérale » par la seule partie israélienne en fonction de ses stricts intérêts et en dehors de tout cadre juridique et politique international. Exit le Quartet, exit sa feuille de route, exit le moindre médiateur entre Israël et les Palestiniens, exit la moindre négociation. Ostensiblement Israël réfute le principe même d’une médiation internationale. Le « retrait de Gaza » signifie que désormais Israël a les mains libres et que rien ni personne, ne peut freiner ses ambitions territoriales. Dès lors, non seulement Israël revendique sa position « hors la loi » qu’il tentait de masquer mais il la met en œuvre en annonçant - contre le droit internationale- l’annexion des grands blocs de colonies « D’Ariel » au nord de Ramallah, « Ma’ale Adoumim » à Jérusalem-est et du bloc « Etzion » au sud-ouest de Betlhéem.
"L’unilatéralisme", c’est imposer ses choix par l’usage de la violence et de la guerre
Si la première face affichée de l’unilatéralisme est le refus de se soumettre aux lois internationales, l’autre face de la médaille c’est l’usage du pouvoir absolu, l’utilisation de la violence et de la force armée face à la moindre opposition.
Palestine
L’invasion de la Bande de Gaza relève de la même logique : le refus de reconnaître et d’accepter une réalité qui est un obstacle aux ambitions coloniales israéliennes. Le « vote Hamas » est d’abord un vote de résistance qui sanctionne une politique de concessions sans contre partie. L’objectif israélien est dès lors l’anéantissement du Hamas et avec lui tout espoir de résistance à l’occupation israélienne. Les forces principales du Hamas résident dans la bande de Gaza : Israël envahit Gaza dans une furie destructrice qui fait dire à la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme) que la question de « crime contre l’humanité » se pose.
Liban
L’invasion sauvage du Liban relève de la même logique. Le Hezbollah vole avec audace, efficacité et habileté politique au secours des palestiniens de Gaza par le biais d’une attaque contre une unité israélienne qui avait pénétré (selon la police Libanaise) à l’intérieur du Liban. Il capture deux soldats, des prisonniers de guerre qu’il propose d’échanger contre des prisonniers arabes détenus en Israël. Au lieu de recourir aux instances internationales pour régler l’incident, le cow-boy hors la loi israélien, sans déclaration de guerre, viole l’intégrité territoriale d’un pays indépendant, y déchaîne sa puissance de feu sur les civils (plus de 90 morts dont 20 enfants au 16/07/06) détruit les installations civiles et privées (aéroport de Beyrouth, centrale électrique...) et impose le blocus au mépris des humains et du droit le plus élémentaire. Qu’à fait le Liban agressé ? : il a demandé une réunion d’urgence du conseil de sécurité de l’ONU. C’est à dire qu’il a recours à un arbitrage international. Le seul jeu auquel joue Israël c’est celui dont il décide de toutes les règles ! L’unilatéralisme israélien ou Etatsunien n’a que faire de l’ONU et de sa réglementation sauf pour y bloquer, grâce au droit de véto les résolutions telle celle du Quatar le 13/07/06 condamnant l’agression de gaza et l’offensive contre le Liban.
Contre "l’unilatéralisme", exigeons l’application du Droit !
Il n’y aura pas de solution juste et durable en Palestine et au moyen orient tant qu’Israël refusera d’entrer dans un cadre de négociations régies par le droit international. Toute concession sur ce point est un encouragement explicite à la loi du plus fort, au déchaînement de la force aveugle et meurtrière israélienne. Gaza et le Liban en sont la preuve éclatante. La suspension de l’aide par l’UE à l’autorité palestinienne sous la pression de l’axe Washington/Tel Aviv est un exemple de violation des règles démocratiques qui a fonctionné comme un encouragement direct à l’unilatéralisme israélien ! Le maintien de l’aide aurait marqué le soutien de l’UE à la souveraineté palestinienne et aurait freiné, géné, retardé l’agression. Toute hésitation à condamner vigoureusement l’agression contre le Liban et à exiger un cessez le feu immédiat et la cessation du blocus est un encouragement au terrorisme d’état israélien.
Répétons-le, l’objectif israélien en Palestine et au Liban vise à détruire toute force qui s’oppose à sa politique colonialiste. D’où la revendication du désarmement du Hamas et du Hezbollah. Concéder sur cette revendication c’est doublement transgresser le Droit international.
C’est nier un état de fait reconnu internationalement qui est qu’Israël occupe illégalement la Palestine et une partie du sud Liban et donc que c’est Israël l’agresseur, le fauteur de troubles.
C’est nier les conventions de Genève qui reconnaissent le droit à tout état occupé de s’opposer y compris par les armes à l’occupant ! Le fait que les résistants soient islamistes ne change absolument rien à leur statut d’occupés et donc de résistants.
Ne pas se battre pour respecter le Droit conduit à faire de la planète un far-west où la loi du plus fort primera sur le droit humain.
Sources : CCIPPP
Posté par Adriana Evangelizt