Liban : Massacre à Cana, 51 tués dont 22 enfants

Publié le par Adriana Evangelizt

Le massacre des Libanais continue sous l'oeil impavide de la communauté internationale. Olmert a du recevoir en colis express les fameuses bombes à laser -envoyées par son ami Bush- qui doivent pouvoir -théoriquement- détruire les bunkers. Total et bénéfice, 51 morts dont 22 enfants. Ce n'est pas la première fois que Cana est victime des exactions israéliennes. Le 18 avril 1996, 102 civils avaient été assassinés alors qu'ils se trouvaient dans le camp des casques bleus. Et après, Olmert s'offusquera quand on dit que les attaques contre les bâtiments de l'ONU ne sont pas le fruit ni du hasard ni d'un erreur, ni d'un "accident".  Cana représente bien sûr tout un symbole... que nous ne développerons pas ici. Nous le répétons, Olmert est dans la ligne rouge et le Sionisme avec lui. Ceux qui sont au sommet - les tireurs de ficelles- devraient pourtant savoir qu'il y a des "limites" à ne pas dépasser. Car si on les dépasse, elles entraînent d'énormes sacrifices. Mais ce n'est pas ceux qui se planquent à Washington qui en paieront le prix. Ce sont eux les assassins. Assasins de tous les Peuples, y compris des Israéliens à qui ils ont promis monts et merveilles. Il ne fallait pas toucher à Cana.

Massacre à Cana, 51 tués dont 22 enfants

Au moins 51 civils, dont 22 enfants, ont été tués dimanche 30 juillet dans le pilonnage du village de Cana, au Liban sud, notamment dans un abri qui s'est effondré, a indiqué le responsable de la Défense civile pour la région, Salam Daher.
Dans le seul abri, 12 enfants, cinq femmes et quatre hommes ont été dégagés, a-t-il précisé. "Il reste encore entre 15 et vingt personnes bloquées dans les décombres. La majorité d'entre elles sont présumées mortes mais nous avons entendu quelques gémissements", a ajouté M. Daher.
Les opérations de secours se poursuivaient dans la matinée pour tenter de dégager d'autres victimes de ce qui est déjà la frappe la plus meurtrière depuis le début de l'offensive lancée le 12 juillet par Israël contre le Liban. Dans le même temps, l'aviation israélienne a continué à bombarder les abords de Cana, et un missile est tombé sur la route, à quelques centaines de mètres de ce village de l'est de la ville côtière de Tyr.
Le bilan devrait s'alourdir, 63 personnes se trouvant dans l'abri lors du bombardement selon un survivant, et des dizaines de bâtiments ayant été détruits lors du pilonnage opéré pendant deux heures dimanche avant l'aube. Les secouristes travaillaient à mains nues pour dégager les corps et des femmes ont été vues enlaçant leurs enfants en pyjamas quand ils ont été surpris par la mort.
Déjà, le 18 avril 1996, 105 civils avaient été tués dans le bombardement israélien d'une position du contingent fidjien des casques bleus de la Force intérimaire de l'Onu au Liban (Finul), où ils avaient trouvé refuge pour échapper aux violences de l'agression israélienne "les Raisins de la colère".
Cana a été totalement dévasté par les frappes israéliennes qui ont commencé avant l'aube dimanche 30 juillet, et le pilonnage, par air, mer et terre, a duré deux heures, a indiqué la police. Les bombes ont visé trois zones, à l'entrée, au centre et sur un flanc du village. Des dizaines de bâtiments sont effondrés, éventrés ou détruits. L'abri frappé se trouve sous un immeuble de trois étages, bâti sur un flanc de colline. "Il y a eu un premier bombardement à 01h00 du matin (samedi 22H00 GMT)", raconte Ghazi Aïdibi, un survivant.
"Quelques personnes sont sorties de l'abri et une dizaine de minutes plus tard, un deuxième bombardement l'a réduit en ruines", ajoute-t-il. "Après le bombardement, il y avait de la poussière partout", a déclaré un autre habitant, complètement hagard. "Nous ne voyions plus rien. J'ai réussi à sortir et tout s'est effondré. J'ai plusieurs membres de ma famille à l'intérieur, je pense qu'il n'y a plus aucun survivant".
"Le pilonnage était tellement intense que personne ne pouvait bouger. Les secours n'ont commencé que ce matin", ajoute-t-il. "J'ai sorti mon fils et mon mari, cheikh Mohammad, qui avait le genou cassé. Mais quand je suis venue pour sortir ma fille qui était restée dans l'abri, il était trop tard, l'immeuble s'est effondré", raconte, éplorée, Rabab. Naïm Rakka, chef de l'équipe de secours de la Défense civile sur les lieux, âgé d'une cinquantaine d'années, qui venait de retirer le corps de deux enfants morts dans ses bras, a laissé éclater sa colère:
"Je ne veux plus que vous me demandiez des chiffres. C'est bien connu, nous servons de cobayes à leurs armes, les bombes à implosion, on ne voit plus que ça", dit-il en pleurs. Le bombardement de Cana est intervenu alors qu'une dizaine de villages de la région de Tyr, essentiellement du sud de la ville portuaire, étaient soumis à un pilonnage de la marine, de l'aviation et de l'artillerie des forces d'occupation israélienne.
Sources : Al Loufok
Posté par Adriana Evangelizt
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Publié dans ISRAEL LIBAN

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