Paris pourrait déployer plusieurs milliers d'hommes au Liban

Publié le par Adriana Evangelizt

L’armée française a la capacité de projeter « très vite » des soldats


Paris pourrait déployer plusieurs milliers d’hommes avec du matériel lourd


En dépit de ses engagements sur des théâtres extérieurs où sont déployés quelque 13 000 hommes, l’armée française pourrait projeter « très vite » au Liban-Sud les éléments d’une force d’interposition, mais aurait plus de difficulté à organiser une mission de longue durée, selon une analyse de Michèle Folian pour l’AFP.
« L’armée française a couramment environ 15 000 militaires en opérations à l’extérieur. Elle dispose donc actuellement d’une réserve opérationnelle qui lui permet de déployer très vite quelques milliers d’hommes, avec du matériel lourd », a expliqué à l’AFP un porte-parole de l’état-major des armées (EMA).
« Envoyer deux mille hommes de plus au Liban fait partie de notre savoir-faire classique », ajoute-t-il.
Pourtant, avec la prise de commandement par la France de la force de l’OTAN à Kaboul il y a une semaine, son implication toujours forte dans les Balkans, en Côte d’Ivoire et, dans une moindre mesure, en République démocratique du Congo (RDC), « les armées sont sous forte tension en ce moment », reconnaît-il.
Compte tenu du système de rotation des militaires engagés à l’extérieur (d’environ 3 à 4 mois), la difficulté résiderait davantage dans l’organisation d’une mission de longue durée.
« Plusieurs théâtres à mener en parallèle entraînent beaucoup de moyens de commandement, beaucoup de coordination et de soutien à organiser, et c’est là que pourrait se créer plus ou moins de tension, en fonction de la mission à remplir », explique-t-il.
Le président Jacques Chirac ayant stipulé que rien ne serait fait au Liban avant un cessez-le-feu, l’état-major des armées confirme qu’il n’y a actuellement pas de mise en alerte. « Au contraire, les militaires reprennent leurs forces, sont au repos », souligne le porte-parole.
Si un accord politique intervenait et qu’une résolution de l’ONU conforme aux vœux de la France était votée, les préparatifs pour un déploiement au Liban pourraient débuter.
Cela pourrait alors « aller très vite. Tout dépendra du volume des militaires et de l’armement envoyés », précise-t-il.

L’opération « Baliste »


La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a souligné la semaine dernière que si une force internationale était déployée, elle devrait être « très puissante », ce qui suppose l’envoi de moyens lourds et blindés.
L’opération « Baliste » du Liban mobilise déjà une force « relativement importante » de 1 700 hommes (dont un millier de marins), ce qui forme « une base de travail assez significative », juge-t-elle.
Cette force, chargée exclusivement de l’évacuation de civils, est notamment composée de la compagnie Guépard de chasseurs alpins et de troupes de marine, spécialistes des opérations amphibies.
Interrogé sur le genre d’armement lourd que la France pourrait envoyer dans le cadre d’une force internationale, le porte-parole de l’EMA a refusé de l’évoquer : « On ne prépare rien, ce n’est pas d’actualité », s’est-il borné à répondre.
Parmi les armements lourds habituellement déployés par la France sur les théâtres importants, figurent, en Côte d’Ivoire, des blindés de type AMX-10RC et AMX-10P (chenillés). En Afghanistan, elle utilise des avions de combat Mirage 2000 de bombardement (pour attaques au sol) et intercepteurs (contre les avions), des Mirage F1 (qui ont une capacité de tir au canon et de prise d’images) et des avions de transport (type Transall et C-130 Hercules).
Quant aux nouveaux avions de combat Rafale, dont une escadrille est opérationnelle, et aux chars Leclerc, ils ne seraient vraisemblablement pas utilisés au Liban dans un premier temps.

Sources : LIBAN VISION

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans ISRAEL LIBAN

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