Des missiles sol-air français contre l'aviation israélienne
Un article qui vient d'Israël et où, bien sûr, la France a tort...
Des missiles sol-air français
contre l'aviation de chasse israélienne au sud-Liban
L’image diffusée par l’agence de presse AP est saisissante : un missile français sol-air, déployé à Kfar Tivnin au sud-Liban, avec ses deux serveurs… La menace lancée par le colonel Lalanne-Berdouticq, commandant le contingent français, à l’intention de son homologue israélien n’était donc pas une bravade. Elle relève d’une initiative française.
Le survol de l’espace aérien libanais par des avions de chasse ou espions israéliens irrite la diplomatie française. La ministre de la Défense, Mme Alliot-Marie ne s’est pas privée d’en faire état lors de sa visite officielle à Washington dans le courant de la semaine dernière. Faisant référence aux obstacles qui empêchent une réelle progression au Liban, elle a évoqué des provocations.
Pressée de préciser, la ministre française a cité ” les incursions israéliennes dans l’espace aérien libanais.” Et si cela n’était pas suffisant, le général français Alain Pellegrini, commandant en chef de la FINUL, a mis les points sur les i, lors d’une conférence de presse, tenue jeudi dernier à New York.
ll a tout simplement suggéré que l’ONU changent les règles d’ouverture du feu des casques bleus si l’aviation israélienne poursuit ses survols du Liban. Tout en rappelant que l’ONU comptait sur la diplomatie pour parvenir à une solution, il a cependant souligné qu’un recours à ” d’autres moyens ” était possible.
Il s’agit donc d’une démarche française qui ne lasse pas d’étonner les autorités israéliennes. Pour deux raisons, pour le moins. Et d’une, Israël a fait savoir que ces survols sont destinés à compenser les carences de la FINUL – dirigée justement par le Général Pellegrini – quant à l’application de la résolution 1701. Et qu’ils prendraient fin dès que la FINUL remplira sa tâche à l’esprit et à la lettre de ladite Résolution onusienne.
Mais, étant donné que, manifestement, le Général Pellegrini applique une ligne de conduite dictée par Paris et non New York, il est bon de se demander si, en l’occurrence, le Quai D’Orsay et l’Elysée ne se laissent aller à une interprétation abusive de l’article 4 de la Résolution 1701, négligeant au passage les articles 7, 8, 12 et 15.
Par complaisance vis-à-vis du Hezbollah ? La question se pose. Elle se pose d’autant plus que, et de deux, cette démarche française se place en porte-à-faux eu égard à l’évolution de la situation dans la région.
Trois faits intéressants, en effet, sont intervenus dans le courant de la semaine dernière. Primo, le président du parlement libanais, Nabi Beri, par ailleurs leader du mouvement chiite Amal s’est prononcé en faveur de l’ouverture de discussions de paix avec Israël.
” L’heure est propice, a-t-il déclaré, à un retour à la table des négociations, meilleur remède qui soit aux dissensions arabes.” Secundo, les avances syriennes qui se sont précisées. Damas se déclare prêt, en échange du Golan, à rompre tout lien avec l’Iran et le Hezbollah, et demande que le premier ministre Ehoud Olmert nomme un homme de confiance susceptible de mener à bien les travaux préliminaires à une rencontre au sommet.
Tertio, le président égyptien, Hosni Moubarak, a reconnu la responsabilité des arabes modérés dans l’accaparation de l’Islam par les mouvements et groupes extrémistes. ” Qu’avons-nous fait quand des individus ont massacré au nom de l’Islam? Quelle fut notre réaction face à ces dérives? S’est-il écrié.” Ces trois faits sont à souligner parce qu’ils s’inscrivent dans une prise de conscience des pays arabes modérés de la région, à savoir que laisser la bride sur le cou aux ” fous de Dieu” mène à l’embrasement général.
C’est bien pour cela, estime-t-on à Jérusalem, que la démarche française est contre-productive. La France se trompe de cible, en pointant du doigt Israël, prenant le risque d’être sifflée hors-jeu.
Sources : Israël Valley
Posté par Adriana Evangelizt