Le gouvernement cherche à renvoyer la balle dans le camp israélien
Le gouvernement cherche à renvoyer la balle
dans le camp israélien
Par Khaled Amayreh
Des sources fiables à Gaza ont révélé au Centre Palestinien d'Information que le gouvernement de l'Autorité Palestinienne dirigé par le Hamas envisage des mesures politiques qui montreront qu'Israël est le parti qui empêche les efforts de paix.
Ces mesures pourraient inclure une déclaration comportant la volonté de donner une reconnaissance conditionnelle de la réalité politique d'Israël, ainsi que l'acceptation de contacts politiques avec "les protagonistes internationaux concernés" et "même avec Israël".
D'après ces sources, proches des décideurs du Hamas, des "contacts multi-latéraux intensifs" seraient pris à l'extérieur de la Palestine dans le but de "clarifier la position palestinienne et prouver à la communauté internationale que le problème réel vient carrément du refus d'Israël d'abandonner les prises de guerre de 1967".
Au début du mois, le chef du bureau politique du Hamas basé à Damas, Khalid Masha'al, a dit que le mouvement reconnaissait "la réalité politique" connue sous le nom d'Israël. Il a ajouté cependant que le Hamas, comme beaucoup de Palestiniens, ne reconnaîtrait aucune "légitimité morale" de l'Etat israélien, sur la base qu'une telle démarche en viendrait à accepter le "récit sioniste".
Tous les dirigeants du Hamas ont réaffirmé l'impossibilité de "reconnaître la légitimité morale d'Israël", parce qu'"Israël n'a aucune légitimité morale".
Lundi, le conseiller politique du Premier Ministre, Ahmed Yousuf, a souligné que les discussions inter-factions avaient réussi à "consolider la position palestinienne globale" vis-à-vis d'Israël.
"Je pense que nous avons réussi à formuler une position palestinienne unie par rapport à toute réactivation espérée du processus politique."
Yousuf n'a pas donné plus de détails, mais d'autres sources, qui ont souhaité gardé l'anonymat, ont suggéré que le Hamas et le Fatah étaient près de parvenir à un accord sur deux points centraux :
1. que toute reconnaissance d'Israël serait conditionnée par une reconnaissance réciproque par Israël d'un Etat palestinien viable et souverain sur 100% de la Cisjordanie, de la Bande de Gaza et de Jérusalem Est.
2.qu'il n'y aurait aucun retour aux "modalités du processus d'Oslo", grâce auquel Israël continue à voler la terre palestinienne et à bâtir des colonies pour les seuls juifs, au nom d'un processus de paix vide de toute substance.
A ce qu'on dit, le Fatah aurait accepté ces deux propositions qui obligent la direction de l'Autorité Palestinienne qu'il domine a abandonné de fait la "feuille de route" soutenue par les Etats-Unis.
Le Président Abbas et d'autres officiels de l'Autorité Palestinienne ont récemment fait une pléthore de déclarations soulignant qu'il était maintenant nécessaire "de siffler la fin de la partie".
Selon l'ancien ministre palestinien Ghassan al-Khatib, l'insistance palestinienne à terminer "la partie" serait un pas important qui pourrait renforcer la position palestinienne globale.
"Ceci nous aiderait à renvoyer la balle dans le camp d'Israël et l'obliger à arrêter de créer des "faits accomplis"", dit Khatib, faisant allusion à la construction intensive de colonies juives.
Le gouvernement israélien actuel a pressé et pressuré l'Administration Bush de coller à la "feuille de route", à l'évidence de peur d'être obligé d'affronter les points cardinaux du conflit avec les Palestiniens, à savoir Jérusalem, les colonies et le droit au retour de millions de Palestiniens déracinés et expulsés de leurs maisons lorsqu'Israël a été créé en 1948.
Le Hamas a exprimé sa satisfaction devant la déclaration d'Abbas dans laquelle il dit que les Palestiniens ne laisseraient pas Israël les entraîner dans "un processus de paix qui aurait un début mais pas de fin."
Le mouvement a également salué son affirmation qu'Israël doit libérer 100% des Territoires occupés, dont Jérusalem Est, et résoudre le drame des réfugiés, conformément à la résolution 194 des Nations Unies.
Sources ISM
Posté par Adriana Evangelizt