Liban : l'Italie remplace la France à la tête de la Finul

Publié le par Adriana Evangelizt

 

 

Liban: l'Italie remplace la France à la tête de la Finul

 

L'Italie a remplacé vendredi 02 février 2007 la France à la tête de la force de paix de l'ONU au Liban, dont les 12.000 soldats, six mois après la guerre israélienne contre le Liban de jillet-août 2006, quadrillent le sud du pays où ils veillent à l'application de la trêve.
Le général italien Claudio Graziano a succédé, pour une mission d'un an, au général français Alain Pellegrini à la tête de la Force intérimaire des Nations unies (Finul), créée en 1978 mais considérablement élargie après la guerre.
En prenant ses fonctions lors d'une cérémonie militaire au quartier général de la Finul à Naqoura (sud), le général Graziano a assuré sa détermination à "travailler avec l'armée libanaise et les autorités du pays, et les soutenir dans leur effort pour cimenter la stabilité dans le sud du Liban".
"Notre relation avec les différentes communautés est un facteur clé de la réussite de la mission et je m'efforcerai de tout mettre en oeuvre pour que cette relation faite de respect mutuel reste forte", a ajouté l'officier italien, qui a notamment servi en Afghanistan, au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), en 2005 et 2006.


Le général Pellegrini a lui, dans un entretien avec l'AFP, souligné que "la sécurité reste fragile" dans le sud, où le conflit s'est achevé en août sans cessez-le-feu formel.
Il a cité parmi les succès de la mission "le départ des troupes israéliennes" du sud du Liban, le 1er octobre, et "le déploiement concomitant de l'armée libanaise, qui a permis le rétablissement de la souveraineté" de l'Etat libanais dans cette région.
"La situation est peut-être plus sous contrôle qu'elle ne l'était avant, c'est vrai qu'une certaine sécurité s'est instaurée, mais c'est une sécurité qui reste fragile du fait même de la nature des acteurs", a-t-il estimé.
"Cette mission est en partie un succès, mais elle n'est pas terminée et beaucoup reste à faire", malgré des progrès "significatifs", a-t-il ajouté.
Si aucun incident majeur n'est survenu depuis l'entrée en vigueur de la trêve, le général Pellegrini a souligné que des risques demeuraient, par exemple celui "d'une escalade très rapide suite à un malentendu, suite à une provocation".
"Les choses peuvent redémarrer très rapidement", a-t-il dit, "c'est pour cela que nous devons être toujours présents, de manière à calmer les choses dès le début d'une crise".
Il a toutefois affirmé "ne pas avoir eu jusqu'à présent d'indice d'une présence du Hezbollah en tant que mouvement armé", malgré des signes "d'agacement", "de petites choses qui peuvent être montées en épingle par des gens qui voudraient ou nous nuire, ou s'opposer à notre action".
Créée pour surveiller la situation dans le sud du Liban, la Finul a été renforcée (ses effectifs pourront être portés à 15.000 hommes et 29 pays y participent actuellement) et son mandat élargi après l'offensive militaire menée par Israël entre le 12 juillet et le 14 août 2006 contre le Hezbollah.
Aux termes de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, la Finul renforcée a été chargée de veiller au respect de la trêve à la frontière libano-israélienne et d'assister l'armée libanaise, déployée pour la première fois dans cette région depuis une quarantaine d'années, avec environ 15.000 soldats.
L'Italie, qui commande le secteur ouest de la Finul, fournit le principal contingent avec 2.500 soldats. La France, au deuxième rang, compte 1.650 Casques bleus, suivie par l'Espagne avec 1.100 hommes, à la tête de la division est.

Sources ASSAWRA

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

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Publié dans ISRAEL LIBAN

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