Heurts sur l'esplanade des mosquées : 35 blessés
Comme nous le disions ICI, tout est fait pour nuire aux Palestiniens et les provoquer.
Heurts sur l'esplanade des Mosquées
à Jérusalem: 35 blessés

Des policiers israéliens sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, le 9 février 2007
De violents heurts ont éclaté vendredi sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, où la police israélienne a dispersé manu militari des fidèles palestiniens protestant contre des travaux israéliens controversés près du lieu saint.
Trente-cinq personnes ont été blessées, vingt Palestiniens et 15 policiers israéliens, la plupart légèrement, selon des sources palestinienne et israélienne.
Des centaines de policiers portant des casques et munis de boucliers de protection ont fait irruption sur l'esplanade immédiatement après la grande prière du vendredi. Ils ont tiré des grenades assourdissantes et lacrymogènes pour disperser les manifestants qui ont lancé des pierres.
Dix-sept musulmans accusés d'avoir pris part aux troubles ont été arrêtés, a affirmé le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.

Un Palestinien est arrêté par des policiers israéliens le 9 février 2007 à Jérusalem près de la Vieille ville Des policiers israéliens surveillent l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, le 9 février 2007
De nombreux fidèles, fuyant les tirs et l'odeur du gaz, se sont réfugiés dans une bousculade à l'intérieur d'Al-Aqsa, la principale mosquée sur l'esplanade. Les femmes se sont abritées dans le Dôme du Rocher au milieu de cris de panique.
Les fidèles ont ensuite pu quitter les lieux sans être inquiétés par la police à la suite d'un arrangement conclu entre celle-ci et des représentants du Waqf, l'office des biens religieux musulmans.
"C'est une agression flagrante contre Al-Aqsa et les fidèles", a déclaré à l'AFP le mufti de Jérusalem, cheikh Mohammad Hussein.
Les fidèles juifs présents devant le mur des Lamentations, principal lieu saint du judaïsme, situé en contrebas de l'esplanade, ont été évacués de crainte qu'ils n'essuient des jets de pierres des Palestiniens depuis les mosquées.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a vivement dénoncé, en Arabie saoudite, "la répression israélienne". "Aujourd'hui, c'est un jour de colère en Palestine en raison des mesures de l'occupant à Jérusalem et de la répression des autorités d'occupation". 
Des heurts se sont également produits aux entrées de la vieille ville entre les forces de l'ordre israéliennes et des Palestiniens qui avaient été empêchés de se rendre sur l'esplanade, le troisième lieu saint de l'islam, selon des témoins.
Les travaux lancés mardi à l'une des entrées de l'esplanade, celle dite des Maghrébins, ont suscité une levée de boucliers chez les Palestiniens et dans le monde arabo-musulman. Des dignitaires musulmans ont proclamé une "journée de colère" vendredi pour protester contre le chantier.
Dans son prêche, le mufti de Jérusalem a stigmatisé les travaux et dénoncé "la politique de judaïsation de Jérusalem".
Seuls les musulmans âgés de plus de 45 ans et détenteurs de cartes d'identité délivrées par Israël ainsi que les femmes avaient été autorisées à prier sur le site.
Des manifestations contre les travaux israéliens ont également eu lieu dans la région de Hébron en Cisjordanie, où un enfant à été grièvement blessé par des tirs israéliens, ainsi que près du barrage militaire de Qalandia, entre Jérusalem et Ramallah.
A Nazareth en Galilée, plus de 10.000 Arabes israéliens -- selon les organisateurs -- ont participé à une marche de "soutien à Al-Aqsa" à l'appel du mouvement islamique en Israël. Haranguant la foule, son chef, cheikh Raëd Salah, a mis en garde les autorités israélienne "contre toute atteinte" contre l'esplanade des Mosquées.
Israël a entamé mardi des fouilles archéologiques avant la pose de poutres de soutènement pour une rampe menant à la porte des Maghrébins, l'actuelle structure en bois ayant été endommagée par une tempête de neige en 2004.
Mais selon le Waqf, les travaux menacent les fondations de l'esplanade.
En 1996, le percement par la municipalité israélienne de Jérusalem d'un tunnel à proximité de l'esplanade avait déclenché des émeutes qui ont fait plus de 80 morts palestiniens et israéliens.
Le 28 septembre 2000, la visite sur l'esplanade de l'ancien Premier ministre Ariel Sharon, alors chef de l'opposition de droite, avait été perçue comme une provocation par les Palestiniens. La deuxième Intifada éclate.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt