Nouveau sommet Abbas-Olmert sans percée en vue
On se demande bien pourquoi Abbas rencontre Olmert le Corrompu alors que ce dernier n'a nullement l'intention de parler de négociations de paix.
Nouveau sommet Abbas-Olmert à Jérusalem
sans percée en vue
Ehud Olmert et Mahmoud Abbas, chacun en proie à des difficultés politiques internes, se retrouvent dimanche à Jérusalem pour un deuxième sommet en moins d'un mois, sans qu'aucune percée ne soit attendue.
"Je ne veux pas être trop optimiste, mais il s'agira néanmoins d'une rencontre importante", a déclaré à l'AFP le négociateur palestinien en chef Saëb Erakat, un proche collaborateur du président de l'Autorité palestinienne.
Il a affirmé que M. Abbas entendait aborder avec le Premier ministre israélien un large éventail de sujets liés à la "finalité" d'éventuelles négociations de paix.
M. Abbas devrait également discuter avec M. Olmert de la possibilité d'étendre à la Cisjordanie une fragile trêve israélo-palestinienne en vigueur depuis le 26 novembre dans la bande de Gaza, toujours selon M. Erakat. "Nous devons consolider cette trêve pour pouvoir l'étendre à la Cisjordanie", a-t-il dit.
La porte-parole de M. Olmert, Miri Eisin, a pour sa part affirmé que "le sommet de dimanche n'aborderait pas la question de l'extension du cessez-le-feu à la Cisjordanie tant que ce dernier ne sera pas respecté à Gaza".
"Il fera savoir aussi à Abbas que la politique de retenue d'Israël ne se prolongera pas indéfiniment alors que les tirs de roquettes (depuis la bande de Gaza) se poursuivent", a-t-elle ajouté.
"Le Premier ministre ne parlera pas de négociations de paix", a-t-elle insisté.
Selon elle, M. Olmert devrait également demander à M. Abbas des clarifications sur la manière dont ont été dépensés 100 millions de dollars qu'Israël avait transférés en janvier à l'Autorité palestinienne. Cette somme fait partie des quelque 600 millions de dollars de fonds dus aux Palestiniens et gelés par Israël.
La presse israélienne a affirmé jeudi que la somme avait été utilisée pour effacer une partie de la dette du gouvernement palestinien issu du Hamas, boycotté par Israël qui exigeait que l'argent serve à renforcer les services de sécurité fidèles à M. Abbas et à des fins humanitaires.
Le sommet survient alors que des divergences subsistent entre Israël et l'Autorité palestinienne sur le gouvernement palestinien d'union en cours de formation qui doit réunir le Fatah de M. Abbas et le Hamas, considéré comme une organisation terroriste, notamment par Israël.
L'Etat hébreu a d'ores et déjà fait savoir qu'il boycotterait le cabinet d'union qui ne remplit pas à ses yeux les conditions du Quartette sur le Proche-Orient (USA, Union Européenne, Russie et ONU), à savoir reconnaître Israël, les accords passés entre Israéliens et Palestiniens, et renoncer à la violence.
Ce gouvernement d'union a fait l'objet d'un accord signé le 8 février à La Mecque entre M. Abbas et le numéro un du Hamas, Khaled Mechaal.
Cet accord ne mentionne pas explicitement la reconnaissance d'Israël, se contentant d'indiquer que le nouveau gouvernement s'engagera à "respecter" les accords conclus par l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).
Devant la réticence d'Israël et de l'Occident, M. Abbas, un modéré, répète que le dossier des négociations avec Israël reste de son ressort et que la présence du Hamas au gouvernement ne doit pas servir de "prétexte" pour bloquer une relance du processus de paix, dans l'impasse depuis six ans.
M. Olmert, mis en cause pour les échecs de la guerre contre le Hezbollah au Liban l'été dernier, arrive quant à lui au plus bas de sa popularité, un sondage publié jeudi montrant que seuls 2% des Israéliens le jugent encore crédible, alors que les appels à sa démission se multiplient.
Mardi, il avait obtenu un répit avec le report de la publication d'un rapport du contrôleur de l'Etat l'épinglant pour les défaillances dans les mesures prises pour assurer la protection des civils lors de ce conflit.
La dernière rencontre entre les deux hommes remonte au 19 février. Elle avait eu lieu à Jérusalem en présence de la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt