Des milliers de réfugiés palestiniens fuient le Liban nord
Ces pauvres palestiniens ne seront jamais en paix où qu'ils se trouvent. Ils sont assassinés en Irak par les forces obscures, expulsés de Lybie, génocidés en Palestine où 655 ont perdu la vie sous les coups de boutoir de l'armée israélienne l'an dernier. Là, les diaboliques leur mettent la pression tant en Palestine qu'au Liban. Il y a fort à craindre qu'une guerre est en train de se préparer et qu'un pays va être bombardé. Parce que les criminels utilisent toujours les mêmes méthodes. Souvenez vous l'an passé avant l'attaque du Liban, on avait droit au même schéma. Lorsqu'Olmert est revenu de Washington, les crimes israéliens envers les Palestiniens ont redoublé d'intensité avant le pilonnage du Liban. D'autant que Cheney, le satanique, ne s'est sûrement pas balladé dans tous les pays Arabes amis pour admirer le paysage. Ces meurtriers que nous vomissons sont encore en train de nous préparer quelque chose de copieux. Sans doute l'Iran mais pas que...
Des milliers de réfugiés palestiniens fuient le Liban nord
Des milliers de réfugiés palestiniens ont mis à profit mardi la fragile trêve entre l'armée libanaise et les combattants islamistes pour fuir le camp de Nahr al-Bared, au Liban nord, où un premier convoi d'aide de l'ONU a été la cible de tirs meurtriers.
Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a nié tout lien entre son pays et le groupe islamiste Fatah al-Islam, engagé dans des combats avec l'armée libanaise dans le nord du Liban, selon l'agence officielle Sana.
Après trois jours de violents combats, les plus sanglants depuis la guerre civile entre 1975 et 1990 avec 68 morts, des "milliers d'hommes, de femmes et d'enfants ont commencé à fuir à pied ou en voiture Nahr al-Bared pour se rendre" dans le camp tout proche de Baddaoui, a dit un responsable palestinien.
Les réfugiés quittaient le camp, où vivent quelque 31.000 personnes, à la faveur d'une "trêve unilatérale" décrétée par le groupe extrémiste Fatah al-Islam, a précisé Hajj Rifaat, du mouvement Fatah du président Mahmoud Abbas. Le camp de Baddaoui sera rapidement "débordé" car "le flux des évadés se poursuit à un rythme accéléré", a-t-il averti. Des centaines de réfugiés ont également pris le chemin de Tripoli, la grande ville voisine.
Quelques heures plus tôt, un premier convoi humanitaire a réussi à entrer dans le camp mais a été visé par des tirs qui ont tué deux civils palestiniens, selon Hoda Samra, porte-parole de l'Agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa). Le convoi a réussi à livrer vivres et médicaments mais a dû rebrousser chemin sans décharger d'eau, a-t-elle ajouté. "Nous tenterons d'apporter de l'aide supplémentaire demain. Ces gens comptent sur nous, ils sont sans eau, électricité ou téléphone et commencent à manquer de nourriture et de médicaments".
Médecins et responsables palestiniens avaient tiré la sonnette d'alarme sur la situation humanitaire à Nahr al-Bared, assiégé et bombardé pendant trois jours par l'armée pour en déloger les combattants islamistes. La troupe ne peut pénétrer dans le camp. L'aide humanitaire est arrivée après que Fatah al-Islam s'est dit "prêt à respecter un cessez-le-feu" à partir de 11H30 GMT.
La trêve semblait respectée en soirée. "Le calme règne dans le périmètre du camp. Il n'y a pas eu de tirs sur nos soldats", a dit un porte-parole de l'armée. "Nos hommes respectent le cessez-le-feu et les soldats libanais aussi", a indiqué un porte-parole du Fatah al-Islam. Au moment où cette trêve entrait en vigueur, un membre du Fatah al-Islam s'est cependant fait exploser lors d'un raid à Tripoli, où les combats avaient éclaté dimanche. Au total 30 soldats, 18 islamistes, 19 réfugiés palestiniens et un civil libanais y ont péri.
Le Fatah al-Islam, composé de Palestiniens, de Libanais, Syriens et autres ressortissants arabes, s'était installé fin 2006 à Nahr al-Bared, proche de la frontière syrienne. Le groupe sunnite extrémiste est accusé d'être l'outil des renseignement syriens dans une tentative de déstabilisation du Liban, et d'être proche du réseau Al-Qaïda.
Le chef druze libanais Walid Joumblatt a accusé Damas, ex-puissance tutélaire, d'être derrière les violences. Fatah Al-Islam est "un gang terroriste que nous a envoyé la Syrie", qui est "mécontente" du projet de tribunal, a-t-il dit. La Syrie, par la voix de son chef de la diplomatie Walid Mouallem, a démenti tout lien avec ce groupe et réaffirmé son hostilité à la création du tribunal. "Nous renions le groupe Fatah al-Islam. Des membres de ce groupe sont recherchés par les services de sécurité syriens", a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem, cité par Sana. "Ce groupe ne sert ni la cause palestinienne ni les intérêts du peuple palestinien", a-t-il poursuivi.
Fatah Al-Islam est soupçonné par la majorité parlementaire antisyrienne au Liban d'être utilisé par les services de renseignement syriens pour tenter de déstabiliser le pays. Il est également accusé de liens avec le réseau Al-Qaïda. Par ailleurs, M. Mouallem a rencontré le chef du bureau politique du Hamas Khaled Mechaal basé à Damas et tous deux ont exprimé leur "inquiétude" face à la situation, toujours selon Sana.
A propos du tribunal international devant être mis en place pour juger les assassins de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, M. Mouallem a estimé qu'"il avait pour objectif de faire plier tous ceux qui font face à l'hégémonie américaine" dans la région. Il s'est dit "étonné" de la rapidité avec laquelle le Conseil de sécurité de l'ONU entend mettre sur pied le tribunal international. "Le Conseil de sécurité prend partie ainsi dans les divisions intérieures au Liban", selon lui.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt