Liban: l'armée affirme avoir pris des positions islamistes à Nahr el-Bared

Publié le par Adriana Evangelizt

Liban: l'armée affirme avoir pris des positions islamistes

 à Nahr al-Bared

Un mois jour pour jour après le début des combats, l'armée libanaise a affirmé mercredi avoir pris toutes les positions des islamistes du Fatah al-Islam dans la partie septentrionale du camp palestinien de Nahr al-Bared, au Liban nord, où ils étaient acculés.

Mercredi matin, quelques rafales d'armes automatiques ont été entendues par un journaliste de l'AFP en provenance du sud du camp où les combattants du Fatah al-Islam se seraient ensuite repliés, mais l'artillerie lourde de l'armée n'est pas entrée en action contrairement aux jours précédents.

"Tous les bâtiments où étaient retranchés les terroristes dans le +nouveau camp+ ont été pris et nous procédons à leur nettoyage. On peut dire que les combats ont pris fin dans ce périmètre", a affirmé à l'AFP un officier de l'armée qui a requis l'anonymat.

Ce qui est convenu d'appeller le "nouveau camp" est une extension vers le nord, sous la poussée démographique notamment, des limites du camp historique fixées par l'ONU en 1948, lequel est constitué de pâtés de maisons d'un étage.

Les nouveaux quartiers, qui ont doublé la superficie du camp initial, sont constitués de hauts immeubles donnant sur la route qui mène à la frontière syrienne.

C'est dans ces nouveaux quartiers que le Fatah al-Islam était retranché depuis le 20 juin et qu'il tirait sur les troupes. L'armée a pilonné ce secteur sans relâche ces derniers jours, détruisant à l'artillerie lourde les positions du Fatah al-Islam et refoulant les derniers combattants islamistes vers le sud, dans l'ancien camp.

"Nous avançons mètre par mètre et nous sécurisons le +nouveau camp+ quartier par quartier de peur que le terrain ne soit miné", a ajouté l'officier.

Cette partie du camp a été transformée en champ de ruines. L'armée y a perdu plusieurs soldats dans l'explosion d'engins piégés tandis que les soldats ont trouvé "des corps d'hommes armés dans les positions abandonnées, déjà préparés pour être enterrés". L'armée n'a pas donné de chiffres.

Lors de sa visite dimanche sur le front, le commandant en chef de l'armée, le général Michel Sleimane, avait annoncé que la prise de contrôle des lieux n'était plus qu'une question de jours.

De son côté, le porte-parole du rassemblement des oulémas palestiniens, Mohammad Hajj, qui négocie la reddition des islamistes, a affirmé à l'AFP que le "déploiement d'une force d'interposition palestinienne dans l'ancien camp est devenu indispensable pour obtenir un arrêt définitif des combats".

Il a indiqué qu'une rencontre était prévue dans la journée avec le commandement de l'armée pour "fixer les modalités de la formation de cette force", chargée de protéger les 2.000 civils toujours présents dans le camp et empêcher que des membres du Fatah al-Islam ne s'infiltrent au sein de la population.

L'armée exige la reddition des islamistes, et refuse toute négociation directe. Les dirigeants du Fatah al-Islam, notamment le Palestinien Chaker al-Abssi et son adjoint libanais, Abou Houreira, ne donnent plus signe de vie depuis plusieurs jours, selon les négociateurs.

C'est dans la partie sud du camp, en principe contrôlée par des factions palestiniennes hostiles à Fatah al-Islam, que les civils sont rassemblés. Le Fatah dit avoir mobilisé ses hommes pour tenter d'empêcher les membres de Fatah al-islam de s'emparer du quartier.

Aucun civil n'a franchi depuis deux jours la porte sud, unique possibilité de sortie.

Au total 141 personnes, dont 74 militaires et au moins 50 islamistes, sont morts depuis le 20 mai dans les affrontements internes les plus durs depuis la fin de la guerre civile (1975-1990).

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans ISRAEL LIBAN

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