Aoun, candidat irrévocable à la présidentielle
Michel Aoun a intérêt à faire attention, il a rejoint la liste des têtes de turc sur le site antisyrien pro-américain. Comme vous pourrez le constater, Hariri faisait aussi parti de cette liste mais ils ont enlevé sa photo... nous avions pris la peine de pomper la page, elle est ICI... avec quelques autres indications pour montrer qui veille sur le Liban.
Le chef du CPL rejette sèchement l’appel de Geagea
à un accord sur le prochain chef de l’État
Aoun, candidat irrévocable à la présidentielle
Le chef du CPL, le général Michel Aoun, a réaffirmé hier avec force sa candidature à la présidence de la République, laissant entendre qu’elle était irrévocable et refusant en conséquence toute discussion avec la majorité sur un tiers candidat, comme l’avait proposé le chef des FL, Samir Geagea. Le général Aoun a d’autre part renouvelé ses attaques contre le gouvernement Siniora, l’accusant d’être « le tiers qui se rebelle contre le peuple libanais » et affirmant implicitement que si un cabinet de sauvetage qui lui convient n’était pas formé d’ici à l’échéance présidentielle, il boycotterait la séance de l’élection, ne voulant pas « consacrer un pouvoir usurpé ».
Le général s’exprimait à l’issue d’un entretien à Bkerké avec le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir.
Il a indiqué avoir réaffirmé au patriarche qu’il « continue de soutenir la formation d’un gouvernement de sauvetage pour sortir de l’impasse ». « Si nous ne parvenons pas à un gouvernement de sauvetage et à une élection présidentielle saine, cela signifie que nous allons vers l’inconnu et que tout est possible », a-t-il ajouté.
« Chaque personne doit assumer des responsabilités dans cette phase », a-t-il dit, estimant que le gouvernement en place est coupable de « tyrannie », car « il ne se soumet pas à la volonté de 70 pour cent des Libanais, selon toutes les statistiques ». « Ce gouvernement est devenu celui du tiers qui se rebelle contre le peuple libanais », a-t-il assuré.
Interrogé sur l’appel que lui avait lancé M. Geagea pour se mettre d’accord sur le nom du prochain président de la République, en dépit du fait que le maillon chrétien est le plus faible, le général a répondu : « D’abord je ne vois pas de faiblesse dans le maillon chrétien. Il n’est menacé que par l’annexion des droits des chrétiens au sein de ce gouvernement dans lequel M. Geagea est représenté. Je ne vois pas d’agression contre la communauté chrétienne, ni sécuritaire ni autre. Seulement des agressions politiques. Ensuite, pour ce qui est de l’entente sur le prochain chef de l’État, je suis moi-même candidat et je lui souhaite la bienvenue (à M. Geagea) s’il souhaite discuter avec moi du programme. Je ne cherche pas un “pas-de-porte” pour ma candidature. Je suis candidat et je le resterai. Et s’ils ne veulent pas de moi au Parlement, c’est là que j’échouerai », a-t-il dit.
« Pourquoi ne pas accepter de jouer selon les règles de la démocratie ? Que celui qui ne veut pas de moi dise pourquoi. Ils prétendent qu’il y a plusieurs raisons. Nous voulons savoir lesquelles. S’agit-il de considérations morales, politiques ou sécuritaires ? Nous voulons aussi connaître les raisons qui empêchent la communauté chrétienne de pouvoir se prononcer, elle qui m’a donné en toute fierté 70 % de ses voix aux législatives », a-t-il poursuivi.
« On ne demande pas à un candidat un accord sur un autre candidat. On lui demande de discuter sur un programme », a-t-il insisté.
À la question de savoir si la situation n’imposait pas quelques sacrifices personnels, il a dit : « C’est ma présence au pouvoir qui est un sacrifice, et non le contraire. »
« Nous réclamons un gouvernement d’entente pour assurer l’unité de l’État et la sécurité. Aujourd’hui, nous subissons le chantage de la partie adverse parce qu’elle se trouve dans une impasse », a-t-il ajouté.
Prié de dire s’il assisterait à la séance d’élection présidentielle, il a répondu : « Il est certain que je n’y serai pas pour consacrer un pouvoir usurpé », laissant ainsi entendre qu’il boycotterait la séance si un gouvernement qui lui conviendrait n’était pas formé d’ici là.
Sur le point de savoir s’il soutiendrait toute initiative du chef de l’État, Émile Lahoud, en cas de non-élection d’un nouveau président, il a annoncé qu’il imputerait « toute la responsabilité de la situation anormale au gouvernement en place et à ceux qui le soutiennent ».
Enfin, rappelant le rôle qu’il avait joué dans la sortie de l’armée syrienne du Liban, il s’est à nouveau étonné de l’accueil que lui avaient réservé « ceux qui aujourd’hui se trouvent au pouvoir ». « Ils m’ont isolé et ont bouclé leurs listes pour que je n’arrive pas au pouvoir. Pourquoi cette inimitié envers un homme qui a œuvré toute sa vie à libérer le pays ? Il semble qu’ils ont commis quelque chose que vous ne savez pas et que moi aussi je connais très peu. Le refus d’une représentation authentique au pouvoir, notamment en faveur des chrétiens, cache beaucoup de choses, et surtout les actions factieuses que le gouvernement entreprend et qui n’encouragent pas à l’édification d’un pouvoir comme celui auquel nous aspirons », selon lui.
Sources : Lorient le jour