Attentat au Liban: cinq tués, dont le député antisyrien Antoine Ghanem

Publié le par Adriana Evangelizt

On tue un "antisyrien" pour faire croire que cela vient de la Syrie. Comme d'habitude.

Attentat au Liban: cinq tués, dont le député antisyrien Antoine Ghanem

Un député libanais de la majorité antisyrienne, Antoine Ghanem, a été tué mercredi dans un attentat à la voiture piégée dans la banlieue de Beyrouth qui a fait au moins cinq morts, à moins d'une semaine de la présidentielle, selon des sources politiques et médicales.

"Il a été tué", a affirmé à l'AFP Joseph Abou Khalil, un dirigeant du parti Kataëb (Phalanges) auquel appartenait Antoine Ghanem.

Contactée par téléphone peu après l'attentat, sa fille Viviane était en larmes. "C'est peut-être mon père mais je n'ai pas été informée officiellement", a-t-elle confié à l'AFP. Elle n'était plus joignable par la suite.

Robert Ghanem, avocat de 64 ans, avait été élu député en 2000. Il s'agit de la huitième personnalité antisyrienne assassinée depuis l'ex-Premier ministre Rafic Hariri le 14 février 2005.

L'attentat, survenu dans le quartier résidentiel chrétien de Sin el-Fil, a fait au moins cinq morts et une trentaine de blessés, selon la Croix-Rouge libanaise.

Il visait la voiture du député, reconnaissable à sa plaque minéralogique bleue, avait auparavant souligné un porte-parole de la police.

"L'explosion a été provoquée par un attentat à la voiture piégée qui a fait de nombreuses victimes", avait déclaré auparavant le porte-parole de la police, ajoutant qu'il s'agissait d'une forte explosion.

Des voitures étaient en feu dans la rue, dont une complètement carbonisée. Des personnes brûlées et blessées gisaient sur le sol. Des façades d'immeubles ont été endommagées par la déflagration.

"J'ai été couvert par les débris de verre", a raconté à l'AFP Chadi Bejjani un témoin, qui tient un magasin de carrelage à proximité.

"Je me trouvais dans l'ascenseur, qui a tremblé sous le souffle de l'explosion", a précisé un autre voisin, prénommé Camille.

Les urgences des deux hôpitaux voisins étaient pleines et refusaient les patients.

L'attentat s'est produit près de la résidence de l'ancien président Amine Gemayel, dont le fils, le ministre de l'Industrie Pierre Gemayel, membre du même parti, a été assassiné le 21 novembre 2006.

Le dernier attentat en date de ce type dans le pays avait fait 10 morts, dont le député antisyrien Walid Eido le 13 juin.

L'assassinat d'Antoine Ghanem intervient une semaine avant la réunion du Parlement pour l'élection d'un nouveau président de la République dans un climat de tension et de crise dans le pays.

Antoine Andraos, son collègue, député de la circonscription d'Aley au sud-est de Beyrouth, a accusé le "régime syrien" et ses "agents libanais" d'etre responsable de l'asasssinat d'Antoine Ghanem.

"Antoine m'a appele en debut d'après-midi pour me demander ou il pouvait se procurer une voiture blindée", a ajouté à la télévision LBCI M. Andraos. "Il se sentait menacé comme tous les membres de la majorité le sont par le régime de Bachar al-Assad".

Mercredi, peu avant l'attentat, le Conseil des évêques maronites du Liban, présidé par le cardinal Nasrallah Sfeir, avait exhorté les 128 députés à se rendre au Parlement pour élire le président, le 25 septembre, mettant en garde contre un "boycottage" de la séance.

Après cette diparition, le nombre de députés de la majorité tombe de 69 à 68 sur 127 députés.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans ISRAEL LIBAN

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