Olmert s'engage à ne pas construire de nouvelles colonies
Alors conséquemment au marché de dupes dont nous parlions ICI, Olmert s'est engagé à ne pas construire de nouvelles colonies. Il suit le programme dressé par Washington où il lui est demandé de donner quelque chose. Parler dans tous les cas ne l'engage à rien. Tout le monde sait que la colonisation continue et que ceux qui l'organisent ne lui demandent pas son avis. Que ce soit l'Agence juive ou l'organisation des colons. En octobre, plus de 1100 ha de terres ont encore été volées. De surcroit, la date de la conférence d'Annapolis n'est toujours pas fixée, ce qui nous incite fortement à penser qu'elle n'aura pas lieu car, à notre avis, l'attaque de l'Iran va faire en sorte qu'elle ne soit pas. Les sionistes ne veulent pas cette conférence. Quand on lit la version sioniste des évènements -dont nous avons posé un article tout en bas-, on a quelques indices supplémentaires... ainsi il serait question de "gel partiel des colonies de Judée Samarie". Ne rêvons pas, il n'y aura aucun gel. Et eux aussi souligne "l'hypothétique" de la conférence...
Olmert s'engage à ne pas construire de nouvelles colonies
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert s'est engagé lundi, à l'approche d'une réunion internationale sur le conflit israélo-palestinien, à ne pas faire construire de nouvelles colonies en Cisjordanie et à démanteler celles érigées sans l'aval du gouvernement.
M. Olmert a pris cet engagement peu avant un sommet prévu à Jérusalem avec le président palestinien Mahmoud Abbas au cour duquel ils doivent tenter de combler le fossé qui les sépare, à quelques jours de la conférence internationale d'Annapolis, près de Washington.
Dans une mesure présentée par Israël comme un geste envers M. Abbas, le gouvernement israélien a en outre approuvé lundi la libération de plus de 450 prisonniers palestiniens sur plus de 11.000 qu'il détient.
"Nous nous sommes engagés dans la Feuille de route à ne pas construire de nouvelles implantations en Cisjordanie et nous n'en construirons aucune", a affirmé M. Olmert, cité par le responsable, au cours d'une réunion du cabinet.
"Nous nous sommes engagés à démanteler les points de peuplement illégaux et nous le ferons. Nous ne dévierons pas de nos principes", a-t-il ajouté.
Les gouvernements israéliens successifs se sont engagés à multiples reprises depuis l'adoption en 2003 de la Feuille de route, un plan de paix international, à démanteler les colonies sauvages et à ne pas créer de nouvelles colonies, mais leurs promesses n'ont pas été tenues.
"Les propos d'Olmert doivent être incluses dans la déclaration de la conférence d'Annapolis et Israël doit également s'engager à faire cesser la croissance naturelle des colonies", a réagi le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina.
Avant de se rendre à Jérusalem pour voir M. Olmert, le président palestinien a estimé qu'"une base solide" devait être jetée pour assurer le succès de la réunion d'Annapolis.
"J'entends lors de la rencontre avec M. Olmert poursuivre les discussions portant sur les préparatifs pour Annapolis. Nous voulons obtenir des progrès satisfaisants pour qu'on puisse aller à Annapolis sur une base solide", a-t-il dit à la presse.
Il a affirmé "n'avoir pas encore reçu" d'invitation pour la réunion, censée se tenir avant la fin novembre mais dont la date n'a pas été officiellement annoncée par Washington.
Israéliens et Palestiniens affichent des positions aux antipodes sur les questions clés à la base d'un éventuel règlement.
"Le président (Abbas) veut que la colonisation cesse à 100%, la réouverture des bureaux palestiniens à Jérusalem et le retour des forces israéliennes à leurs positions d'avant le 28 septembre 2000", date du début de l'Intifada, a déclaré à l'AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat.
Si les Palestiniens veulent faire de la réunion un tremplin vers l'Etat auquel ils aspirent, M. Olmert s'est une nouvelle fois efforcé de réfréner leurs attentes.
"Je conseille de ne pas exagérer l'importance (de la réunion) et créer des attentes excessives", a-t-il déclaré.
Négociateurs israéliens et palestiniens tentent depuis plusieurs semaines, en vain, d'élaborer un document commun censé aborder des dossiers aussi épineux que les frontières du futur Etat palestinien, la colonisation, le sort de Jérusalem et des réfugiés palestiniens.
Les Palestiniens veulent en outre que tout accord soit assorti d'une date butoir pour sa mise en oeuvre alors qu'Israël est réticent.
Selon la radio publique, MM. Abbas et Olmert pourraient examiner lundi une formule de compromis suggérée par les Etats-Unis.
Alors que les pays arabes doivent arrêter jeudi une position commune sur leur participation à Annapolis, M. Olmert se rendra mardi en Egypte pour en discuter avec le président Hosni Moubarak.
Sources AFP
Conférence d’Annapolis : les positions se durcissent
Par Sophie Castella
pour Guysen International News
A quelques jours de la conférence d’Annapolis, censée être le point de départ du processus de paix au Moyen-Orient, les positions se durcissent. Entre les efforts partiels d’Israël et l’intransigeance palestinienne, les négociations semblent en effet être au point mort. En vue de la situation actuelle, la conférence de paix ne serait donc plus qu’un jeu de 'donnant-donnant' qu’aucun des deux partis ne veut perdre.
Le gouvernement israélien a récemment décidé plusieurs mesures pour favoriser les négociations avec l’Autorité palestinienne.
Après avoir annoncé un gel partiel des localités juives de Judée Samarie, le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, demandera, lundi 19 novembre, à son cabinet, d’approuver la libération de 450 prisonniers palestiniens.
Cependant, de telles mesures, si honorables soient-elles, ne semblent pas contenter l’Autorité palestinienne, qui exige un gel total et non partiel des localités juives, ainsi que la libération de 2000 et non 450 de prisonniers palestiniens.
"L’Autorité palestinienne n’acceptera qu’un gel total des localités juives en Judée Samarie", a déclaré, samedi 17 novembre, un représentant palestinien.
Saeb Erekat, négociateur palestinien, a donc envoyé, vendredi 16 novembre, une lettre à l’administration de Georges W. Bush, la priant de faire en sorte qu’Israël remplisse cette obligation."Nous avons assez joué. Nous voulons arrêter cette expansion des localités juives en Judée Samarie", a-t-il indiqué.
Du côté américain, on commence à perdre patience. C'est ce qui semble se détacher des messages rapportés par l'équipe israélienne dirigée par Yoram Turbovitch qui se trouvait aux Etats-Unis. Et c'est apparemment en vain que le gouvernement américain a tenté de convaincre l’Etat hébreu de libérer davantage de prisonniers palestiniens.
Sur la question du gel des localités juives en Judée Samarie, les Etats-Unis souhaiteraient également qu'Israël fasse preuve de plus d'entrain, et ce, même si le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, a récemment suspendu, pour 5 mois, les permis de construire dans cette région, afin d’inciter les Israéliens concernés à quitter les avant-postes non autorisés.
A quelques jours d'une conférence de paix, dont on ne connaît toujours pas la date définitive, les négociations sont donc au point mort.Une situation qui risque de décourager certains pays.
L’Arabie Saoudite, qui doit décider, jeudi 22 novembre, si elle sera présente ou non à Annapolis, a condamné, samedi, "l’intransigeance israélienne", qui pourrait la dissuader de participer à cette conférence.
Afin d’essayer de débloquer la situation, Ehoud Olmert et Mahmoud Abbas se rencontreront, lundi 19 novembre, pour discuter des sujets qui pourraient faire obstacle au bon déroulement de la conférence.
Soulignant l’importance de celle-ci, le Premier ministre Ehoud Olmert a cependant rappelé que les négociations ne se feront pas lors de ce sommet de la paix, mais bien "immédiatement après".
Une déclaration qui sape encore un peu davantage l'importance de cette hypothétique réunion au sommet.
Posté par Adriana Evangelizt