Le Hamas dénonce la corruption du Fatah
Alors voilà deux articles intéressants qui montrent que non seulement le Hamas lutte contre l'occupant mais qu'il est victime de désinformation afin de le discréditer et enfin, l'Autorité Palestinienne et plus particulièrement de nombreux membres du Fatah sont complètement corrompus. Ce à quoi le Hamas veut mettre un terme et il est bien évident que cela gêne énormément tous ceux qui sont loin d'être clairs... à commencer par quelques individus qui se sont enrichis au détriment de la population palestinienne.
Le Conseil législatif palestinien demande à ses députés de présenter la liste de leurs biens
Ramallah – CPI
Le docteur Aziz Duwik, le Président du Conseil législatif palestinien, a demandé hier, le mardi 7 mars 2006, à tous les membres du conseil de présenter une liste détaillée de leurs biens, dans un délai de deux semaines, avant la prochaine séance.
Le député Nasser Abdel-Jawad a dit que cette demande est une question de transparence totale. De plus, c'est une application d'un article de l'institution palestinienne qui n'était pas du tout appliqué durant la période de l'ancien Conseil législatif.
Sources : PALESTINE INFO
Hamas face à la nouvelle attaque de l'occupant sioniste et ses complices corrompus
Suite aux évènements de Jabalia du 24 septembre 2005, la situation s’est inversée, se sont répandues la terreur et la douleur ; la discorde apparaît, comme si quelqu’un à l’affût veut s’en prendre à la résistance et à la légitimité de son arsenal, comme s’il veut punir tout ceux du peuple palestinien qui ont épaulé la résistance et qui l’ont protégé face à l’injuste occupant sioniste.
Considérant l’ampleur des faits et la nature des objectifs qu’a connu la bande de Gaza et la Cisjordanie, tels les assassinats, le bombardement de bases et d’institutions civiles ainsi que la détention de 400 palestiniens, activistes politiques en Cisjordanie en quelques jours seulement après les évènements de Jabalia. Cela révèle clairement que le mouvement Hamas, avec tous ses acteurs militaires, politiques, éducatifs et sociaux, était visé. En effet, ce qui s’est produit n’est pas une réaction au lancement de quelques missiles Qassam sur la colonie de Sdirot, mais cela intervient plutôt dans le cadre d’un plan préparé à l’avance et où plusieurs protagonistes ont participé, tous rassemblés sous la coupe de leurs intérêts communs, projetant d’affaiblir le mouvement Hamas et de déformer l’image de l’arsenal de la résistance…
En effet, nous savons tous que peu après son retrait partiel de Gaza, Sharon a tout fait pour exploiter, de différentes manières, cette mesure. Ainsi, l’une des idées les plus importantes qu’il a tenté de propager, c’est l’illégitimité de l’arsenal de la résistance, en se basant sur le fait que l’occupation s’est retirée de la bande de Gaza, et a démantelé certaines colonies en Cisjordanie… à ce niveau, Sharon est parvenu à bénéficier d’un grand appui pour cette mesure qu’il a prise. Dès lors, les déclarations et les communiqués spéciaux de la bouche du président Bush et de la ligue des quatre observateurs (UE, USA, Egypte, Russie) se sont succédées pendant le sommet des nations unies en mi-septembre 2005, appelant à la confiscation de l’armement du Hamas, et incitants l’autorité palestinienne à affronter le mouvement sous le prétexte que le mouvement Hamas, qui résiste à l’occupation, est en fait un mouvement terroriste !
Et avec la fin du mois de septembre, le ministre des affaires étrangères américaines Condoliza Rice a recommencé a affirmer la nécessité de confisquer l’arsenal du mouvement Hamas, elle a assuré qu’il n’est pas possible pour le mouvement Hamas de participer aux élections alors qu’il porte les armes contre l’entité occupante ?! Cette position de Rice concorde implicitement avec ce qu’a annoncé Sharon comme quoi il allait se mêler de la tenue des élections, et qu’il va entraver la participation du Hamas si le mouvement « ne délaisse pas les armes et s’il ne modifie pas sa charte appelant à la destruction d’Israël ».
Ainsi, les évènements sanguinaires qui se sont produits en bande de Gaza n’étaient pas naturels et non sans relations avec les incitations lancées contre le mouvement. Ces incitations ont préparé l’opinion internationale et régionale à une attaque qui pouvait advenir dans les prochains jours contre le Hamas. Et c’est bien ce qui s’est passé.
Néanmoins, ce qui est étonnant dans l’affaire, c’est qu’un courant au sein de l’autorité palestinienne a adopté, de manière rapide et surprenante, le même discours et les mêmes actes que ceux de la vision sioniste et internationale à l’encontre du mouvement.
En effet, depuis le premier instant, c'est-à-dire quatre minutes seulement après l’incident de Jabalia, voila que le ministère de l’Intérieur palestinien se lance corps et âme, déclarant par l’intermédiaire de son porte-parole « Tawfiq abou Khossah » que l’entière responsabilité de l’incident est portée par le mouvement Hamas, puis élargir le cercle des accusations et de la déformation du mouvement en reliant l’incident à l’anarchie des armes, à la multiplication des autorités, à la transgression de la loi, et à l’irresponsabilité ! Tout ceci dans le cadre d’une campagne médiatique féroce lancée contre le mouvement, à un moment où s’accentue l’attaque sioniste contre le mouvement.
L’entité sioniste tue, assassine, arrête, et terrorise les habitants en bande de Gaza et en Cisjordanie par l’aviation militaire et les bombardements sol-sol sur la région de Bet Hanoune au nord de la bande de Gaza.
De plus, il faut ajouter qu’au moment où tous les protagonistes se retrouvaient ensemble afin de dialoguer et de régler la situation, certains corrompus ont cherché le soir du dimanche 21/10/2005 d’arrêter Mohammad fils du docteur martyr Abdel Aziz Al Rantissi, et de l’humilier en public. Cela a poussé des dizaines d’habitants à s’interposer afin d’empêcher l’arrestation, puis la situation s’est aggravé jusqu’à parvenir à des affrontements armés, voulus et recherchés par certains individus au sein des appareils de sécurité palestiniens.
Des corrompus :
Lorsqu’on s’attarde sur les incidents et leurs effets, et en réfléchissant sur « qui a intérêt dans une guerre interne palestinienne et dans la propagation de la confusion ». Nous trouvons que le seul profiteur c’est l’occupant, ainsi que certains corrompus qui subsistent grâce à la corruption et à l’anarchie. Et afin de révéler qui sont ces corrompus qui se cachent sous le voile de l’autorité et qui se réclament de la loi, mais qui possèdent leur propre agenda politique, nous allons poser un certain nombre de remarques :
- la déclaration du ministère de l’intérieur qui révèle sa position face aux évènements de Jabalia intervient seulement quatre minutes après le massacre. Cela, pose le questionnement et l’ombre du doute sur le coté qui profite de telles déclarations, lancées sans avoir effectué la moindre enquête au préalable.
- La conférence de presse tenue par Ahmad Almoughani (3/10/2005) a Gaza portait en elle des mensonges et des contradictions étonnantes. En effet, le chef de la police a affirmé que les mesures d’enquêtes et de recherche nécessitent obligatoirement l’examen de la voiture qui a subit l’explosion. Il a prétendu avoir contacter « Mohammad Abou Askar » du Hamas et lui avoir demander de livrer la voiture pour un examen, ajoutant que Abou Askar a posé la condition d’annuler la déclaration prononcée par Mahmoud Abbas à propos de l’explosion avant toute coopération, la déclaration avait en effet anticipé l’enquête en faisant porter la responsabilité de l’incident au Hamas… En étudiant cette demande (si elle existe vraiment), elle constitue une revendication logique, en effet, il est interdit de lancer des accusations hasardeuses sans avoir enquêter sur la situation. D’un autre coté, le porte parole du mouvement Hamas M. Sami Abu Zahri, a nié catégoriquement ce qu’a affirmé Almoughani comme quoi ce dernier aurait demandé d’enquêter sur la voiture explosée. Il ajoute en disant : « Les éléments présentés dans la conférence de presse n’ont même pas été recueilli de l’endroit de l’accident ». Ce qui est remarquable dans l’affaire c’est que Almoughani s’est dérobé lorsqu’un journaliste lui a demandé comment pouvait-il annoncé si vite, en quelques jours seulement, les résultats de l’enquête sur l’incident de Jabalia alors que les résultats de l’enquête concernant l’assassinat de Moussa Arafat n’ont pas encore aboutit : alors que les protagonistes de cet assassinat tiennent une conférence de presse transmise en direct, revendiquant l’assassinat de Moussa Arafat, et en même temps, M. Nassr Youssef (ministre de l’intérieur et de la sécurité nationale) publie un communiqué dans lequel il annonce l’instauration de l’état d’urgence dans le but de poursuivre et de punir les acteurs de cet assassinat !!
Le troisième élément curieux dans ce qui c’est passé les deux dernières semaines, c’est que tout cela intervient dans le cadre d’une attaque directe contre le mouvement Hamas, une agression que préside une bande d’individus appartenants aux services de sécurité ou ayants des liens avec ceux-ci. Non seulement ce sont des individus dont on doute de la véracité, mais en plus ils se situent dans le banc des accusés aux yeux du peuple palestinien et aux yeux de tout honnête citoyen du mouvement Fatah et de l’autorité palestinienne.
L’origine de ce doute provient du fait qu’ils sont directement responsables en partie de cette situation de trouble sécuritaire et de corruption auxquels assistent la Cisjordanie et la bande de Gaza. En effet, dans la session parlementaire du 9/6/2005, le ministre de l’Intérieur Nassr Youssef a affirmé : « je n’ai pas réussi à faire quoique ce soit jusque maintenant, car j’ai pris en main des appareils sécuritaires composés de fauteurs de troubles et de bandes armées. »
Ces déclarations sont sources de questionnements à propos de la véracité et la popularité de ces services, déjà accusés d’être responsables et d’avoir manqué à leurs devoirs dans des dizaines d’affaires :
- En effet, où en est l’enquête concernant l’assassinat de Moussa Arafat ?!
- Qu’ont fait les services de sécurité lorsqu’un groupe appartenant au mouvement Fatah a ouvert le feu sur la voiture de Azzam Alahmad à Tolkarm ?
- Quelle est la position adoptée par le ministère de l’intérieur concernant le lancement d’une bombe sur Alaa Hosni : « chef de la police » palestinienne ?!
- Où en est l’enquête sur les responsables des tirs sur le député et ancien ministre M. Nabil Amr ?
- Quelle est la position adoptée par le ministère de l’Intérieur et par les services de sécurité concernant la prise d’assaut humiliante et dégradante du parlement, l’une des bases de la démocratie, par des membres de la police et du mouvement Fatah le 3/10/2005 ?!!... N’est-il pas plus approprié ici de discuter de l’anarchie des armes, de la multiplication des autorités, de l’infraction aux lois etc… ?!!
- D’un autre coté, on peut dire qu’une branche de l’autorité palestinienne cherche, à partir de là, à réaliser deux objectifs :
- premièrement : déformer l’image du mouvement Hamas et de l’arsenal de la résistance face à l’opinion générale palestinienne. Tout ceci dans le but de diminuer des chances du mouvement de vaincre avec une grande majorité pendant les élections locales et parlementaires prochaines. Ces individus espèrent maintenir cette situation d’appropriation unilatérale de la décision politique palestinienne afin de la consacrer à des objectifs et à des intérêts limités, surtout après la victoire du Hamas dans un certain nombre de communes au poids démographique important.
- Le second but : c’est une lettre adressée à l’occupation sioniste et aux américains, affirmant que l’autorité palestinienne fait ce qui lui est demandé d’un point de vue sécuritaire, qu’elle essaie d’arracher les armes des mains du Hamas, et qu’elle garantit la sécurité de l’occupant. Car ceci pourrait éventuellement inciter Sharon à revenir sur le projet de partition que l’autorité palestinienne continue d’adopter malgré son échec total et son rejet de la part de Sharon lui-même.
A ce niveau, M. « Rafiq Hosni », présenté par le journaliste comme le chef des forces armées de l’autorité palestinienne, a affirmé lundi 26/9/2005 répondant à l’une des questions de la fameuse émission « Hard Took » sur l’écran de la chaîne satellite britannique (BBC) : « nous attendons l’occasion de frapper le Hamas, nous avons déjà fait cela précédemment, et nous allons coopérer avec Israël dans le domaine sécuritaire » !
Dans le même cas de figure, M. Nassr Youssef, ministre de l’Intérieur palestinien, a affirmé le30/9/2005 : « nous, dans l’institution sécuritaire en bande de Gaza et en Cisjordanie, travaillons d’une bonne manière, et la sécurité israélienne aujourd’hui est meilleure, et non mauvaise. Aucune action militaire n’a été menée à leur encontre en Cisjordanie ! » (Les vérités : 10/2/2005)
« Hamas » sur la ligne de mire :
D’un autre coté, en observant la politique adoptée par le Hamas et ses actions sur la scène palestinienne, la réalité dit que le Hamas n’a aucun intérêt pour les évènements qui se sont déroulés en bande de Gaza, et ceci pour différentes raisons :
- Le mouvement Hamas, même dans les pires des conditions, s’est toujours éloigné de la guerre civile. C’est lui qui a supporté la souffrance et le mal dans les geôles de l’autorité palestinienne en 1996, tenant par là à préserver le sang palestinien. Quelle sera alors son attitude maintenant, après le retrait de Gaza, alors que le mouvement vit le plaisir de l’expulsion de l’occupant grâce à la résistance qui y a joué un grand rôle, et qui bénéficie d’une grande présence populaire, et c’est alors que le mouvement est accusé de vouloir s’imposer par la force des armes, lui qui a obtenu la confiance de la population de Gaza par les urnes d’un pourcentage de plus de 50% des suffrages participants aux élections municipales. Ainsi, Hamas n’a pas besoin de montrer sa force, lui qui est un résistant féroce à l’occupant, et qui sait que la violence interne éloignera la population de ses protagonistes, car le peuple palestinien, fort et courageux, refuse de verser le sang palestinien quelque soient les conditions.
- Le second élément : c’est que le Hamas a accepté l’apaisement lors de la rencontre du Caire le 17/3/2005, en accord avec toutes les autres factions, et en considération de l’intérêt national. L’apaisement a été adopté par le Hamas afin de permettre au peuple palestinien d’exercer son droit d’élire ses responsables aux niveaux local et législatif. Grâce à sa politique, le Hamas a bénéficié d’un grand appui des urnes, un appui qui rend compte de la pureté et de la légitimité de son armement et de la grande véracité du mouvement. Ainsi, cela signifie que l’apaisement était dans l’intérêt du Hamas et du peuple palestinien dans toutes ses couleurs politiques : l’apaisement a permit en effet l’exercice de la véritable démocratie par l’intermédiaire des urnes, dont le Hamas bénéficiera d’une grande part. Cette victoire attendue du Hamas par les urnes épaulera le programme du mouvement et sa vision résistante contre l’occupation. Et ainsi cette victoire va embarasser toute voix qui prétend que l’arsenal de la résistance est illégitime ou terroriste. Ainsi, on voit bien qu’en réalité le Hamas tient au maintient et à la stabilité de la situation, contrairement à certains qui préfèrent mélanger les cartes et pêcher dans l’eau trouble.
- Autre chose à dire concernant les paroles que nous avons l’habitude d’entendre de la bouche de certains responsables de l’autorité palestinienne et des appareils de sécurité, comme quoi le Hamas essaie de remplacer l’autorité palestinienne, de préserver à lui seul la décision palestinienne par la force et la violence… A partir de là, on en revient au débat sur la multiplication des autorités et des décisions et l’anarchie des armes… etc… mais en observant scrupuleusement les positions adoptés par le Hamas, nous trouvons que les pensées du mouvement politique n’ont jamais porté de telles idées. D’un autre coté, la réalité dément ces affirmations : le mouvement a coopéré avec M. Abou Mazen après le décès du président palestinien Yasser Arafat, en lui accordant la possibilité d’exercer ses fonctions. De même, le mouvement a coopéré avec Abou Mazen en tant que chef de l’autorité palestinienne, et l’a rencontré à l’occasion de plusieurs meetings, le plus important est le débat entamé au Caire qui a aboutit à l’apaisement, au début des élections municipales et à un accord de restructuration de l’OLP sur des bases démocratiques. Le mouvement montre bien par là sa volonté de consolider l’unité nationale et de guider la décision politique palestinienne. Or, en contrepartie de cette bonne volonté du mouvement, les accords n’ont pas été appliqués : En effet, le comité des secrétaires généraux des factions palestiniennes ne s’est pas réuni, et Abou Mazen ne lui a toujours pas permis d’envisager à nouveau la restructuration de l’Organisation de Libération de la Palestine. Cela jette un voile de doute sur la sincérité de l’autorité palestinienne et de son parti en ce qui concerne la restructuration du régime politique palestinien sur les nouvelles bases de la pluralité politique, et de l’association réelle dans la décision.
Par conséquent une vision générale sur la réalité des évènements indique que le mouvement Hamas, en théorie et en pratique, refuse la guerre civile et la prohibe, et qu’il insiste pour que son armement reste maintenu braqué sur la poitrine de l’occupant.
D'un autre coté, il y a des corrompus dans l’autorité palestinienne, et surtout au sein des services de sécurité, qui cherchent à pousser les sages du Fatah, de l’autorité palestinienne et du Hamas à la guerre civile en « mélangeant les cartes » : et ceci en lançant les provocations et en étant à l’origine des évènements répétitifs ici ou là alors qu’au même moment les sionistes et certaines forces internationales lancent une campagne trompeuse de déformation à grande échelle du mouvement Hamas et de l’arsenal de la résistance, incitant ainsi l’autorité palestinienne à agir contre le mouvement, et augmentant la tension interne, ce qui rend ainsi service au projet de Sharon, représenté par la séparation unilatérale se basant sur la vison et les intérêts sionistes.
Face à cette dure réalité que vit notre cause palestinienne en ces instants décisifs, il est nécessaire que les sages de notre peuple, et surtout ceux du Fatah, coopèrent avec le mouvement Hamas et toutes les autres forces en présence pour un sérieux débat national qui permettra de stopper ce plan criminel et de couper le chemin à tout ceux qui pensent pouvoir gaspiller le sang palestinien ou saboter l’unité nationale ou s’en prendre à l’arsenal de la résistance. La prochaine étape nécessite en effet l’accumulation de tous les efforts pour la construire et résister en même temps
Sources : PALESTINE INFO
Posté par Adriana Evangelizt