Alors pendant que Netanyahou prêche la "compassion", son acolyte Avigdor Lieberman, surnommé le fasciste arabophobe, prêche, lui, pour le transfert des palestiniens. Ces derniers sont sans doute moins habilités que lui à résider en Palestine bien qu'il soit né en Moldavie et arrivé sur le sol à l'âge de 20 ans. Il est quand même curieux de constater que tous ceux qui pourrissent la vie des palestiniens sont nés dans les pays de l'Est et ardents sionistes convaincus. Comme quoi cette idéologie a été importée d'ailleurs pour venir faire ses ravages en terre de Canaan. C'est un grand copain de Bibi qui l'avait nommé comme directeur de cabinet en 1996, poste dont il dut démissionner pour enquête policière. Ce qui prouve la moralité du personnage fondateur du parti d'extrême droite Israël Beitenou, un parti essentiellement composé d’Olim... entendez par "Olim" des immigrants des pays de l'Est puisqu'il est aussi fondateur du forum sioniste du judaïsme russophone. Tout un programme. Avec ses copains Netanyahou, Sharansky -né en Ukraine- et Yuli Edelstein né en URSS, vous avez là le noyau dur des ultras prônant le transfert des palestiniens nés en Palestine pour les remplacer par des colons venus de l'Est. Tant que ce quatuor continuera de s'immiscer dans le gouvernement israélien, nous ne sommes pas prêts d'avoir la paix au Proche-Orient car ils sont en connexion directe avec le lobby pro-israélien qui a infiltré le gouvernement Bush. La toile d'araignée sioniste.
Les électeurs arabes israéliens choqués par des appels au transfert
Des appels jalonnant la campagne qui visent à priver de leur citoyenneté des dizaines de milliers d'Arabes israéliens et à séparer Juifs et Arabes ont choqué la minorité arabe d'Israël.
A Umm el-Fahm, en Galilée, les passions se déchaînent depuis que le chef du parti russophone d'extrême droite Israël Beiteinou, Avigdor Lieberman, a proposé de transférer au contrôle des Palestiniens de Cisjordanie -dans le cadre d'échanges territoriaux- le Wadi Ara, région surtout habitée par des Arabes.
D'autant plus que M. Lieberman pourrait jouer un rôle déterminant dans la formation de la prochaine coalition gouvernementale, les sondages lui prédisant 12 mandats. Il suggère aussi que les 1,3 million d'Arabes vivant en Israël fassent la preuve de leur loyauté.
»S'il devait venir ici, il serait lynché», rétorque Mahmoud Zaid Kelani, élu du Mouvement islamique israélien au conseil municipal.
»De quels droits les Juifs peuvent-ils se prévaloir pour nous traiter ainsi? Ici, c'est la Palestine historique. Umm el-Fahm n'a pas immigré en Israël, c'est l'inverse qui s'est produit, et Israël nous occupe», ajoute-t-il.
A l'approche des législatives, les trois listes arabes rivales, qui n'ont aucune chance d'accéder au pouvoir aux côtés des partis sionistes, cherchent à convaincre sur le thème du »nationalisme» exacerbé.
Les chefs de la branche radicale du Mouvement islamique, qui boycottent traditionnellement le scrutin pour ne pas endosser l'existence d'Israël, ont indiqué qu'ils iront aux urnes afin de préserver la représentation arabe à la Knesset, soit huit députés sur 120.
La branche radicale du Mouvement islamiste est dirigée par Sheikh Raad Salah, qui a purgé deux ans de prison pour »contacts avec le Hamas».
Pour Issam Makhoul, député sortant du parti communiste Hadash, la campagne de Lieberman prouve que des idées jadis marginales ont droit de cité en Israël.
»Nous sommes choqués qu'on puisse nous présenter comme une monnaie d'échange contre les blocs de colonies en Cisjordanie», dit-il.
Selon M. Makhoul, le parti Kadima au pouvoir semble acquis à l'idée que les Arabes d'Israël (20% de la population) constituent une forme de menace sécuritaire et démographique à laquelle l'Etat doit faire face unilatéralement.
Le Hadash est le seul parti arabe à présenter un candidat juif, et ses spots en arabe à la télévision sont sous-titrés en hébreu.
L'Alliance pour l'union démocratique (Balad), parti rival, s'en prend, lui, aux Arabes votant pour les partis sionistes. »J'ai été forcé de voter pour un parti israélien (...) Me prennent-ils pour un âne?», dit un chameau, la larme à l'oeil, dans un spot télévisé.
Les législatives auront lieu deux jours avant le 30e anniversaire de la Journée de la Terre durant laquelle les forces israéliennes avaient tué six Arabes qui protestaient contre des réquisitions de terrains.
Le numéro un travailliste, Amir Peretz, a placé en bonne position trois Arabes sur sa liste de candidats au parlement. En cas de victoire, il promet de nommer une ministre arabe et n'écarte pas les partis arabes du gouvernement.
»Les partis arabes se sentent menacés et jouent à fond la carte nationaliste, car les sondages en novembre créditaient leurs rivaux sionistes de nombreux suffrages arabes», estime Eli Rekhess de l'Université de Tel Aviv.
Les Arabes israéliens ont jadis joué un rôle crucial en soutenant le cabinet travailliste de Yitzhak Rabin après les accords d'Oslo (1993), ou en votant à 95% pour Ehud Barak lors de sa victoire en 1999.
Mais, seuls 18% des électeurs arabes ont participé au scrutin suivant remporté par Ariel Sharon, sanctionnant ainsi la répression brutale en octobre 2000 par la police de violentes manifestations de soutien à l'Intifada qui a fait 13 tués parmi les Arabes israéliens.
Sources : TAGEBLATT
Posté par Adriana Evangelizt