Gaza au bord du désastre humanitaire
Le sevrage continue. Ou plus exactement le régime extra-sec. La bande de Gaza est en train de devenir un camp de concentration. Tout est fait pour mener une vie impossible à ce Peuple. Quand on voit que les sionistes, les Usa et ses affidés font tout un plat pour verser l'argent préférant s'assurer qu'il parviendra au Fatah, on rigole. Allez voir la maison de Dahlan -le vampire- par exemple et après celle de Ismaïl Haniyeh du Hamas, vous allez voir la différence. Ils préfèrent donner l'argent à des malhonnêtes et à des corrompus plutôt qu'à des dirigeants scrupuleusement honnêtes envers leur Peuple et possédant une grande moralité.
Voyons réfléchissons, les belligerants reproche au Hamas de ne pas reconnaître l'Etat d'Israël... "comment peut-on demander à un peuple occupé de reconnaître inconditionnellement la puissance occupante". Il faut lire l'excellent article de Bruno Guigue "Les palestiniens sont-ils coupables ?" qui dit à juste titre que "la paix avec l'occupant n'est possible qu'à l'instant où cesse l'occupation". Où en est-on de l'occupation ? Elle dure et s'éternise depuis plus d'un demi-siècle. Avec tous les crimes que l'on connait commis par l'occupant. Dans notre article posé hier, on peut constater que plus de 800 enfant ont été assassinés de 2000 à 2005. Entre hier et aujourd'hui, des missiles ont été tirés sur des bâtiments de l'autorité palestinienne faisant un mort et quatre blessés, plus de 20 obus ont été tirés sur un quartier résidentiel, l'aéroport de Gaza a aussi été bombardé, et bien évidemment les colons prêtent main forte à la soldatesque pour perpétrer aussi leurs méfaits. Tout comme un nouveau point de passage a été fermé pour empêcher l'exportation des produits palestiniens. Et que dire du transfert par la force des leaders du Hamas ? Qui agresse qui encore et toujours ? Faudrait-il que les Palestiniens se laissent massacrer et spollier de leurs terres sans broncher ? La communauté internationale -dont nous ne nous reconnaissons pas- devrait avoir honte de son comportement lâche. On reconnait là l'esprit vichyste qui s'était instauré lors de la dernière guerre. On collabore et on prend parti pour l'occupant afin de mieux stigmatiser, assassiner une population qui ne demandait rien d'autre si ce n'est vivre tranquille sur son territoire. Où en est-on du fameux partage ? Qui prend toujours une part supplémentaire du gâteau ? Est-ce cela la Justice ? N'ont-ils pas honte lorsqu'ils sont en face de leur miroir ceux qui bradent la vie palestinienne sur l'autel du mensonge et de l'hypocrisie ? C'est un peu fort -alors que l'on nous rabat les oreilles avec le "terrorisme"- de ne pas voir où il se situe vraiment. On voit bien là dans cette morgue de l'occupant une pratique visant à provoquer les dirigeants du Hamas. On pousse à bout pour mieux martyriser encore et toujours. Ce monde dans lequel nous vivons nous fait vraiment horreur.
Humanitaires de l'ONU: Gaza est au bord du désastre
Par Akiva Eldar, correspondant de Haaretz
Les organes humanitaires des Nations-Unies lancent une alerte selon laquelle la Bande de Gaza est au bord d'un désastre humanitaire à cause du manque d'argent et de nourriture.
David Shearer, chef du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires de l'ONU (BCAH), a dit aux responsables du ministère des affaires étrangères [israélien] que s'il n'y a pas un changement significatif de la situation, Gaza fera face à une crise humanitaire aussi grave que celle du Kosovo.
Un rapport de l'UNRWA (l'agence pour les réfugiés de la Palestine dans le Proche-Orient) prévient du manque de produits alimentaires de base, à cause de la fermeture fréquente du passage de Karni qui empêche les marchandises en provenance d'Egypte d'entrer à Gaza. Ce rapport dit aussi qu'il y a eu une augmentation significative du nombre de personnes affamées depuis que l'aide financière a été stoppée.
Les statistiques de la Banque Mondiale montrent que s'il n'y a pas de changement dramatique, 75% des Palestiniens se retrouveront sous le seuil de pauvreté dans les deux ans. Le taux actuel est de 56%, à comparer avec 22% en 2000.
Un responsable de la sécurité israélien a déclaré : "Israël a conscience des difficultés et un effort est fait pour trouver des solutions sans violer la décision de ne pas entrer en contact avec le gouvernement du Hamas. La possibilité de transférer des fonds par l'intermédiaire du bureau de la présidence [palestinienne] aux dirigeants régionaux directement assujettis à Abou Mazen est en cours d'examen.
"Dans une telle situation", a-t-il poursuivi, "une certaine quantité de contact sera maintenue avec les services de sécurité palestiniens en créant des canaux entre les Forces de Défense Israéliennes et la sécurité nationale. Israël a conscience du problème humanitaire et ne veut pas qu'une telle crise ne survienne".
Ces deux derniers mois, en protestation contre le gouvernement du Hamas, Israël a bloqué le transfert de quelques 200 millions de NIS [env. 36m €] de recettes fiscales à l'Autorité Palestinienne [AP] et les Etats-Unis ainsi que plusieurs autres pays ont gelé les versements de l'aide financière mensuelle qui s'élève à environ 38 millions d'euros.
Les responsables de l'UNRWA s'inquiètent de ce que les fonctionnaires de l'AP ne reçoivent pas leurs salaires ce mois-ci, à cause de la rétention par Israël des recettes fiscales. Les Nations-Unies estiment que 37% des salariés de la Bande de Gaza - plus de 73.000 personnes - travaillent pour l'AP.
les besoins vitaux
Le commissaire-général de l'UNRWA, Karen Koning Abou Zayd, a déclaré à Haaretz que si les fonctionnaires de l'AP ne reçoivent plus leurs salaires, l'ONU aura bien du mal à faire face aux besoins, même les plus vitaux, des réfugiés.
Abou Zayd s'attend à ce que 25.000 familles viennent s'ajouter sur la liste de distribution de nourriture et a dit qu'il manque à l'UNRWA près de $120 millions (100m €) des $457,9 millions (379,3m €) nécessaires pour financer les besoins de base. Sur les $150 millions (124m €) nécessaires aux projets, comme la construction d'écoles, l'ONU n'a reçu que $14,3 millions (11,8m €), a-t-elle déclaré.
À Gaza, les Palestiniens se retrouvent aussi face à un problème de santé publique. Selon le rapport de l'UNRWA : environ 850.000 volailles sont suspectées d'avoir contracté la grippe aviaire. Les pays donateurs doivent encore transférer la totalité des sommes allouées pour combattre le virus.
Mais la menace n'est pas limitée aux Palestiniens. Un rapport publié le mois dernier par Stratfor, une agence [réputée] de consultants en renseignement qui fournit des estimations sur les questions mondiales, fait remarquer que ce sont dans des endroits comme la Bande de Gaza où la pandémie aviaire a le plus de chance de muter en grippe affectant les êtres humains.
En même temps, le rapport du BCAH établit que si l'Autorité Palestinienne perd ses sources de revenu à cause du boycott des donations et que les barrages restent fermés aux biens palestiniens, le PIB palestinien devrait baisser d'au moins 25%.
Traduit par Jean-François Goulon QuestionsCritiques
Posté par Adriana Evangelizt