Le quotidien dramatique des palestiniens

Publié le par Adriana Evangelizt

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et en l'occurence en Palestine, comme vous pourrez le constater.

 

Israël installe, dans l'impunité la plus totale, la famine du Peuple Palestinien

Tandis que les partis politiques israéliens amusent la galerie avec leurs tractations pour la formation d’un nouveau cabinet, le gouvernement israélien et son armée accélèrent les préparatifs pour transformer en famine la « diète » déjà officiellement imposée au peuple palestinien.

Mardi, l’armée israélienne a commencé la journée en envoyant ses avions bombarder les abords du siège de la présidence de l’Autorité Palestinienne à Gaza -tuant au passage un civil et en blessant huit autres, dont un bébé de six mois. Prétexte invoqué ? Des roquettes palestiniennes Qassam seraient parties de la zone. En réalité, Israël entendait souligner, avec ce bombardement, qu’il n’y a aucun « partenaire » avec qui discuter côté palestinien, pas même le président élu Mahmoud Abbas, et que ses exactions peuvent donc continuer de manière indéfinie, tant que le dernier Palestinien n’aura pas renoncé à ses droits les plus élémentaires.

Parallèlement, les pressions pour asphyxier complètement les Palestiniens au plan économique et financier, avec la complicité des gouvernements et du système bancaire du monde entier, y compris arabe, ont pris un tour nouveau.

Israël, depuis la formation du nouveau gouvernement palestinien dirigé par le Hamas, procède déjà à la confiscation des recettes douanières qu’il doit à l’Autorité Palestinienne. Puisque les territoires palestiniens occupés n’ont pas d’autres frontières qu’avec la puissance occupante, c’est cette dernière, en effet, qui perçoit les taxes sur les importations, dans les ports israéliens, des produits destinés aux territoires, avec l’obligation de les reverser aux Palestiniens. Les sommes volées par les Israéliens, représentent environ 50 millions d’euros par mois, soit près d’un tiers des recettes de l’Autorité Palestiniens

Mais mardi, l’étau a été encore resserré : la banque israélienne Hapoalim -au cœur d’une série de scandales de corruption et de blanchiment d’argent pour ce qui concerne la scène intérieure- a annoncé qu’elle interrompait toutes ses opérations avec les banques palestiniennes. La presse israélienne et internationale, qui a rendu compte de l’annonce, n’était pas en mesure d’en souligner la portée pratique : mais il est évident, vu l’état de sujétion complète de la Palestine vis-à-vis d’Israël, qu’une absence de liens bancaires peut avoir, très rapidement des effets dévastateurs sur les indispensables transferts de fonds dont a besoin la population palestinienne.

Plus grave encore, un ex-haut dirigeant palestinien a annoncé à l’agence Reuters, sous couvert de l’anonymat, que des banques arabes avaient « conseillé » à l’Autorité Palestinienne de fermer les comptes qu’elle détient dans leurs établissements, ceux-ci pouvaient être saisis d’un moment à l’autre du fait de pressions occidentales, américaines en particulier, l’Autorité Palestinienne étant désormais considérée comme « entité terroriste ».

L’Arab Bank, un établissement bancaire jordanien qui contrôle environ 50% du secteur bancaire palestinien, a cependant déclaré qu’elle maintenait jusqu’à nouvel ordre des relations bancaires normales avec l’Autorité Palestinienne.

Mais cette dernière est déjà exsangue, selon diverses sources. Un représentant du Hamas a déclaré mardi que la paye du mois de mars des 140.000 fonctionnaires de l’Autorité Palestinienne ne pourrait pas être versée ces jours-ci comme prévu, et ne le serait dans le meilleur des cas que le 15 avril. L’étranglement des finances publiques palestiniennes, organisé par Israël, a entre autres pour objectif de précipiter les tensions internes et la déstabilisation dans les territoires occupés, notamment dans la bande de Gaza.

La bande de Gaza et les 1,4 million de Palestiniens qui l’habitent sont directement affectés, depuis des mois, par le passage, au compte-goutte des approvisionnement les plus élémentaires, y compris les produits alimentaires. Les Nations-Unies ont prévenu que le taux de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté (moins de 2 euros par jour et par personne), qui touche actuellement 60% de la population à Gaza, est en passe d’atteindre rapidement les 80%.

Par CAPJPO-EuroPalestine

 

Et pendant ce temps-là dans les prisons israéliennes...

Pendant que le gouvernement français encourage chaque jour davantage l’occupant israélien dans ses actions criminelles, celui-ci multiplie les rafles dans la population palestinienne, investit et saccage les maisons, arrête un nombre croissant de palestiniens dont de nombreux mineurs, qui subissent un sort atroce dans les prisons israéliennes, sans que la communauté internationale lève le petit doigt. Ci-dessous quelques exemples récents de la situation de ces prisonniers, transmis par le comité des prisonniers Nadi Al Asir al-Filistini.

Ainsi, au cours des trois derniers mois et rien que pour la région de Bethléem, 200 palestiniens, dont 40 mineurs ont été kidnappés et pourrissent actuellement dans les prisons de Atzion, Ofer, et dans les sections des interrogatoires de Ascalan et Moskobiya.

A Tulkarem, le 29 mars dernier, 14 Palestiniens étaient enlevés après que plusieurs maisons eurent été saccagées par l’armée.

Qui parmi nos grands médias a parlé de ces opérations nocturnes, où les soldats et leurs chiens investissent les maisons, jettent les familles dehors pendant des heures, les menacent, les brutalisent, et endommagent les habitations ?

Qui parmi eux s’indigne des conditions de détention des femmes palestiniennes et prend la peine de relayer l’appel au secours lancé derrière les barreaux par Qahira Saadi, le 21 mars dernier ?

Dans un entretien au quotidien al-Quds, elle raconte la répression, l’insalubrité, l’humiliation quotidiennes, dans des cellules sales, surpeuplées, glaciales en hiver et torrides en été, closes pour empêcher tout rayon de soleil. "Les matelas sont sales, les couvertures rares. Les bains sont tellement vieux qu’ils dégagent des odeurs de moisi, ce sont les lieux de transmission des maladies. Nous vivons au milieu des bestioles, les cafards, les rats. La direction ne fait aucun effort pour nous en débarrasser."

Elle explique comment la direction de la prison provoque constamment les prisonnières, en multipliant les fouilles corporelles, les amendes, les privations de visites, les mesures d’isolement. Il est ainsi interdit aux prisonnières de former des groupes dans la cour de récréation, même pour des activités sportives. La prière collective est interdite, même celle du vendredi. Lors des rares visites autorisées, une vitre sépare les mères de leurs enfants.

La nourriture est excécrable et insuffisante. La direction de la prison la fait sadiquement préparer par des prisonnières juives de droit commun qui s’amusent à y ajouter des cafards et des ingrédients moisis. Et en cas de maladie, ni médecin, ni traitement. Plusieurs prisonnières doivent être opérées, leur état est critique, mais rien n’est fait.

Au nom des prisonnières, Qahira Saadi lance un appel aux institutions internationales, humanitaires, leur demandant d’agir et de mettre fin à la détention des 120 prisonnières palestiniennes, privées de leurs enfants, de leurs familles, dont des mineures et des malades.

La situation des prisonniers n’est guère meilleure et les exemples de malades non soignés sont de plus en plus en plus nombreux dans plusieurs prisons, dont celle de Gilboa.

Dans la prison du Négev, la direction a décidé ce dimanche matin le transfert de 240 prisonniers palestiniens vers les prisons centrales. Des unités spéciales de répression, équipées de trombes d’eau et de véhicules blindés ont fait sortir les 240 prisonniers des sections B1 et B2 pour les mettre dans des cars. Elles ont d’abord encerclé le camp, coupé toute commnunication entre les sections, ont aspergé les prisonniers de gaz lacrymogènes après que les détenus se soient mobilisés pour empêcher les prisonniers de s’en aller. Les détenus ont alors protégé les malades d’entre eux pour les éloigner des gaz. Les forces de la répression se sont alors jetées sur les prisonniers pour les brutaliser et les frapper, à coups de matraque, menaçant de mettre le feu à leurs tentes. Les 2200 prisonniers du Naqab ont commencé à riposter contre la direction des prisons, en renvoyant leurs plateaux des déjeuner et dîner, et en refusant de sortir les poubelles.

Informations transmises par le Centre d’Information sur la Résistance en Palestine

Publié par CAPJPO-EuroPalestine

Posté par Adriana Evangelizt

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