Bush soutient Olmert
Il ne fallait pas s'attendre à autre chose. Bush approuve donc le plan d'Olmert de démanteler quelques colonies en Cisjordanie et de laisser les plus importantes. Les mots sont très importants... Bush a dit "Ces idées peuvent mener à une solution comportant la création d'un Etat palestinien si la voie tracée par "la feuille de route", le plan de paix élaboré par les Etats-Unis, l'Union européenne, la Russie et l'Onu ne se débloque pas" Notons bien le SI... avec un tel aval comment voulez vous que les sionistes se tracassent et suivent la "feuille de route" qui est morte et bien morte. Ils ne feront donc aucun effort pour aller dans le bon sens, dans le sens de la paix... la guerre continuera donc et les atrocités israéliennes aussi. C'est donc du reste du monde que viendront les solutions. Les vraies.
Le président George W. Bush a apporté mardi un sérieux soutien au nouveau Premier ministre israélien Ehud Olmert en se déclarant ouvert à son idée de démantèlement de colonies en Cisjordanie et en promettant l'aide américaine en cas d'attaque iranienne contre l'Etat hébreu.
En retour, M. Olmert a promis lors de sa première visite à la Maison Blanche qu'il épuiserait "tous les moyens" de parvenir à une résolution négociée du conflit israélo-palestinien passant par la création d'un Etat palestinien.
Il a satisfait l'exigence de M. Bush qu'Israël n'entreprenne rien d'unilatéral en tendant "la main en signe de paix" au président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qu'il rencontrera "dans un avenir proche".
M. Bush a salué les "idées audacieuses" de son invité, lors d'une conférence de presse conjointe à l'issue de près de deux heures de discussions. Ces idées peuvent mener à une solution comportant la création d'un Etat palestinien si la voie tracée par "la feuille de route", le plan de paix élaboré par les Etats-Unis, l'Union européenne, la Russie et l'Onu ne se débloque pas, a-t-il dit. Le projet de M. Olmert de démanteler les colonies juives isolées en Cisjordanie tout en maintenant les plus peuplées pourrait représenter "un pas important" dans le processus de paix, a-t-il dit.
Des marques d'ouverture aussi claires de la part de Bush étaient tout sauf acquises avant la rencontre. Les déclarations d'Olmert lors de la campagne victorieuse avant les élections ont fait craindre à l'administration américaine que le Premier ministre ne lance, sans négocier avec les Palestiniens, une entreprise qui reviendrait à fixer d'autorité les frontières israéliennes. Un règlement "ne sera trouvé que sur la base de modifications approuvées mutuellement" et aucune partie ne doit préjuger du résultat des négociations, a prévenu M. Bush.
Mais les conseillers de M. Olmert ont exprimé une grande satisfaction après les déclarations de M. Bush. M. Olmert a déclaré en contrepartie qu'il ferait tout pour que les négociations aient lieu avec les Palestiniens. Alors qu'il dénigrait dimanche encore le président de l'Autorité palestinienne comme un dirigeant affaibli par l'accession du Hamas au gouvernement, il a salué en lui un homme "sincère". Il a cependant prévenu qu'Israël n'attendrait pas "indéfiniment" et n'accepterait pas d'être "l'otage" diplomatique du Hamas. "Si nous parvenons à la conclusion qu'aucun progrès n'est possible, nous serons obligés de prendre une autre route", a-t-il dit.
L'interlocuteur palestinien d'Israël ne devra pas se contenter "d'une déclaration publique, mais (devra) pouvoir satisfaire les exigences de base de la feuille de route et les exigences du "quartette": reconnaître le droit d'Israël à l'existence, désarmer les groupes terroristes et respecter les accords déjà passés. "Les déclarations d'Ehud Olmert sont peu encourageantes car il tente de changer la feuille de route", a cependant déclaré Nabil Abou Roudeina, porte-parole de M. Abbas.
La délégation israélienne s'est réjouie que M. Bush ait répété les exigences du "quartette", ainsi que l'engagement militaire américain au côté d'Israël en cas d'attaque iranienne. "Si Israël est attaqué, les Etats-Unis viendront en aide à Israël", a dit M. Bush. Alors que les Etats-Unis et leurs partenaires peinent à trouver une réponse au défi nucléaire iranien, M. Olmert a parlé de "moment de vérité; il n'est pas encore trop tard" pour empêcher l'Iran de fabriquer la bombe atomique.
Après leurs entretiens, MM. Bush et Olmert devaient partager un dîner de travail. Mercredi, M. Olmert s'adressera au Congrès, un honneur réservé aux plus proches alliés de Washington.
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt