Le Hamas ne capitulera pas
Nous savons très bien que l'enlèvement du soldat Shalit n'est qu'un prétexte pour porter un coup fatal au Hamas. En attendant, on est en train de faire porter le chapeau à la Syrie par la voie du sinistre Bolton qui se permet de traiter les autres de terroristes alors que les Etats-Unis sont passés maîtres dans l'art de semer la terreur. Nous savons où se trouvent les véritables terroristes et dans quel camp. Nous savons qui amène notre monde au bord du chaos. L'axe sioniste-étatsunien est un danger pour l'humanité toute entière. Ils mettent la planète à feu et à sang pour toujours piller davantage. Nous ne reconnaissons aucune valeur morale à ceux qui appliquent cette politique du pire. Tout comme nous n'acceptons aucune leçon d'eux. Ils sont bien mal placés pour en donner vu qu'ils ne possèdent aucune éthique et aucun sens de l'honneur. Arrogance et mépris sont leur apanage.
Damas est responsable de la « situation sérieuse » prévalant au P-O, estime Washington
Israël s’obstine dans son offensive, le Hamas ne « capitulera pas »
L’État hébreu paraissait toujours décidé à poursuivre son offensive contre le Hamas. Après l’arrestation, jeudi, de 64 responsables politiques islamistes, Israël a annulé hier le statut de résident à Jérusalem-Est d’un ministre et de trois députés du Hamas. Face à cet acharnement, le Premier ministre Ismaïl Haniyeh a affirmé que le Hamas ne capitulera pas. Les États-Unis ont, pour leur part, orienté leur offensive verbale en direction de la Syrie, qu’ils ont accusée, par la voix de John Bolton, ambassadeur américain à l’ONU, d’être responsable, par « son soutien au terrorisme », de la « situation sérieuse » prévalant au Proche-Orient. M. Bolton a également appelé le président Bachar el-Assad à arrêter Khaled Mechaal, « terroriste international notoire et membre du Hamas », et à « fermer les diverses officines terroristes existant à Damas ».
L’offensive terrestre freinée à Gaza, la campagne contre le Hamas se poursuit
Le Hamas, cible principale de l’offensive israélienne en cours dans les territoires palestiniens, a promis hier de tenir bon face à la pression exercée par Israël qui a continué à resserrer l’étau autour du mouvement islamiste au pouvoir. L’État hébreu a cependant suspendu son offensive dans le secteur nord de la bande de Gaza afin de donner le temps à une médiation égyptienne visant à libérer un soldat capturé dimanche dernier et dont la télévision israélienne a annoncé qu’il était en vie.
Les Israéliens « peuvent assassiner des dirigeants, arrêter des ministres et des députés, mais notre drapeau ne tombera pas », a proclamé le Premier ministre du Hamas Ismaïl Haniyeh lors d’un prêche dans une mosquée de Gaza. Il faisait référence à l’arrestation, mercredi, de plus de 64 responsables politiques du Hamas.
Il a toutefois assuré que des efforts étaient en cours pour libérer Gilad Shalit, le soldat israélien enlevé dimanche dernier, mais il a accusé Israël d’entraver ces efforts, en lançant son offensive et en arrêtant des ministres palestiniens. « Nous poursuivons nos efforts et nos communications avec les Égyptiens, avec le président (palestinien Mahmoud Abbas) et d’autres parties pour mettre fin à cette affaire, mais l’escalade israélienne dresse des obstacles », a affirmé M. Haniyeh, qui apparaissait pour la première fois en public depuis l’enlèvement du soldat israélien. « L’agression doit cesser », a-t-il ajouté.
L’aviation israélienne a mené plus d’une trentaine de raids aériens contre la bande de Gaza, visant notamment le ministère de l’Intérieur palestinien sans faire de victime. Le bâtiment a été incendié. Le dernier raid, survenu en fin d’après-midi, a fait trois blessés palestiniens. Il visait un véhicule transportant des membres du Jihad islamique en route pour perpétrer une attaque à la roquette contre le sud d’Israël. Un combattant du Jihad islamique, blessé avant l’aube lors d’un de ces raids à Rafah (sud de la bande de Gaza), est décédé. En Cisjordanie, un activiste palestinien a également été tué lors d’une opération d’arrestations de l’armée israélienne à Naplouse.
Parmi les objectifs visés dans ces raids aériens figurent 22 routes dans le centre et le nord de la bande de Gaza, utilisées par les groupes armés, deux camps d’entraînement du Hamas et un des Brigades des martyrs d’al-Aqsa (Fateh) à Gaza-ville, une fabrique d’armes et un bureau des Brigades à Gaza et un bureau du Hamas à Jabalya (Nord), a indiqué l’armée israélienne. En outre, plus de 600 obus ont été tirés par l’artillerie israélienne sur la bande de Gaza au cours des dernières 24 heures, selon des sources militaires.
Cependant, des troupes et des blindés israéliens massés face au secteur nord de la bande de Gaza ont reçu pour l’heure ordre de ne pas intervenir afin de donner le temps à une médiation égyptienne visant à libérer le soldat israélien.
Le président égyptien, Hosni Moubarak, a déclaré hier au quotidien al-Ahram que le Hamas était d’accord pour libérer sous condition le caporal Shalit, mais il n’a pas précisé quelle était la nature de ces conditions.
En soirée, la télévision publique israélienne a indiqué que Gilad Shalit est vivant et qu’il a reçu la visite d’un médecin palestinien qui a soigné ses blessures. La télévision a ajouté que le lieu où le soldat est détenu dans la bande de Gaza n’est pas connu.
Par ailleurs, des activistes des Brigades des martyrs d’al-Aqsa ont affirmé hier avoir enlevé un autre soldat en Cisjordanie mais sans fournir de preuves à l’appui.
Baptisée « Pluies d’été », l’offensive israélienne censée délivrer le soldat capturé dimanche prend de plus en plus la forme d’une campagne systématique contre le Hamas. « Si le caporal Gilad Shalit est assassiné par ses ravisseurs, ce sera la fin du gouvernement Hamas », a d’ailleurs averti un haut responsable de la Défense.
Poursuivant sa stratégie d’acharnement contre le Hamas, Israël a annulé hier le statut de résident à Jérusalem-Est d’un ministre et trois députés du Hamas. Le ministre pour les Affaires de Jérusalem, Khaled Abou Arafeh, et trois députés résidents de Jérusalem-Est annexée n’auront plus le droit d’y séjourner, en vertu de cette décision sans précédent prise par le ministère de l’Intérieur.
Sources : Lorient le Jour
Posté par Adriana Evangelizt