Le Hamas dans le collimateur d'Israël
La seule chose que nous voyons c'est que des palestiniens sont encore tués et qu'Olmert joue les gros bras. Et en plus, ils disent que l'attaque contre le bureau d'Ismail Haniyeh "s'inscrit dans le cadre de nos efforts visant à porter atteinte aux capacités du gouvernement du Hamas à contrôler la situation et à gouverner". Les dirigeants sionistes veulent mettre à bas un gouvernement élu démocratiquement par un Peuple. De quel droit ? Pour qui se prennent-ils ? Quant au père du soldat Shalit qui se revendique français, il faudrait peut-être qu'il apprenne notre langue pour commencer... c'est ce qui est demandé à tout immigrant voulant obtenir la naturalisation française. Nous tenons d'ailleurs à signaler que le frère d'une de nos amis ayant fait son service militaire en Algérie alors qu'il résidait en France s'est vu refusé la nationalité française à cause de ce choix...
Le Hamas dans le collimateur d'Israël, les tractations piétinent
Les menaces israéliennes contre le Hamas se faisaient dimanche de plus en plus pressantes, à mesure que s'effaçait l'espoir d'une solution négociée pour le soldat israélien capturé, après un raid aérien contre les bureaux du Premier ministre Ismaïl Haniyeh.
Trois Palestiniens armés ont été tués dimanche par l'armée israélienne alors qu'ils s'approchaient de soldats postés près de l'aéroport de Dahaniya, dans le sud de la bande de Gaza, a dit une porte-parole de l'armée.
La branche armée du Hamas a mis en garde Israël contre des représailles sur ses infrastructures et bâtiments gouvernementaux si la campagne de raids aériens se poursuivait.
"Les brigades Ezzedine al-Qassam mettent l'ennemi sioniste en garde. Si ses opérations continuent, nous frapperons les mêmes cibles de l'occupation que nous nous réfrénions d'attaquer auparavant", selon un communiqué de leur porte-parole Abou Obeida.
L'attaque israélienne contre les bureaux du Premier ministre marque une nouvelle étape dans les pressions militaires exercées pour contraindre le Hamas à agir pour la libération d'un soldat israélien enlevé il y a une semaine à la lisière de la bande de Gaza.
"J'ai donné ordre à l'armée et aux forces de sécurité d'agir avec toute leur puissance pour poursuivre les terroristes, leurs idéologues et ceux qui leur offrent protection", a affirmé le Premier ministre Ehud Olmert.
"Nous ferons tout, je dis bien tout, pour libérer le soldat (...) Je le répète: personne ne sera épargné", a insisté M. Olmert.
"L'attaque contre le bureau d'Ismaïl Haniyeh s'inscrit dans le cadre de nos efforts visant à porter atteinte aux capacités du gouvernement du Hamas à contrôler la situation et à gouverner", a précisé le ministre de l'Intérieur Roni Bar-On.
Le vice-premier ministre Shimon Peres a déclaré dans un entretien diffusé dimanche sur CNN que les ministres du Hamas arrêtés ces derniers jours par les Israéliens seraient jugés pour participation à des actes terroristes.
Le service de sécurité intérieure israélien Shin Beth a annoncé avoir déjoué en juin une première tentative d'enlèvement et d'assassinat d'un soldat par des activistes palestiniens des Comités de la résistance populaire, l'un des groupes qui ont revendiqué la capture du soldat Gilad Shalit.
Son père, Noam Shalit, qui détient la nationalité française, a appelé le président français Jacques Chirac et le Premier ministre Dominique de Villepin à poursuivre leurs efforts pour la libération de son fils.
Les efforts de médiation approchaient de l'impasse, selon le porte-parole du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
"Les efforts se poursuivent mais pour l'instant en vain. Nous sommes proches de l'impasse", a déclaré Nabil Abou Roudeina après un entretien entre M. Abbas et un émissaire des Nations unies, Alvaro de Soto, à Gaza.
"Les prochaines heures seront cruciales. Toutes les parties ont la responsabilité de trouver une solution pacifique", a-t-il poursuivi. "Les menaces israéliennes sont sérieuses et continues. Nous ne voulons pas que Gaza entre dans une guerre sans fin", a dit M. Abou Roudeina.
Les fournitures de carburants ont repris ainsi que les livraisons de vivres dans la bande de Gaza, bouclée depuis le début de l'offensive israélienne.
En Cisjordanie, le procès du chef du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche), Ahmed Saadat, accusé d'avoir planifié des attaques anti-israéliennes, a été reporté au 14 septembre par un tribunal militaire israélien après le refus de l'accusé de se lever à l'arrivée des juges et de décliner son identité.
Par ailleurs, cinq Palestiniens ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une opération menée à Naplouse par l'armée israélienne pour arrêter un activiste des Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa, groupe armé issu du mouvement Fatah de Mahmoud Abbas.
L'armée israélienne a confirmé l'opération, mais affirmé être repartie bredouille, sans causer ni victime ni dégât.
La dernière attaque anti-israélienne revendiquée par le Hamas remonte à janvier 2005. Le mouvement islamiste a revendiqué le 10 juin des tirs de roquettes contre Israël, rompant pour la première fois une trêve unilatérale qu'il observait depuis 2005, au lendemain d'une vague de raids aériens israéliens dans la bande de Gaza.
Sources : 20 mn
Posté par Adriana Evangelizt