4 soldats israéliens portés disparus
Liban : Un drone du Hezbollah s'écrase sur un navire de guerre israélien
JERUSALEM (AP) - Un avion télécommandé du Hezbollah transportant des explosifs s’est écrasé sur un bâtiment naval israélien, tard vendredi 14 juillet 2006, causant des dommages importants sur le navire, ont déclaré des responsables militaires israéliens.
Cette attaque indique que le Hezbollah a ajouté une nouvelle arme à son arsenal, composé traditionnellement de roquettes et de mortiers utilisés contre les troupes israéliennes. Selon les responsables israéliens, le navire de guerre, qui comptait plusieurs dizaines de marins à bord, a subi de lourds dégâts. Un incendie s’est déclaré à bord et n’a pu être maîtrisé que plusieurs heures après l’attaque. Tard vendredi 14 juillet 2006, le navire a pu être remorqué dans un port israélien. Les responsables militaires, qui se prononçaient sous couvert d’anonymat, n’ont pas fait état de blessés. Pourtant, la chaîne qatarie Al-Jazira avait annoncé plus tôt que l’armée israélienne recherchait quatre de ses hommes, portés disparus selon la chaîne à la suite d’un tir de roquette du Hezbollah. Par voix officielle, l’armée israélienne a fait savoir, dans un communiqué, que les causes de cette attaque faisaient encore l’objet d’une enquête.
Le Hezbollah n’avait jamais auparavant frappé des intérêts israéliens avec ce genre d’appareils, même s’il a réussi deux survols du territoire israélien avec des drones ces dernières années. Signes que les capacités militaires du mouvement chiite ont progressé, ces opérations ont provoqué une vive inquiétude en Israël, dont les systèmes de défense n’ont pas été en état de détecter les drones.
Sources : Intérêt Général
Le Hezbollah en "guerre ouverte" contre Israël, 4 marins israéliens disparus
Quatre marins israéliens sont portés disparus après que leur navire a été touché au large de Beyrouth par le Hezbollah, dont le chef, Hassan Nasrallah, a déclaré une "guerre ouverte" à Israël, alors que l'armée israélienne poursuivait ses attaques destructrices au Liban.
Quatre marins israéliens ont été portés disparus après que leur bâtiment a été touché vendredi soir et a pris feu, a annoncé une porte-parole militaire israélienne samedi. Elle n'a pas été en mesure de préciser s'il a été atteint par une roquette ou par "un drone bourré d'explosifs", comme l'avait indiqué le quotidien israélien Haaretz. Le bâtiment de la marine de guerre israélienne a ensuite été remorqué vers le port de Haïfa dans le nord d'Israël.
L'armée israélienne avait indiqué dans un premier temps, que ce bâtiment avait subi des "dégâts légers", alors que le Hezbollah annonçait l'avoir "détruit". Un navire civil, "apparemment égyptien", a été endommagé dans le même secteur, selon la porte-parole.
"Vous vouliez une guerre ouverte, vous l'aurez", a déclaré cheikh Nasrallah, s'adressant à Israël, dans un discours retransmis par la chaîne de télévision Al-Manar, peu après avoir échappé à un raid israélien qui a détruit ses bureaux et son domicile.
Face à cette escalade de la violence qui fait craindre un conflit régional, le Conseil de sécurité de l'Onu a tenu une réunion d'urgence à New-York. La réunion s'est achevée sans demande de cessez-le-feu, comme le réclamait le Liban.
Les débats ont illustré les divisions au sein du Conseil, les Etats-Unis s'abstenant de critiquer Israël et même d'appeler à la retenue, tandis que la France condamnait "le caractère disproportionné de la riposte" de l'Etat hébreu.
L'Arabie saoudite a critiqué indirectement les agissements du Hezbollah, les qualifiant "d'aventurisme".
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert qui a donné vendredi soir son feu vert à l'armée pour la poursuite des attaques au Liban contre de nouvelles cibles, avait posé trois conditions à un cessez-le-feu: la libération des deux soldats israéliens enlevés, l'arrêt des tirs de roquettes vers Israël et l'application d'une résolution de l'Onu sur le désarmement du mouvement chiite.
Mercredi, deux soldats israéliens ont été enlevés par le Hezbollah et huit tués à la frontière libanaise, entraînant le déclenchement d'une offensive de grande envergure au sud Liban.
Une première offensive de l'armée israélienne avait été lancée le 27 juin contre la bande de Gaza, au surlendemain de l'enlèvement d'un caporal par un commando palestinien à la lisière de ce territoire.
Les trois soldats israéliens enlevés sont "vivants" et leur état de santé est "acceptable", a déclaré le chef d'état-major israélien Dan Haloutz. Les ravisseurs réclament un échange entre les soldats capturés et des détenus palestiniens et libanais en Israël, ce que le gouvernement israélien refuse.
Par ailleurs, le ministère palestinien de l'Economie à Gaza a été gravement endommagé dans la nuit de vendredi à samedi par un raid aérien israélien, selon des sources de sécurité palestiniennes.
Depuis son déclenchement, l'offensive a fait 66 morts et 193 blessés au Liban. En Israël, quatre civils ont été tués depuis mercredi par des roquettes tirées depuis le sud du Liban.
Israël a intensifié et étendu ses raids au Liban, soumis à un blocus aérien, maritime et terrestre quasiment étanche. Des avions israéliens ont bombardé à plusieurs reprises vendredi la banlieue sud de Beyrouth, où se trouve le commandement du Hezbollah. Deux raids par hélicoptère ont été menés contre Bazouriyé et Abou al-Assouad, à l'est et au nord de Tyr, sans faire de victime.
Depuis le nord d'Israël, l'artillerie de campagne a pour sa part pilonné la vallée de Khiam (secteur oriental de la frontière), où sont tombés plus de 60 obus.
L'aviation, l'artillerie et la marine israéliennes ont détruit une vingtaine de ponts, coupé des routes et incendié des dépôts de carburants de la centrale électrique de Jiyé, sur le littoral au sud de Beyrouth. La route Beyrouth-Damas, l'une des voies qui restaient pour quitter le pays, a été bombardée et coupée à la circulation. Des passages par la montagne semblaient être les dernières voies possibles pour quitter le pays.
L'aéroport international de Beyrouth, fermé depuis un premier bombardement jeudi, a été de nouveau visé par l'armée israélienne. Ont également été touchés l'aéroport militaire de Rayak (est près de la frontière syrienne), un camp palestinien prosyrien à proximité, des bases du Hezbollah et de l'armée libanaise et de nombreuses habitations.
Des milliers de Libanais chiites ont fui vendredi en début de soirée des villages frontaliers d'Israël à la suite d'ultimatums de l'armée israélienne et de tirs provenant des bâtiments de guerre.
Des responsables militaires israéliens ont indiqué qu'ils comptaient créer une zone tampon au Liban sud pour empêcher le Hezbollah d'opérer à partir de la zone frontalière et mettre ainsi les agglomérations du nord d'Israël hors de portée des tirs de roquettes. Selon l'armée israélienne, plus de cent roquettes ont été tirées vendredi en direction d'Israël par le Hezbollah.
Vendredi dans la soirée, une délégation dépêchée par le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan est arrivée au Caire "pour aider à désamorcer la crise majeure". La délégation a eu un entretien avec le secrétaire général de la Ligue arabe. Elle doit se rendre en Israël, dans les territoires palestiniens, au Liban, en Syrie et en Jordanie.
Sources AFP
Posté par Adriana Evangelizt