La communauté internationale peine à trouver la riposte
Et bla bla bla bla bla bla... voilà à quoi se résume la réunion du G8... sans rire, on peut faire aussi bien qu'eux... finalement à quoi servent ces gens ? On se le demande.
La communauté internationale peine à trouver la riposte
La communauté internationale, jusqu'ici largement impuissante face aux violences au Proche-Orient, propose l'envoi d'une force de stabilisation au Liban-Sud pour aider à mettre fin aux hostilités, mais reste très divisée sur le fond.
"Nous ne pouvons rien faire à la place de ceux qui vivent dans la région", reconnaissait un rien désabusé, dimanche, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso en marge du sommet des grandes puissances du G8 à Saint-Pétersbourg. "Quelle sorte d'action décisive pouvons nous entreprendre?", s'interrogeait-il.
Pressés de réagir face à l'escalade des affrontements entre Israël et le Hezbollah qui ont déjà fait des dizaines de morts, le forum a finalement accouché dimanche soir à l'issue de difficiles tractations d'une déclaration commune mi-figue, mi-raisin aux allures de voeu pieux. Elle demande l'arrêt à la fois de l'offensive de Tsahal et la fin des bombardements du Hezbollah contre Israël.
Seul élément concret, le G8 suggère que le Conseil de sécurité de l'ONU envoie à la frontière entre le Liban et Israël une force internationale de sécurité et d'observation, un projet encore flou et de surcroît fraîchement accueilli à Jérusalem. "A ce stade, il est encore trop tôt pour discuter d'un telle possibilité", a déclaré lundi un haut responsable du ministère israélien des affaires étrangères, Yigal Palmor. "Avant tout, il s'agit d'appliquer les résolutions de l'ONU et les décisions du G8" sur la fin des hostilités, a-t-il souligné à Jérusalem.
Le secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, venu lundi en clôture du sommet de Saint-Pétersbourg, a parlé d'une "force de stabilisation". Il a ajouté qu'il aurait besoin d'un peu de temps pour s'assurer d'avoir "des soldats bien entraînés, bien équipés, pour y aller très rapidement". "La seule manière de voir une fin de la violence est d'avoir une force internationale déployée dans la zone", a renchéri le Premier ministre britannique Tony Blair.
Le fait que le G8 compte quatre membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne et France) devrait aider à concrétiser l'essai. Kofi Annan les a en tout cas invités à oeuvrer avec les Nations Unies en vue d'un "résultat tourné vers des actions, pas des exhortations".
Au-delà de ce projet de force internationale, conditionné à un arrêt des bombardements sur le terrain, la capacité d'action des grandes puissances semble limitée tant leurs divergences de fond sont patentes. Le communiqué du G8 est le reflet des tiraillements au sein du forum, entre des pays qui comme les Etats-Unis et le Canada sont fermement rangés aux côtés de Jérusalem, et d'autres plus critiques comme la Russie et la France très préoccupés du sort du Liban sous les bombes.
Prisonniers de leurs divergences, les Huit n'appellent pas directement à un cessez-le-feu, mais seulement à en créer les conditions. Ils évitent aussi de pointer explicitement du doigt la Syrie et l'Iran, que Washington accuse sans relâche de soutenir la milice libanaise du Hezbollah mais que Moscou souhaite épargner.
"C'est une décision de compromis et par conséquent sans impact pratique", estime Alexeï Arbatov, analyste de la Fondation Carnegie en Russie, en parlant d'un "plus petit dénominateur commun" des positions des différents pays du G8 sur la crise au Proche-Orient. "La seule chose de commune entre eux" est que "tous sont pour la paix et la retenue" dans les combats, dit-il, regrettant que le G8 ne soit pas allé jusqu'à exiger du Hezbollah et des pays qui le soutiennent "d'arrêter les tirs immédiatement sous peine de sanctions".
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt