Le dirigeant du Hezbollah défie l'Amérique et Israël

Publié le par Adriana Evangelizt

Nous sommes désolés mais il manque la fin de l'article... dommage car il est intéressant..

 

Le dirigeant du Hezbollah défie l'Amérique et Israël

L'homme qui incarne la résistance

par Hamid Tahri

 

 La politique est l’ensemble des procédés par lesquels des hommes sans prévoyance mènent des hommes sans mémoire. » Jean Mistler

Les Américains et les Israéliens l’exècrent et ne peuvent pas le blairer. Ils le tiennent pour responsable de la tragédie qui se déroule actuellement, à ciel ouvert, au Proche-Orient.

Les Américains et les Israéliens l’exècrent et ne peuvent pas le blairer. Ils le tiennent pour responsable de la tragédie qui se déroule actuellement, à ciel ouvert, au Proche-Orient. Ennemi public numéro un de Tel Aviv et de Washington, Nasrallah, 46 ans, le leader du Hezbollah libanais, compte parmi les « terroristes » les plus dangereux que l’administration US a cochés sur une longue liste d’individus à neutraliser. Terroriste, Nasrallah ? Avec son aura qui a dépassé les frontières libanaises, les masses arabes en ont fait un héros. Le dernier des Mohicans qui a osé défier et résister à l’armada ultrasophistiquée de l’Etat hébreu. Nasrallah ironise à satiété sur le terme terroriste qui a connu des significations bizarroïdes, depuis les attentats du 11 septembre 2001. Il est vrai qu’on a du mal à comprendre le sens de ce vocable dans le lexique occidental. Car on se perd vraiment en conjectures. A qui accoler ce qualificatif ? A Zidane qui a défendu son honneur et celui des siens, dont le coup de tête est devenu une affaire planétaire, ou à ce sénateur fasciste italien qui avait traité l’équipe de France d’un « ramassis de terroristes, d’islamistes et de communistes… » et dont les propos ont été étrangement ignorés ! « Moi, terroriste ? », s’est exclamé le cheikh Nasrallah, allons donc ! « Les Israéliens qui pratiquent un terrorisme d’Etat seraient-ils des enfants de chœur ? Si celui qui défend sa patrie, sa dignité, sa culture et sa religion est un terroriste, alors je le suis », a-t-il martelé lors d’un récent entretien. D’ailleurs, la rue arabe ne semble pas le démentir. La résistance contre l’agression israélienne et le rôle moteur du Hezbollah ont été plébiscités lors d’un sondage d’opinion réalisé par la chaîne qatarie Al Jazeera. 91,6% des personnes sondées estiment que le mouvement de Nasrallah fait de la résistance légitime. C’est dire que l’opinion arabe, dont une bonne partie était circonspecte jusque-là, a basculé en faveur de la résistance. Seulement 8% des personnes sondées voient en cette confrontation, « une aventure » de la part du Hezbollah. Terme officiellement utilisé par l’Arabie Saoudite et l’Egypte pour marquer leur désapprobation et que le cheikh n’avait pas hésité à considérer comme « la malédiction du monde arabe, pour leur alignement servile sur les positions de leur maître américain ».

Fascination pour la mort

Seul sur le terrain, parvenant même à ravir la vedette aux gouvernants officiels de son propre pays, Nasrallah, qui a le vent en poupe, entend en profiter. Une aubaine pour ce chiite de 46 ans, dont le comportement n’a pas changé d’un iota, campant invariablement sur ses convictions. Lorsque son fils Hadi fut tué en martyr à l’âge de 18 ans lors d’une opération de résistance contre l’armée israélienne au Liban-Sud (1997), le chef charismatique du Hezbollah (Parti de Dieu) insista pour qu’on lui présente des félicitations et non des condoléances… Pour un sunnite, l’attitude du cheikh vis-à-vis du suicide est pour le moins troublante. Bien plus, pour l’immense majorité des gens, une personne se faisant exploser pour en tuer d’autres n’inspire qu’horreur et indignation. « On serait facilement tenté de qualifier les kamikazes de fous et on a le plus grand mal à comprendre ce qui peut motiver leur geste et leur fascination pour la mort. Foi religieuse, endoctrinement, désir de vengeance ou désespoir profond ? Les mécanismes sont complexes », notait Nagham Awada, journaliste libanaise. L’exemple de son fils démontre à quel point le chiite qu’il est tient à ses idées, cultivant le mythe du martyr. Mais pour bien comprendre, il faut se référer à l’histoire. L’idéologie chiite du martyr est fondée sur le personnage central de Hussein, petit-fils du prophète Mohammad. Les chiites pensent que celui-ci aurait dû succéder au Prophète, après la mort de son père Ali. Une querelle a éclaté entre les descendants du Prophète et la dynastie des Omeyyades, que les chiites accusent d’avoir usurpé le califat. Au VIIe siècle, ce conflit a dégénéré et finalement provoqué un schisme de l’Islam semblable à celui qui a divisé les catholiques et les protestants. Une bataille a eu lieu à Kerbala, sur les rives de l’Euphrate, en Irak. Hussein et ses 72 partisans ont affronté une puissante armée mobilisée par les Omeyyades. Yazid, le chef des Omeyyades, voulait forcer Hussein à lui prêter serment d’allégeance et à se soumettre à son autorité en qualité de calife de l’Islam. Hussein a refusé. Il a été tué sur le champ de bataille et décapité. Sa tête, montée sur un pic, a été exhibée à travers les villes et les villages, pour être finalement déposée aux pieds de Yazid.

La victoire des « détenus »

« La tragédie de Kerbala symbolise la tragédie humaine. Elle a été incarnée par une personne qui a vécu au nom du peuple entier, et de l’Islam, et qui a combattu la corruption de la société. Voilà pourquoi les chiites la célèbrent, pour stimuler le côté humain de l’individu », rapporte l’Ayatollah Al Ouzma, Sayyed Mohammad Hussein Fadlallah, guide spirituel chiite. Le chiisme en général et le Hezbollah en particulier ont recours au martyr de Hussein pour symboliser la lutte contre tous les tyrans contemporains. Mais si le martyr de Hussein est considéré comme une mort idéale, le Coran interdit formellement le suicide...

Sources : El Watan

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans HEZBOLLAH

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