Israël refuse le droit au retour

Publié le par Adriana Evangelizt

Quand on voit le comportement des membres de divers partis en Palestine, dont le Fatah, on peut se poser de nombreuses questions et notamment celle-ci : Ces gens-là se sont-ils jamais battus pour le Droit du Peuple Palestinien ? Nous pensons franchement que non. Nous pensons qu'ils ont généreusement pioché dans la caisse, que ce sont tous ou presque des corrompus et que leur moralité est mesurable à leur degré de servilité envers l'Etat d'Israël et son sionisme colonisateur. Quand on voit leur réaction vis-à-vis du Hamas et leur manque de coopération, on a deviné le reste. Primo, l'intégrité d'Ismaïl Haniyeh et des membres du Hamas, gêne considérablement les ambitions de ceux qui trônaient en maîtres jusqu'à présent. Il est évident qu'avec le nouveau gouvernement, la pioche dans la caisse va être terminée. Déjà, le Hamas dénonce la corruption du Fatah et leur a demandé la liste de leurs biens. Alors vous pensez bien qu'ils sont dans leurs petits souliers. Secundo, le Hamas exige trois choses à Israël, le retrait des territoires occupés, le retour des réfugiés et que les frontières de l'Etat palestinien soient fixées. Une fois pour toutes. Or les dirigeants sionistes ne sont pas près du tout à consentir à ces revendications. Cela ne fait pas partie de leur projet. Avec le Fatah, ils leur étaient faciles d'attermoyer, de promettre sans jamais rien donner et de poursuivre leur politique qui est la même depuis la création de l'Etat hébreu. Avec le Hamas, la donne change. Ce dernier revendique ce qui est dû au Peuple palestinien. Israël sait très bien qu'il n'y aura pas de marchandage. Il est à noter aussi que les dirigeants du Hamas donnent de nombreux interviews et qu'ils clament haut et fort des vérités que nombre de personnes n'aiment pas trop entendre. Ils font notamment ressortir les torts israéliens. Une grande partie de l'opinion se faisait une idée fausse du Hamas, à savoir que c'était une organisation "terroriste". Le bon mot pour cacher son propre terrorisme d'état. Du coup, le monde entier commence à ouvrir les yeux et à poser un autre regard sur le Hamas. Ses revendications paraissent légitimes et il s'inscrit bien dans l'esprit des gens que le mouvement fait de la Résistance avant tout.

La "Paix" de l'occupant

"Israël refuse le droit au retour des réfugiés palestiniens"
( Tzipi Livni, dimanche 19 mars 2006 )
Le Hamas doit présenter dimanche 19 mars son gouvernement, probablement sans partenaire, au Président Mahmoud Abbas qui devrait lui donner son aval sous peine d'une paralysie des institutions politiques. Abbas devait prendre connaissance de la composition de ce cabinet et de son programme lors d'une rencontre en soirée avec le Premier ministre désigné Ismaïl Haniyeh.
"Je vais inviter aujourd'hui M. Haniyeh à présenter le gouvernement sur lequel il a travaillé", a affirmé Abbas lors d'une conférence de presse à Rafah (sud de la bande de Gaza).
Interrogé pour savoir s'il allait accepter le cabinet, il a répondu: "Je ne sais pas qui sera dans le gouvernement et quel sera son programme. Jusqu'à ce que j'entende M. Haniyeh, je n'ai rien de plus à dire".
Il a par ailleurs ajouté que le refus de la plupart des partis, dont le sien, le Fatah, de se joindre au Hamas ne préjugeait pas de sa décision. "Les partis qui ont refusé de participer ont fait leur propre choix. Cela ne reflète pas mes positions", a-t-il insisté.
Seul le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) a laissé planer le doute sur son éventuelle participation au cabinet qui serait, selon Haniyeh, "formé avec des technocrates et des indépendants".
Les postes clés reviendront ainsi à des membres du Hamas. Le ministère des Finances devrait revenir à Omar Abdel Razeq, un professeur d'économie de l'université de Naplouse qui vient tout juste d'être libéré d'une détention administrative de plus de trois mois.
Le nom de Mahmoud Zahar est cité pour les Affaires étrangères et celui de Saïd Siam, un membre du bureau politique, mentionné pour le portefeuille de l'Intérieur.
Abbas est apparemment acculé à entériner ce cabinet, sous peine de provoquer le blocage total des institutions politiques. Il possède toutefois une petite marge de manoeuvre, la date butoir pour former le cabinet étant le 28 mars 2006.
"Abbas pourrait dire à Haniyeh d'attendre jusqu'au 28 mars", jour des élections législatives israéliennes, a affirmé à l'AFP un haut responsable du Fatah sous le couvert de l'anonymat.
Selon son porte-parole, Nabil Abou Roudeina, Abbas devrait accepter le gouvernement mais exiger du Hamas qu'il respecte la charte de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), stipulant une solution négociée du conflit israélo-palestinien.
La ministre des Affaires étrangères des autorités d'occupation, Tzipi Livni, a écarté tout contact avec un cabinet Hamas. "Israël veut la création d'un Etat palestinien, mais n'acceptera pas qu'il s'agisse d'un Etat terroriste le menaçant, et nous refusons aussi le droit au retour des réfugiés palestiniens", a-t-elle affirmé à la radio.
"Le Hamas est loin d'avoir accepté les principes exigés par la communauté internationale", à savoir l'abandon de la violence, la reconnaissance d'Israël et des accords signés avec les Palestiniens, a-t-elle ajouté.
"Abou Mazen a pour mission d'empêcher que l'Autorité palestinienne ne devienne terroriste en refusant le programme gouvernemental du Hamas", a de son côté renchéri le général de réserve Amos Gilad, conseiller politique au ministère de la Défense des autorités d'occupation.
Sources : ALOUFOK
Posté par Adriana Evangelizt
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Publié dans HAMAS

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