La pauvreté sévit en Israël
Alors pendant que Netanyahou fait planer la peur en stigmatisant le Hamas pour essayer de gagner les élections, il y a de plus en plus de misère en Israël et on peut bien dire que c'est en grande partie à lui qu'on le doit. Maintenant pour faire mieux passer la pillule, il copie sur Bush, il en appelle à la "compassion". Là, tout d'un coup, il pense aux plus démunis dont il s'est toujours foutu comme de l'an 40. Il préférait donner l'argent aux colons venus de Russie ou d'ailleurs lorsqu'il était Ministre des finances plutôt que de s'occuper des pauvres. Les pauvres, en ce temps-là, il ne les voyait pas. Il peut toujours se démener et raconter ses sornettes auxquelles plus personne ne croit, il perdra les élections. Mais nous ne nous faisons pas de soucis, il n'ira pas rejoindre les longues files d'attente à la soupe populaire avec tous les coups maffieux dont il s'est rendu coupable, il doit avoir le compte en banque bien garni.
Pour mieux comprendre le dangereux Bibi, Lire L'axe des fanatiques : Netanyahou et Ahmadinejad
Stratégie politique israélienne au Moyen-Orient
Seize familles israéliennes se partagent 20 % de la richesse nationale
A moins d’une semaine des élections législatives, les travaillistes se voient comme le partenaire principal de la coalition gouvernementale qu’Ehud Olmert formera après la victoire attendue de Kadima.
Les files d’attente devant les soupes populaires sont devenues banales, en Israël, où un habitant sur cinq vit sous le seuil de la pauvreté, avec environ 400 dollars mensuels. Pas moins de 8 % des foyers sont en situation d’urgence pour leur alimentation de base. Dans le même temps, les revenus des plus favorisés sont douze fois plus élevés que ceux des plus mal lotis, et le salaire mensuel minimum garanti est de 767 dollars seulement. Un écart sans équivalent dans le monde occidental, hormis aux Etats-Unis. Et cela, alors que seize familles se partagent 20 % de la richesse nationale.
C’est en partie le résultat de la sévère politique néolibérale de l’ex-ministre des Finances, Benjamin Netanyahou, chef du parti Likoud (droite). Privatisations, suppressions ou réduction drastique des budgets sociaux ont rempli les caisses de l’Etat et ramené la croissance puisque le produit intérieur brut a atteint 5,2 % en 2005 et que les investissements étrangers ont atteint 9 milliards de dollars. Mais, les plus fragiles -nouveaux immigrants, familles monoparentales, juifs orthodoxes, personnes du 3e âge, minorité arabe- en ont payé le prix et l’injustice est devenue criante. A tel point que Benjamin Netanyahou appelle désormais à « la compassion ».
Amir Peretz, chef du parti travailliste, le dit sans ambages : « Pour Israël, ce sont les problèmes sociaux qui constituent une menace stratégique » et non les discours belliqueux de Téhéran ou du Hamas. Né au Maroc, il y a 54 ans, ex-maire de Sdérot, dans le désert du Néguev, cet ex-chef de la Centrale syndicale Histadrout a donné le ton à la campagne pour les élections législatives du 28 mars 2006. Il reconnaît volontiers qu’il ne brigue pas le poste de premier ministre. « Pas cette fois-ci », dit-il. Son ambition, c’est d’être le partenaire principal de la coalition gouvernementale qu’Ehud Olmert formera après l’inéluctable victoire aux urnes de son parti centriste Kadima. Tous deux sont prêts à d’importantes concessions territoriales pour relancer le processus de paix, ou à des initiatives unilatérales, et tous deux veulent davantage de justice sociale. Amir Peretz, qui s’est entouré d’experts, se présente notamment comme « un idéologue ». Il a fixé les conditions de son ralliement : le salaire minimum élevé à 1000 dollars, une loi fixant le statut des sociétés d’intérim, la retraite pour chacun, la réforme de l’enseignement, la révision à la hausse du panier des médicaments remboursés. Cet ancien de la Banque mondiale préconise pour modèle les pays scandinaves où les salaires décents n’empêchent pas la compétitivité. Selon lui, pour relever le défi de l’avenir, les budgets voraces de la Défense doivent être réduits au profit de la recherche. Objectif prioritaire alors qu’Israël fêtera, en mai 2006, son 58e anniversaire : transformer le Néguev et la Galilée en pôles de développement.
Sources : INTERÊT GENERAL
Posté par Adriana Evangelizt