Le Hamas de plus en plus isolé
Le battage bat son plein pour que le Hamas soit complètement isolé. Evidemment l'impulsion vient toujours des tireurs de ficelles sis à Washington. Et George W. Bush ne fait que répéter ce qu'on lui souffle -à contre coeur bien souvent, il faut le signaler- et en bon chef manipulé exerce aussi la manipulation sur les autres chefs d'Etat. Grosso modo, cela donne "puisque je suis obligé, forcé et contraint d'obéir, vous obéirez aussi !" Pas plus compliqué que ça. Déjà le Canada et les Pays Bas -qui pour le coup sont vraiment bas- se sont mis à quatre pattes comme des moutons bien serviles. Une forte pression est bien sûr aussi exercée sur l'Union Européenne qui va être obligée d'en passer par là ou par la porte. Tout se passe à coup de chantage, de pressions, de couteaux mis sous la gorge pour faire avaliser une projet abject. Et le pauvre Shimon Péres qui n'est qu'un pion de plus déplacé par les manipulateurs sur l'échiquier politique sioniste va essayer de rallier le Pape Ratzinger à ce boycottage. Si on savait ce qu'en pense Sa Sainteté, on serait vraiment surpris. Vu déjà qu'il est contre l'annexion de Jérusalem et de quelques autres villes nazaréénnes, haut lieu du christianisme. Mais comme il est lui aussi sollicité, harcelé, trituré, tripatouillé dans tous les sens, il va vouloir faire bonne figure. Surtout que soutenir le Hamas c'est soutenir le terrorisme et donc être un terroriste. Voyez un peu le tour de passe-passe. Croyez bien qu'au fond de lui, Benoit XVI en a gros sur la patate. Il faudrait pas qu'elle flanche -la patate- car le nouveau Roi du Vatican pourrait fort bien être une taupe qui dévoilera son jeu le moment venu. Et sa religion aussi. Qui elle ne sera ni chrétienne, ni judaïque. Relisez l'Apocalypse, ils en parlent.
Isolé et boycotté, le Hamas doit faire face au chaos sécuritaire
Le gouvernement du Hamas, boycotté par plusieurs pays occidentaux pourvoyeurs de fonds, doit affronter sa première crise interne après l'explosion de violences inter-palestiniennes vendredi, que le Premier ministre Ismaïl Haniyeh a promis de contrôler.
M. Haniyeh a qualifié samedi la situation de "dangereuse" et affirmé qu'il entendait ramener le calme. Le gouvernement va mettre fin à "cette situation dangereuse en appliquant la loi et l'ordre" et en "retirant les civils armés de la rue", a-t-il dit.
Pendant des années, les groupes armés palestiniens utilisaient leurs armes contre l'occupant israélien et pour M. Haniyeh, il faudra "un certain temps pour changer la mentalité" afin que ces armes, présentes en masse dans les territoires, soient "consacrées à la protection, la discipline et la loi".
Le Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement), largement dominé par le Hamas, a appelé au "calme" et imputé à Israël la responsabilité d'un attentat commis vendredi contre un des principaux chefs des Comités de la résistance populaire, Abou Youssef al-Gouga.
Cet activiste a été tué dans l'explosion d'une voiture piégée dans l'ouest de la ville de Gaza. L'Etat hébreu a démenti toute implication.
Trois personnes ont été tuées et 36 blessées à Gaza dans de violents affrontements, opposant des membres du Fatah du leader palestinien Mahmoud Abbas à des activistes des Comités de la résistance populaire, qui ont éclaté après la mort de l'activiste.
Les Comités ont mis en cause Israël mais aussi des membres de la sécurité palestinienne, dominée par le Fatah, d'être à l'origine de la mort d'Abou Youssef al-Gouga.
A Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, plusieurs dizaines d'hommes armés du Fatah ont brièvement manifesté samedi pour condamner les accusations des Comités, selon des témoins.
Le gouvernement, qui s'est réuni en urgence vendredi soir, a tenté d'apaiser les esprits en demandant aux membres des groupes armés de ne pas lancer "des accusations gratuites".
Mais hormis l'annonce de la création d'une commission d'enquête sur la mort de Gouga, qualifiée par le ministre de l'Information Youssef Rizqa de "douteuse", le gouvernement n'a pas encore pris de mesures concrètes.
"Nous sommes entrés en contact avec les parties concernées sur le terrain pour mettre fin à la crise", a affirmé le porte-parole du ministère de l'Intérieur Khaled Abou Hilal.
Un membre du Fatah, Samir Machharaoui, a toutefois mis des conditions.
"Quand nous aurons le sentiment que le gouvernement commence à oeuvrer pour l'ensemble du peuple palestinien, et pas seulement pour une seule faction (...), alors nous coopérerons pour mettre fin à la présence des armes dans la rue", a-t-il affirmé. Il a également rejeté les accusations sur l'implication de son parti dans la mort de Gouga.
Cette explosion de violence dans les territoires palestiniens intervient alors que plusieurs pays occidentaux ont annoncé le boycott du gouvernement, mis en place mercredi, et l'arrêt du versement d'aides directes.
Les Etats-Unis, qui considèrent le Hamas comme une organisation terroriste, ont annoncé que les diplomates américains n'auront "aucun contact (...) avec des officiels palestiniens placés sous l'autorité du Premier ministre ou de n'importe quel autre ministre du gouvernement dirigé par le Hamas".
Le Canada et les Pays-Bas se sont ralliés à cette position alors que le Quartette a menacé d'un arrêt des aides directes au cabinet.
L'ancien Premier ministre israélien Shimon Peres devrait rencontrer jeudi au Vatican le pape Benoît XVI pour tenter de le rallier au boycottage du cabinet Hamas.
Par ailleurs, l'armée israélienne a continué de bombarder le nord de la bande de Gaza à la suite de tirs de roquettes à partir de ce secteur contre son territoire. "Si les tirs de roquettes se poursuivent, la riposte militaire sera de plus en plus dure", a averti Israël dans des tracts largués sur cette zone.
Sources : AFP
Posté par Adriana Evangelizt