"Nous continuons à croire que la résistance est légitime"

Publié le par Adriana Evangelizt

Liban. Rafiq Chelala, porte-parole de la présidence libanaise, affirme qu’Israël lance une guerre d’extermination contre le Liban.

 

« Nous continuons à croire que 

la résistance est un droit légitime »

Propos recueillis par Samar Al-Gamal

Al-Ahram Hebdo : Les ministres arabes ont été incapables d’arrêter un plan pour stopper l’agression israélienne, le Conseil de sécurité n’a rien fait non plus. Sur qui le Liban peut-il désormais compter ?

Rafiq Chelala : Nous comptons toujours sur nos frères arabes et sur les pays amis, voire sur toute la communauté internationale. C’est de leur responsabilité à tous au moment où le Liban fait face à une véritable guerre d’extermination, une destruction massive de toute l’infrastructure : les ponts, les bâtiments, les bases militaires, tout s’est écroulé. Il y a eu au moins deux massacres israéliens dans le sud du pays. Israël avait annoncé que son but était de libérer les soldats capturés ... Est-ce que ceci arrivera par la destruction du Liban et de ses institutions alors que le gouvernement a clairement expliqué qu’il n’était pas au courant de l’opération du Hezbollah ? Je crois que l’objectif d’Israël est tout autre.  

 

— C’est un des points reprochés aux autorités libanaises, qui laissent se produire des opérations dont elles ne savent rien ...

— Il y a une réalité sur le terrain connue par tous. La résistance continue à œuvrer dans le sud du pays. Mais la capture des deux soldats justifie-t-elle une telle agression ? Je crois qu’Israël a exploité l’affaire pour appliquer son propre agenda. Les Israéliens eux-mêmes ont déclaré qu’ils avaient un plan contre le Hezbollah depuis longtemps. Ils veulent se venger de l’humiliation subie pendant des années dans le sud et de leur recul devant la résistance.

 

— Mais même au Liban, on pointe le Hezbollah du doigt ...

— Au Liban, il y a une multitude de partis politiques et d’institutions et chacun a ses propres idées et sa propre vision des choses. Mais nous continuons à croire que la résistance est un droit légitime de tous les peuples occupés. Tant qu’Israël occupe encore des territoires dans le sud, la résistance continuera sa lutte.

 

— Lors du dialogue national libanais, il était convenu cependant de tenter de récupérer les fermes de Chebaa par les négociations, qu’en est-il ?

— Ce n’est pas vrai. Il y avait des idées qui ont été avancées lors du dialogue. Mais la question des fermes de Chebaa était toujours sur la table.

— Certains accusent l’Iran et la Syrie d’être derrière l’opération du Hezbollah ?

— Par le passé, le Liban servait de théâtre pour les guerres des autres. Maintenant y a-t-il des pays qui profitent de l’escalade actuelle ? Je ne le sais pas, mais je sais que le Liban fait aujourd’hui face à une guerre de destruction de grande envergure.

— Comment le pays pourrait-il sortir de cette crise ?

— Le gouvernement libanais a proposé une sorte de plan qui se résume en trois points. Un cessez-le-feu sous l’égide des Nations-Unies, un retrait des forces israéliennes qui assiègent le pays et l’extension du pouvoir de l’Etat sur tout le territoire libanais.

Sources : Al Ahram

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans ISRAEL LIBAN

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