Le Hezbollah défie encore Israël

Publié le par Adriana Evangelizt

Il y a quand même quelque chose d'assez sidérant, c'est le courage des combattants du Hezbollah. Les Français auraient pu prendre exemple lors de la dernière invasion de notre territoire par les troupes nazies. Il y avait bien sûr quelques résistants qui n'avaient pas peur de sacrifier leur vie pour déstabiliser l'ennemi. Ils faisaient sauter des ponts, installaient des mines sur les rails et certains s'en prenaient directement aux convois allemands où les protagonistes s'affrontaient souvent les armes à la main. Mais si vous comptiez le nombre de résistants, c'était un tout petit nombre par rapport à la population française. Les combattants du Hezbollah sont bien sûr sous-équipés en armement par rapport aux forces israéliennes mais quel courage, quelle ténacité, quelle volonté pour ces résistants qui sous une chaleur torride trimballent leur attirail sur le dos. Eh oui. Imaginez un peu le truc... alors que les drônes et les avions sillonnent le ciel pour essayer de trouver les résistants. Imaginez l'inventivité qu'il faut avoir pour se déplacer, ployant sous les charges sous un climat suffocant... quelle énergie il faut posséder aussi. Dans toutes les guerrillas, on retrouve bien sûr cette force que puisent au fond d'eux les guerrilleros. Par amour pour leur pays qu'ils veulent libérer de l'occupant. C'est une guerre bien sûr inégale mais l'intensité des combats n'en est que plus surprenante. Elle prouve qu'au nom de la Liberté, une foi investit les guerriers... une foi qui leur fait oublier jusqu'à leur vie et c'est cet oubli d'eux-mêmes qui les propulse face à l'ennemi avec vaillance et témérité.

 

Le Hezbollah défie encore Israël sur les soldats, raids aériens au Liban

Le chef du Hezbollah a persisté dans son refus de libérer les soldats israéliens et affirmé que sa capacité de combat est restée intacte, au 10e jour du conflit marqué vendredi par de nouveaux raids aériens au Liban et la poursuite des évacuations massives d'étrangers.

Malgré les efforts diplomatiques internationaux tous azimuts et les appels au cessez-le-feu pour arrêter ce conflit sanglant qui a dévasté le Liban et entraîné une grave crise humanitaire, rien ne laisse présager une accalmie immédiate tant les positions des protagonistes sont éloignées.

L'offensive de l'armée israélienne, qui bombarde par terre, air et mer des objectifs civils et militaires au Liban, a été lancée le 12 juillet après la capture par le Hezbollah de deux soldats en Israël et la mort de huit militaires à la frontière du Liban. Elle a fait jusqu'à présent 333 morts.

Le Hezbollah, une puissante formation chiite qui avait contribué à pousser l'armée israélienne hors du Liban sud en 2000 après 22 ans d'occupation, a tiré depuis le début des hostilités plus de mille roquettes sur le nord d'Israël, où 15 civils ont péri, outre 18 soldats incluant les huit morts le 12 juillet.

Les deux protagonistes s'affrontent également à la frontière internationale, où des soldats israéliens infiltrés en territoire libanais ont combattu le Hezbollah ces deux derniers jours, Israël espérant pouvoir éloigner à long terme les combattants islamistes de sa frontière.

"Le monde entier ne réussira pas à libérer les deux soldats (israéliens) prisonniers que par le biais de négociations indirectes, dans le cadre d'un échange" de prisonniers, a déclaré le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans un entretien à la chaîne du Qatar Al-Jazira réalisé jeudi.

Cheikh Nasrallah, qui a déclaré "une guerre ouverte" à Israël le 15 juillet, a affirmé que "la capacité de résistance de ses combattants reste intacte" et démenti que l'armée israélienne ait infligé des coups à sa direction.

"Nous disons à Israël que la guerre est à ses débuts", a-t-il dit, laissant entendre que le conflit n'était pas prêt de cesser.

Israël aussi reste intransigeant et exige la libération sans conditions des soldats et le désarmement du Hezbollah. Il a averti par la voix de son chef d'état-major Dan Haloutz que la campagne militaire "pourrait durer longtemps", alors que le ministre de la Défense Amir Peretz n'excluait pas une opération terrestre d'envergure au Liban "si nécessaire".

Face à ce conflit, le plus grave en un quart de siècle, le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a réclamé un "arrêt immédiat des hostilités" et proposé un plan de règlement incluant la libération des soldats israéliens, une conférence internationale et une force de stabilisation au Liban.

Tout en demandant au Conseil de sécurité d'"agir fermement", il a reconnu que la tâche ne serait pas facile. "Je serai franc avec le Conseil. Les conclusions de la mission (de médiation) sont qu'il y a des obstacles sérieux pour parvenir à un cessez-le-feu ou même à une diminution rapide de la violence", a-t-il dit après le retour d'une délégation de l'ONU de la région.

L'opposition des Etats-Unis, dont la chef de la diplomatie Condoleezza Rice est attendue dans la région la semaine prochaine, a empêché jusqu'à présent le Conseil de sécurité de demander un tel cessez-le-feu, réclamant en même temps un désarmement du Hezbollah, une organisation qu'ils jugent terroriste.

Moscou, le Caire, Ryad et le Vatican ont aussi demandé un cessez-le-feu immédiat, de même que le président et le Premier ministre libanais, Emile Lahoud et Fouad Siniora qui a accusé Israël de mener son pays "en enfer".

Avant l'aube, les chasseurs-bombardiers ont tiré des missiles sur des villages et infrastructures du Liban sud, et poursuivi leurs attaques le matin sur la région de Tyr, à 83 km au sud de Beyrouth où un civil a été blessé.

La journée de jeudi a été la moins violente depuis le début de l'offensive, les raids israéliens et navals ayant été rares et les roquettes sur le nord d'Israël par le Hezbollah réduites.

Cependant des accrochages intenses ont eu lieu tout au long de cette journée à la frontière entre des combattants du Hezbollah et des soldats israéliens infiltrés en territoire libanais. Quatre soldats israéliens ont péri dans les affrontements ainsi que deux combattants du Hezbollah et un autre du mouvement chiite Amal.

Un officier israélien a été tué jeudi soir dans la collision en territoire israélien de deux hélicoptères de combat qui venaient de décoller en vue de participer à des attaques au Liban sud.

Dans le cadre des efforts diplomatiques et humanitaires, le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, est attendu dans la journée au Liban, après qu'Israël eu donné son accord pour favoriser la création d'un "corridor humanitaire" entre le Liban et Chypre, demandé par Paris.

Plus d'un demi-million de Libanais ont été contraints de fuir les bombardements pour s'installer chez des parents, des amis, de même que dans les écoles publiques, des parkings et des jardins publics. Ils vivent dans des conditions difficiles.

L'Unicef a parlé de "situation extrême" et de nouveaux appels à l'aide humanitaire et des avertissements contre une "catastrophe" se sont succédés.

Cependant, même les offres de fournir de l'aide et des fonds se sont révélées inutiles. Les agences d'aide étant confrontées au problème de l'acheminement des convois humanitaires vers les régions sinistrées, les Israéliens ayant détruit les routes et prenant les camions pour cible.

Face au conflit sanglant et destructeur, des milliers d'étrangers et de Libanais ont quitté le pays, dans des opérations d'évacuations massives organisées par leurs gouvernements.

L'administration américaine a permis à environ 3.850 Américains de quitter le Liban depuis dimanche. Londres a déjà évacué 2.800 Britanniques.

Enfin, la tension persistait sur le front sud d'Israël. Dans la bande de Gaza, l'armée a poursuivi son offensive pour retrouver un soldat enlevé fin juin, dans laquelle quatre Palestiniens ont été tués portant le bilan de plus de quatre semaines d'opération militaire à plus de 100 morts.

Sources : AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Publié dans HEZBOLLAH

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