Israël n'est "qu'au début de la bataille" à Gaza

Publié le par Adriana Evangelizt



Israël n'est "qu'au début de la bataille" à Gaza


Après l'opération, il ne restera plus aucun bâtiment du Hamas debout à Gaza", a déclaré, lundi 29 décembre, le chef d'état-major adjoint israélien, le général
Dan Harel, dont les propos ont été rapportés par le site Ynet du quotidien Yédiot Aharonot. "Cette opération est différente des précédentes. Nous avons mis la barre très haut et nous allons dans cette direction. Nous ne sommes qu'au début de la bataille. Le plus dur est encore devant nous et à cela il faut se préparer", a ajouté l'officier supérieur.

Après une série de raids nocturnes pendant lesquels l'université islamique de Gaza a été bombardée et une mosquée détruite dans le nord de la bande de Gaza, l'armée de l'air israélienne a mené de nouvelles frappes lundi, détruisant notamment le bureau du premier ministre du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, selon des témoins. Deux hauts responsables du groupe radical Djihad islamique ont été tués, selon des sources médicales. Depuis samedi, les raids aériens ont fait au moins 330 morts et 1 450 blessés, selon un nouveau bilan de source médicale palestinienne. Citant des sources hospitalières, l'UNRWA, l'agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens, a estimé qu'au moins 57 morts étaient des civils, "dont 21 enfants et au moins sept femmes".


"Nous n'avons rien contre les habitants de Gaza mais nous sommes engagés dans une guerre sans merci contre le Hamas et ses alliés"
, a déclaré lundi le ministre de la défense israélien,
Ehoud Barak, à la Knesset. "Eux tirent sur des civils délibérément. (...) Nous ne voulons pas porter atteinte à des femmes, des enfants, des hommes, et nous n'empêchons pas une aide humanitaire", a-t-il dit. 

Après deux jours et deux nuits de bombardements, Israël a décrété, lundi matin, "zone militaire fermée" le secteur frontalier longeant la bande de Gaza. Un porte-parole de Tsahal a indiqué que les routes de cette zone tampon étaient interdites à la circulation des civils et des journalistes sauf autorisation spéciale de l'armée, et que seuls les habitants des localités israéliennes avaient le droit d'accès à cette zone. Ce genre de mesure prélude en général au déclenchement d'opérations terrestres. L'Etat juif a déployé dimanche des blindés le long de la frontière avec le territoire côtier et a rappelé quelque 6 500 réservistes, bien que la ministre des affaires étrangères, Tzipi Livni, ait affirmé sur la chaîne américaine NBC que "l'objectif n'(était) pas de réoccuper Gaza".


150 ROQUETTES TIRÉES SUR ISRAËL EN DEUX JOURS


Lundi après-midi, l'Egypte a entrouvert le point de passage de Rafah, verrouillé la veille après des incidents frontaliers, pour permettre l'acheminement d'aide médicale vers la bande de Gaza et l'entrée de blessés palestiniens. Des camions égyptiens chargés de médicaments ont pu pénétrer dans la zone tampon du terminal de Rafah et une trentaine de blessés palestiniens étaient attendus en Egypte pour la première fois depuis le début des raids israéliens. L'Egypte a accusé dimanche le Hamas d'empêcher des centaines de Palestiniens blessés dans les bombardements de quitter la bande de Gaza, tandis que des ambulances vides les attendaient du côté égyptien de la frontière. De son côté, le Hamas accuse l'Egypte de
complicité avec Israël.

Quelque 150 roquettes ont été tirées sur le sud de l'Etat juif en deux jours, selon l'armée israélienne, dont deux se sont abattues près du port d'Ashdod, sans faire de victimes. Un porte-parole du Hamas, Faouzi Barhoum, a exhorté les groupes palestiniens à utiliser contre Israël "tous les moyens possibles, dont des attentats-suicides". Depuis le Liban, dernier pays où Israël avait lancé une offensive pendant l'été 2006, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a pour sa part demandé à ses combattants de se tenir prêts à une éventuelle attaque. Le dirigeant chiite a comparé les deux opérations et affirmé que les forces israéliennes étaient en état d'alerte depuis samedi le long de la frontière avec le Liban.

La Syrie a apporté une réponse diplomatique en interrompant les négociations de paix indirectes avec Israël, qui étaient en suspens depuis l'annonce de la démission de M. Olmert. Dans plusieurs pays arabes, des manifestants ont brûlé des drapeaux israéliens et américains et invité leurs dirigeants à répondre plus fermement à l'attaque contre la bande de Gaza. Dans le même temps, les dirigeants internationaux multipliaient les appels à la cessation des hostilités.


Le secrétaire général de l'ONU,
Ban Ki-moon, s'est entretenu avec Ehoud Olmert, le président palestinien, Mahmoud Abbas, et d'autres responsables régionaux, pour leur répéter l'appel à la fin des hostilités lancé le matin même par le Conseil de sécurité, disait un communiqué diffusé par son porte-parole. Selon ce même texte, Israël se serait engagé auprès du coordinateur des opérations humanitaires de l'ONU à Gaza à autoriser l'entrée de convois d'urgence. Dimanche, le Comité international de la Croix-Rouge soulignait dimanche que les hôpitaux de la bande de Gaza ne parvenaient pas à faire face à l'afflux de victimes et manquaient de matériel.

Sources
Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LE MARTYRE DE GAZA

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